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jeudi 20 juin 2013

John Money, créateur inquiétant de la théorie du genre.

Qui connaît John Money?
.......
Pas grand monde, je pense.

Pourtant, c'est lui le grand théoricien de la théorie du genre*. Pas Judith Butler, qu'on présente pourtant volontiers comme la géniale inventeuse.


Quand on gratouille, on comprend assez bien pourquoi: la dame, c'est une philosophe féministe et même si, à mon humble avis, elle est chauffée de la carafe, elle reste inoffensive.

Le monsieur l'est un peu moins.



Il est pourtant beaucoup plus trapu.
Infiniment respecté par encore pas mal de monde, même s'il est mort depuis 2006.

Alors, pourquoi le cache-t-on au fond d'un tiroir?

Lisez la suite.
J'ai tout vérifié par le menu.

C'est lui qui lança l'idée d'une identité sexuelle autre que biologique.
Pourquoi pas? Le gars est chercheur. Il cherche. C'est normal. D'ailleurs, c'est un type brillant. Un sommité dans le domaine de la psychoendocrinologie et la pédiatrie.
Les curieux trouveront le détail de ses recherches sur ce lien qui n'est pas en anglais.

Or il semble bien que ce monsieur Money, tout brillant chercheur qu'il était, ait basculé, à un moment donné, dans l'excès. Rendu dans les sommets, il a sans doute cru qu'il pouvait aller encore plus loin, encore plus haut...et il a dérapé.
En 1966, alors qu'il est au zénith de sa gloire de chercheur, il s'autorise une étrange expérience.
Il opère un petit garçon, Bruce Reimer, privé de pénis par une circoncision ratée, en petite fille: ablation des testicules, traitement hormonal et un nom féminin, Brenda. L'enfant a 21 mois.
Money considéra cette expérience comme un succès.
Bruce-Brenda pensa toute autre chose, puisqu'il se fit rebaptiser David à l'adolescence, qu'il tenta désespérément de récupérer son identité masculine et accusa Money de l'avoir chosifié.



Cette expérience eut des suites, car Bruce-Brenda-David avait un frère jumeau: Brian.
Celui-ci, devenu schizophrène par la suite, fit une overdose de médicament et mourut prématurément.
David se suicida deux ans après.

Malgré l'évident échec, l'éminent professeur Money s'entêta à présenter cette expérience comme un succès, et avec elle, sa théorie du genre. Il alla jusqu'à nier le désarroi puis la révolte de son jeune instrument, Bruce-Brenda-David et refusa toute sa vie de s'exprimer sur la question.

Pour finir, John Money avait des théories assez particulières sur la sexualité enfantine. Il considérait qu'une pédophilie "affectueuse", c'est-à-dire sans contrainte et mutuellement souhaitée, ne pouvait être considérée comme pathologique. Il est vrai que l'époque admettait toutes sortes d'explorations dans ce domaine, mais on peut tout de même s'étonner qu'un spécialiste en psychologie, professeur émérite de pédiatrie, se soit laissé aller à de tels égarements.

Peut-être son origine néo-zélandaise explique-t-elle sa vision des choses.
Car les relations sexuelles entre adultes et enfants y était admise jusqu'à 2005.

Ce triste portrait, me direz-vous, n'est que l'histoire d'une expérience ratée.
Certes. Mais à quel prix?
Pourquoi ne sommes-nous pas mis au courant?
Parce qu'il faut nous vendre mordicus cette théorie du genre, qui n'a rien de scientifique et qui a été crée par un savant fou, au mépris de vies humaines et de mensonges.. Jusqu'à envisager de l'imposer aux enfants des écoles.



* Un petit rappel de cette théorie en passant, je vous le fais à la hache. En vrai, il faut s'envoyer des centaines de pages écrites tout petit:
 La distinction homme-femme serait fabriquée culturellement et non pas guidée par la biologie. Par conséquent, chacun élaborerait son identité sexuelle en fonction de stimuli extérieurs. Cette manière de voir les choses ouvre de multiples possibilités comme, par exemple, s'auto-déterminer  homme, ou femme, ou ce qu'on veut, indépendamment de son sexe biologique.





samedi 8 juin 2013

Remise des prix de fin d'année: grandeur et décadence.

Hier matin, c'était la remise des prix.

Les classes de CM2 étaient invitées par fournées au centre culturel et là, l'adjointe chargée des écoles remettait aux enfants un livre qu'ils avaient préalablement choisi dans une liste. Une bonne partie du personnel dudit centre était également mobilisée pour piloter tout ce monde et animer.


Rien à voir avec les cérémonies d'antan, où les enfants habillés en dimanche assistaient à une cérémonie en grande pompe, accompagnés de leur famille. Le triomphe des plus méritants éclatait devant les notables réunis et les journaux rendaient compte de l'événement.


Ça, c'était au temps de l'école à l'ancienne, celle des tableaux d'honneur, de l'examen d'entrée en sixième, des classements et du triomphe de l'orthographe.
C'était aussi l'époque bénie où l'école française faisait des étincelles.



Cette remise des prix-là n'avait qu'un lointain rapport avec celle d'autrefois. Les parents n'étaient pas invités, tout le monde recevait un prix, cancre ou bon élève. C'était une affaire plus égalitariste. Admettons. Les temps ont changé. Les gosses étaient tout de même émus et contents.
De plus, on leur a donné un bouquin à lire, c'est toujours ça de pris sur l'empire des jeux vidéos.

Voilà longtemps que je n'avais pas eu l'honneur de les accompagner et je dois dire que ce qui nous a été servi, en fait de cérémonie de remise des prix, m'a laissée sans voix.
Même la garderie la plus cracra d'un club de vacances au rabais n'aurait pas osé.
Ce qui s'est passé hier matin témoigne, à mon sens, de la médiocrité abyssale dans laquelle est tombée l'école. Sinon, personne n'oserait envisager qualifier de "remise des prix" une bouffonnerie aussi consternante que celle où nous sommes allés nous fourvoyer hier.

De retour chez moi, j'étais complètement sur les nerfs. Car mes élèves, rendus fous furieux par leur cérémonie de remise des prix, n'avaient pas réussi à se calmer de toute la journée.
J'ai donc décidé d'écrire ma façon de penser à l'adjointe responsable des réjouissances et de faire savoir au monde ce qu'est, aujourd'hui, une remise des prix.



                                                            "Madame,


            La séance de remise des prix à laquelle j’ai assisté ce matin me semble mériter un compte-rendu. En effet, si le principe d’un tel événement est bienvenu, la façon dont il s’est déroulé m’est apparue totalement inappropriée.

            Voici pourquoi.

            La remise des prix en elle-même s’est déroulée de la meilleure façon possible : les enfants ont été reçus dans une ambiance intimiste, avec un discours bienveillant et sobre. Ils étaient à la fois contents et impressionnés ; pour certains, soudain conscients de franchir une étape importante de leur vie.
            Malheureusement, tout le bénéfice de ce moment, sommes toutes assez court, a été gâché par ce qui a suivi.

            Je ne vois pas quel était le bénéfice de les faire à nouveau attendre pour leur passer un court-métrage décalé par rapport à leur âge et, à mon avis, sans le moindre intérêt cinématographique. Admettons que cet avis soit subjectif et que mon manque d’expérience en la matière m’ait trahie.

            Le pire était cependant à venir.

            Nous avions du travail et j’espérais être libérée de ce qui commençait à ressembler à un piège. C’est alors qu’une personne  dont la fonction tenait du clown, du chauffeur de salle et de l’animateur de centre de loisir est venue occuper la salle, proposant aux enfants des jeux étranges. Elle a commencé par les exciter en jouant à les fixer en riboulant, à leur crier dans le dos pour leur faire peur et, quand la salle toute entière a été bien agitée, elle leur a hurlé dans le brouhaha les règles d’un jeu totalement hors de propos: se passer une peluche en musique. A l’arrêt de la musique, celui qui tenait la peluche à la main devait venir faire face à l’assemblée au comble de l’énervement. Les heureux élus, plus gênés qu’autre chose, avaient ensuite pour mission de venir à leur tour se planter devant leurs camarades pour tenter de les faire rire.
            Comme cela ne suffisait pas, un deuxième jeu a été proposé : un groupe d’enfants est venu se placer sur la scène, obéissant aux consignes de l’animatrice-clown. Devant leurs camarades, ils sautillaient rapidement de part et d’autre d’une corde, risquant une élimination en cas de mauvaise réaction.

            Ce genre d’activité, très sympathique en plein air, l’est moins pour une foule d’enfants confinés, assis sur des sièges, associés à une remise des prix qu’on imagine un peu solennelle. Leur état de surexcitation était tel, qu’une autre personne est intervenue pour demander le silence … impossible à rétablir.
            J’ai essayé de lui expliquer ce que je pensais de cette animation et cette dame m’a répondu qu’il « fallait bien les occuper ». Les occuper à quoi ? Puisque après ce spectacle déprimant, à 10h30 (nous étions convoqués pour 8h30), on nous a invités à rentrer dans notre école.
            D’ailleurs, quand bien même une attente aurait été nécessaire, les livres qu’on venait de leur offrir suffisait largement à les occuper puisque les enfants n’avaient qu’une envie : les lire.

            Ma collègue et moi-même, parties avec une classe d’élèves raisonnablement sereins, sommes revenues après plus d’une heure de temps perdu, escortées de petits fauves impossibles à calmer. Envolée la curiosité pour le beau cadeau ! Disparue cette belle sensation un peu douce-amère de changer de monde et de grandir ! Ils étaient comme fous et la fête a été définitivement gâchée.

            De plus, nous avons perdu une journée de précieux travail, car cette fébrilité pénible les a poursuivis toute la journée.

            Ne m’en veuillez pas d’être un peu directe. J’ai conscience des efforts consentis par la mairie pour accompagner les élèves dans ce passage. Cependant, je pense très sincèrement qu’organiser les choses de cette façon gâche tout.
            Il faudrait réfléchir à d’autres pistes.
            Pourquoi ne pas expliquer, après la remise des livres, comment se passe la rentrée au collège ? Pourquoi ne pas faire visionner un film qui montre comment se passe la journée d’un collégien ? Ou encore  filmer les locaux et l’équipe du collège du secteur, que les enfants ne découvriront qu’à la rentrée ?
            Ainsi, cette remise des prix prendrait du sens et contribuerait à les rassurer.


            Je vous remercie de l’attention que vous aurez accordée à mon courrier et je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments très respectueux."



           


                                                           




mercredi 9 janvier 2013

Tous fous

Ce n'est pas parce que j'ai du mal à tenir mon blog en ce moment que j'ai atteint la béatitude.
Loin s'en faut.
Je suis d'autant plus fâchée que je ne trouve plus le temps de déverser ma bile.

Regardez-moi ça.

Le gros Depardieu avait bien commencé. Royal, son pied de nez belge. Il aurait dû laisser Ayrault s'empêtrer dans ses élucubrations de goujat et c'était parfait.
Mais non. Il a fallu qu'il en rajoute une couche avec la Russie et maintenant, c'est lui qui a l'air d'un imbécile outrancier.
Là-dessus, la Bardot vient faire sa pécore et menace de se barrer en Russie pour protester contre le sort fait à deux éléphantes malades. Et le massacre des tigres de Sibérie, et le trafic de fourrures, elle ira les brandir sous le nez de Poutine?
On nage en pleine fête des fous. C'est la période, vous me direz.



D'accord, ce sont des artistes excessifs au charme bien français.
Très bien.

Mais pendant que le gratin politique que le monde nous envie hurle à l'évasion fiscale, notre autre gratin sportif est gratifié d'une Légion d'Honneur toute rutilante, quand bien même il réside en Suisse. Par goût du chocolat, sans doute.


Bizarrement, il est impossible de copier cette vidéo sur un blog.
Alors à défaut, voici le lien. Allez-y voir, vous ne serez pas déçus.



Pendant ce temps-là,  ça discorde vilainement entre notre ministre de l'Education Nationale et Najat Vallaud Belkacem: faut-il causer mariage pour tous aux enfants ou rester sur la réserve? Monsieur le ministre enjoint les établissements cathos de la boucler sur la question, quand Madame la ministre répand la bonne parole chez les autres. Alors quoi?

Question concertation, ligne gouvernementale et tout le bastringue, on repassera.
Ça couaquait au début et ça va crescendo.

Je n'ose même pas penser à la sauce où nagera l'école l'an prochain. J'aurais l'occasion de me répandre en lamentations à ce sujet bientôt. Pendant ce temps-là, notre bon président temporise et n'hésite pas à annoncer qu'il laissera les communes choisir ce qu'elles jugeront bel et bien de faire. Garder l'ancien système ou marcher à fond dans l'animation socio-culturelle bas de gamme qu'on nous propose.

Comment peut-on être assez lâche pour oser en arriver là?


Que tout ceci ne nous empêche pas de festoyer de galettes, force fouaces et autres réjouissances gustatives de saison.


Carmelo Zagari

Toutes ces extravagances ne sont qu'un vaste carnaval, après tout.















lundi 12 novembre 2012

Bientôt Noël: idée de cadeau

Les déjections canines jonchent votre trottoir? Vous empoisonnent la vie? Vous obligent à des contorsions insensées?

Voici l'alternative élégante.

Il suffit de demander au père Noël qui se fera un plaisir.


L'objet peut aussi tenir lieu d'arme de défense dans les transports en commun, quand une poussette indélicate vous projette violemment contre votre voisin irascible. Il permet de dégommer ensemble la poussette et le voisin, car le père Noël fournit un pied droit et un pied gauche.

C'est possible de boire du champagne dedans.


dimanche 1 juillet 2012

Fatwa sur la tomate!

Spéciale dernière!
☩ La tomate est chrétienne ☩.
INTERDITE AUX MUSULMANS!
Haram!
Mal!

Ça y est, vous vous dites que la pauvre Io a laissé des plumes dans sa précédente affaire de pirate maltais et qu'il est peut-être temps qu'elle se repose.
PAS DU TOUT!

La christianisme patent de la tomate a été révélé sur Facebook par un groupe salafistes égyptiens, la  Popular Egyptian Islamic Association, appelant par-là même les Musulmans à s'abstenir de cette saleté impure   de tomate.
Depuis que cette affaire a été révélée, les docteurs de la Foi ont fait machine arrière et leur page Facebook n'est plus accessible. C'est regrettable: j'aurais bien voulu m'instruire.

Je pense qu'en effet, il est important de guider les fidèles sur le droit chemin.

C'est pourquoi je m'en fais faire quelques suggestions de fatwa bien senties à la Popular Egyptian Islamic Association.
La pomme coupée: une horreur. On n'a pas idée d'exhiber ses pépins comme ça! Haram!



La fraise: presque pire. Impudique! Arrière Sheitan!



L'abricot, bon, je m'abstiendrai de commentaire, sinon on va me traiter d'obsédée. Les gens de la Popular Islamic Association seront assez perspicaces pour comprendre tout seuls.



Les kiwis et les oranges font encore pires que la tomate: ils nous infligent un soleil! On nage en plein paganisme! Lapidation! Ecrabouillage!




Les fruits de mers me coupent le souffle tant ce qu'il suggèrent est atroce. Double fatwa!


Je ne dirai rien contre la banane, parce que j'y vois...un magnifique croissant.
Pas vous?

Sur ce, je m'en vais me faire une salade de fruits blasphématoires.

Et pendant que j'y pense, avant d'aller me vautrer dans le péché, je ne saurai trop vous recommander cette saine lecture.



jeudi 17 mai 2012

Une fourmi pour le goûter?

Ma fille aînée a fait une trouvaille: un site qui vend des insectes à déguster.
Insectes comestibles
http://www.insectescomestibles.fr/


Sont proposés à la dégustation des punaises d'eau géantes,

                                                                     
                                                                 des vers à soie,


des grillons,

                                        diverses sortes de vermisseaux goûteux et protéïnés....


Je suis intriguée par ces bestioles. Quel goût peuvent bien avoir les scarabées rhinocéros ou les fourmis?
A propos de fourmis justement...
Ma fille a acheté des bonbons aux fourmis et une sucette habitée.













Mais je n'ai pas eu le temps d'y goûter. Elle a embarqué le tout pour faire un cadeau d'anniversaire à un copain curieux.

Je crois bien que je vais d'abord me laisser tenter par les sauterelles natures. Démarrage en douceur.
Ensuite, si l'envie d'exploration se précise, je penserai aux vers de palmier, bien charnus et qui ont, paraît-il, un goût de bacon.
Et pour finir, pourquoi pas essayer le café civet? 
Voilà le topo: La civette, un petit animal d'Asie, mange les grains de café. 




Elle les digère et les grains sont évacués par leur troufignon. Processus habituel.
C'est alors que l'homme intervient dans la splendeur de sa bizarrerie. Des gars courent la forêt d'altitude pour traquer les grains digérés dans les excréments de l'animal (dont les glandes odorantes situées sous la queue sont utilisées en parfumerie, rappelons-le. Le détail compte). 
Alors, le café est lavé, séché, torréfié...et le consommateur se pâme.

11,90€ les 10 grammes.
Le prix de la quête du Saint Graal du précieux caca de civette croqueuse de café.

Voilà qui pique ma curiosité.
Alléchant.

                                                                      Un petit café?






dimanche 11 mars 2012

Tout ça pour un petit noir

Je reviens du blog de Minijupe. Du coup, ça m'a inspirée.

Brusquement, j'ai eu envie d'un bon petit café. Mais comme il est exactement 22h24, je vais m'abstenir. Déjà que j'ai du sommeil à rattraper, pas le moment...

Alors à la place, je vais me shooter aux images qui filent du plomb dans l'aile au mythe. Qui veut sniffer?

Au début, un bête arbuste même pas capable de faire des fruits mûrs en même temps.



C'est d'ailleurs pour ça que neuf fois sur dix, la lavasse qu'on nous sert est imbuvable: c'est ramassé à la machine en vrac. Emballé c'est pesé. Encore une veine si le tas de baies n'est pas laissé à pourrir dans un coin. Voilà pourquoi on torréfie jusqu'au stade charbon ensuite.
Ça masque l'arrière-goût suspect.

Plus tard, les commerciaux entrent en action pour nous feuler du mystère, de l'arôme moelleux ou du corps racé. Pour un peu, on aurait envie de galipettes.
Z'ont parfois de l'humour...



Parfois moins...


Tout ça pour nous faire ingurgiter un breuvage douteux qui excite énerve.

Pour finir, heureusement qu'il y a des petits jeunes à qui on ne la fait pas. Merci Minijupe!


Et aussi des compositeurs visionnaires!


Bon, allez, c'était pour rire.
Juste pour me faire passer mon envie de café et vous en faire profiter.

jeudi 16 février 2012

Jeu des onze

Solveig m'a envoyé un jeu-chaîne.
Il faut dire 11 choses sur soi.
Il faut répondre à 11 questions (indiscrètes, héhé!)
Il faut formuler 11 autres questions qu'on envoie à 11 autres blogueurs.
Rigolo.
Mais quel boulot!

Alors:
11 choses sur moi:
1/ Je suis une gamine prolongée. Même pas honte!
2/ Copine des bébêtes. Toutes les bébêtes. Surtout mes chats.
3/ Une probable vie antérieure quelque part entre la Russie et la Turquie.
4/ Le plaisir d'une tasse de thé prise en rêvassant devant mon jardin, dans le chant des oiseaux.
5/ J'aime danser dans les fêtes traditionnelles et ailleurs.
6/ J'aime écouter toutes sortes de musiques. Un faible spécial pour la musique de la Renaissance, le klezmer, les chantes slaves, Vivaldi...olala! J'arrive pas à me limiter!
7/ Je déteste pas l'autodérision.
8/ Ma poignée d'amis m'est indispensable. Mais j'ai besoin d'être seule aussi de temps à autre.
9/ Je ne résiste pas à l'appel d'un bon plat, ni à celui d'un bon parfum.
10/ Marcher dans la ville ou dans la nature, le nez au vent, c'est le bonheur.
11/ J'aimerais apprendre à parler vraiment bien une langue étrangère. Les langues me fascinent.

Les questions de Solveig:
1-Une ville, un village, où vous êtes bien.
J'aime bien Ioannina, Epire (nord de la Grèce). Une ville nichée au bord d'un grand lac, le tout entouré de montagnes.
2 - Le paysage inoubliable pour vous.
La Maurienne en été ou les chutes d'eaux islandaises monumentales.
3 - Un événement, même minuscule, qui vous a marqué.
Le moment où j'ai pris conscience que mes parents vieillissaient.
4 - Une cicatrice, sur le corps ou au coeur, qui fait partie de vous. 
Pas facile ça... Je vais me réfugier dans la facilité: ma marque de naissance, dans le dos. La peau y est un peu boursouflée comme si j'avais été brûlée. Mon père avait la même. Mes filles ne l'ont pas.5 - Ce pour quoi vous pourriez "tuer" (éventuellement !)
Pour venger mes gosses si on les abîmait.   
6 - Un fait qui a décidé de votre vie. 
Ralala! C'est pas facile décidément. Ça se joue en ce moment, je crois. Je suis en plein divorce...7 - Aimeriez-vous être un homme (une femme) ?
Pour un temps limité, oui.  
8 - Si oui, pourquoi ?
Pour voir comment va le monde dans un autre sexe et aussi pour voir quelles émotions ressent un corps d'homme.    
9 - La parole à vous dire pour vous faire chavirer.
Euuuh....ce sont surtout les regards qui me font chavirer.
10 - Un prof qui vous a donné confiance en vous.
Mon prof de philo. Monsieur Drapron. Il était ouvert, amical, compétent et humain.
11 - Ce tag vous a-t-il profondément ennuyé ???.
Pas du tout! Mais certaines questions m'ont donné du fil à retordre :)

Mes 11 questions:
1/ Pourquoi t'es-tu lancé(e) dans l'aventure "blog"?
2/ Quel est ton souvenir d'avant tes 15 ans le plus marquant?
3/ Où aimerais-tu vivre?
4/ Si tu pouvais remonter dans le temps, quelle époque choisirais-tu?
5/ Par quoi commences-tu tes journées, le plus souvent?
6/ Qu'aimes-tu chez toi? (physique, caractère, autre)
7/ As-tu un regret? Si oui, lequel?
8/ Si une bonne fée se présentait à toi, quel souhait lui ferais-tu?
9/ Que fais-tu lorsque tu as besoin de te détendre?
10/ Quel est l'objet auquel tu tiens le plus?
11/ Une oeuvre (musicale, littéraire...) qui t'a marqué(e)?

Mes 11 blogs amis:
Les petits papiers de Nadezda - Le Blog d'une Copine Débile -  Un râleur de plus - Chat de Nuit - L'incroyable doit passer par l'écriture - Boutfil - Corto - El Camino - Le Bourdon Masqué - Le petit monde de Gildan. Monsieur Poireau
Bon courage les amis!
Et au plaisir de lire.



 - Vous devez publier les règles
2 - Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d'elle
3 - Répondre aux 11 questions puis créer 11 nouvelles questions pour les personnes taguées
4 - Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leurs blogs sur votre post.
5 - Rendez-vous sur leurs blogs afin de leur dire qu'ils ou elles ont été tagué(e)s
6 - Ne faites aucun tag sans les prévenir
7 - Vous devez obligatoirement taguer 11 personnes.

jeudi 12 janvier 2012

Chantage ignoble

Voilà à quelles extrémités sont poussés certains opérateurs de téléphonie mobile sans scrupules.


Et la faute à qui?
La faute à Free qui casse les prix! Saletés de low costs.

samedi 17 décembre 2011

Un instant de recueillement

Fait moche, fait froid, fait bouerk.


Je suis au regret de vous annoncer la disparition d'une figure.


Un instant de recueillement s'impose.




jeudi 8 décembre 2011

Sans foi ni loi

Il est de très mauvais goût de se moquer de son prochain. Si en plus, le prochain est un digne étranger qui parle notre langue avec un léger accent, c'est odieux. Pire: c'est raciste.

Donc, forcément, je me suis sentie très coupable de me marrer quand j'ai lu l'immonde imitation d'accent germanique dont Patrick Besson assaisonné à Eva Joly. En plus, il se moque des écolos.


Zalut la Vranze ! Auchourt'hui est un krand chour : fous m'afez élue brézidente te la République vranzaise. Envin un acde intellichent te ce beuble qui a vait dant de pêdises tans son hisdoire, sans barler éfitemment te doudes les vois où il a bollué l'admosphère montiale afec tes essais nugléaires, mais auzi les lokomodives à fapeur, les hauts vournaux, les incenties de vorêt, les parbekues kanzérichênes tans les chartins te panlieue, chen basse et tes meilleures, che feux tire tes bires, tes peilleures c'édait te l'humour, parze qu'il ne vaut bas groire que l'humour z'est rézerfé aux Vranzais te souche. Donc, à la zuite te l'accitent d'afion où a béri le candidat UMB, te l'accitent te foidure où a béri le candidat BS, te l'accident d'audocar où ont béri les zept candidats zentristes, de l'accitent d'ascenzeur où a béri la candidate du FN en fizidant une zidé tifficile tu nord te Baris et te l'attaque cartiaque qui a mis un derme aux chours du candidat Vront de cauche lors d'une réunion gandradictoire afec Kristine Poudin, che me redrouve zeule en dête du bremier dour puisque la zeule touchour fifante. Che sais, zertains esbrits gomme ce beuble déchénéré n'en mangue bas, hélas - les Scandinaces, c'est audre chose, c'est moi gui fous le tis - medront en afant le garactère imbrombtu te mon arrifée au boufoir, n'embêche que zelle-ci est gonblaitement légale et gonstitutionnelle, chai vérifié tans le gode cifil. Che n'héziderai bas à vous mèdre en examen et égrouer doute intifitu qui s'élèfera gontre la falitité du scrudin hisdorique te mai 2012. Gue cela zoit pien glair endre nous, Mestames et Messieurs les diskutailleurs xénophobes et bollueurs tont le bays ne feut plus, ainsi qu'il l'a mondré lors te cette élection.
Les bremières técisions que che prends ce chour sont les suifantes, che fous temante te bien m'écouder barce que chai horreur te me rébéder : tesdruction immétiate te doudes les dours te la Téfense et te la borde d'Italie avin de rédablir en fille une archidédure à focazion humaine, tes week-ends sans foitures avin que le beuble vranzais malate et intoxiqué redrouve une admosphère zaine et une acdivité phyzique tigne te ce nom, vermédure et dransvormation des zendrales nugléaires en lieux de gulte pour doutes les fictimes de malvormazions gonchénidales dues à la bollution de notre admosphère, l'Elysée zera dransvormé en zentre d'accueil pour zans-zabri et la brézidente, c'est- à-tire moi, ira locher dans une betite maison de pois t'un cambing bio te la vanlieue barisienne et ze rendra au pureau en félo ou, en cas d'urchenze, par exemble une guerre condre un bays bollueur ou un koup d'Edat hélas touchours brévisible d'une armée invéodée aux marchands d'armes nugléaires, en mobylède élecdrique. Envin che gréerai un minisdère du féchétarisme qui vait auchourt'hui dévaut et sans lequel un bays moterne ne zaurait bien ze nourrir.



Si on pousse le vice jusqu'à éclater d'un rire tonitruant au nez et à la barbe d'un malheureux handicapé, c'est monstrueux. Impie. 
C'est pourquoi je préviens tout de suite les personnes droites et sérieuses que je suis infréquentable. 
Plus c'est interdit, plus j'ai envie de me marrer.
C'est plus fort que moi.


Pour mémoire, cette émission présentait les problèmes de sexualité des handicapés. Ames sensibles passez votre chemin.

lundi 5 décembre 2011

Jusqu'où se niche le raffinement


Je viens de tomber en arrêt devant un engin fascinant.
Les toilettes japonaises.

                                                     Avouez qu'il y a de quoi s'interroger.

Prise d'une curiosité irrépressible, j'ai voulu comprendre comment ce système étonnant fonctionnait. Après tout, on ne sait jamais, un jour peut-être, j'irai au Japon et alors si mes connaissances en sont au stade actuel, je mourrai dans d'atroces souffrances.
Ce serait bêta.

En fait, le principe est simple.
Si l'engin se présente tel qu'un postérieur ait envie de s'y déposer, il convient d'assimiler l'art des télécommandes.


Les macarons sont assez explicites, mais autant être sûre:
- stop fertig. On est rincé de partout.
- Une petite giclette bien ajustée. Le dessin ne laisse planer aucune ambiguité.
- Une grosse giclette plus diffuse. Là, c'est moins clair.
- Bruit de chasse d'eau avec volume réglable, pour les dames délicates qui veulent couvrir pudiquement leurs bruits incongrus.
En dessous, on règle la pression de l'eau (pour les giclettes).  La température est réglable, bien entendu. Un séchoir à air complète agréablement la panoplie, histoire de ressortir du temple parfaitement net.

Certains modèles raffinés proposent une lunette chauffante et de la musique symphonique en plus de l'option "flushing sound".
J'avoue que l'expérience sur fond de Wagner doit être inoubliable.

Les fabricants japonais témoignent d'une imagination qui me laisse sans voix: les plus hardis poussent jusqu'à la ventilation anti-odeur, l'engin masseur, la clim, la lunette fluorescente....

Les plus fous poussent jusqu'au sommet du minimalisme. Et là, je sèche.

                                                                            ?

Magnifique et dangereuse bête.
J'imagine les tourments où des Européens égarés ont dû se trouver plongés face à ce mystère. Horrible expérience.

Ce schéma donne bien quelques clés, mais pas toutes.  Joli thème de méditation pour la soirée.



Le Japon me ravit décidément. Recueillement devant les sakura aériens. Froufrous discrets des kimonos sur les tatamis feutrés. Nuques blanchies des geishas. Découpages savants de fugus toxiques. Kotos et haïkus. Toilettes initiatiques...

Quant à moi, je me fais l'effet d'une grosse barbare épaisse, tout juste émergée de la Gaule chevelue, avec le cabanon au fond du jardin.

dimanche 20 novembre 2011

Délires alcooliques

En fouinant dans ma cave, j'ai trouvé un trésor.

Non non non! Pas de trésor mérovingien ni de squelette pantelant.
Vous n'y êtes pas du tout.

J'ai nommé, l'ouvrage du célèbre docteur Paul PERRIN: "L'ALCOOLISME"
Paul Perrin, une sommité.
Un oracle.
Professeur de Médecine Sociale et de Médecine du Travail à la Faculté de Médecine et de pharmacie de Nantes, Secrétaire général du Groupement Médical d'Etudes sur l'Alcoolisme.
Pas de la petite bière.




J'ai plongé la tête la première dans mon tonneau de frênette dans cet ouvrage indiscutable et voilà ce que j'y ai lu.

"L'alcoolique est donc avant tout un déséquilibré psychique."
Ça commence bien.

Ensuite, le bon docteur se sent lyrique et entre dans le détail. Il isole des types. Nous avons:
-" le sentimental". S'ensuit tout un développement alambiqué que je traduis librement: le coincé qui n'ose rien balbutier tant qu'il n'a pas un coup dans le nez.
- "Le boute-en-train, qui est un "primaire"". Traduction: un mec qui prend tous les piliers de bistrot pour ses copains, raconte des histoires en se tapant sur les cuisses et s'enfuit la queue entre les jambes dès qu'il y a un os.
Et ça continue comme ça dans un fourre-tout d'où fusent les mots savants: "retardés affectifs, pervers, épileptiques, dipsomanie, immaturité"....

Alors, le doc passe à l'attaque. Il brandit sous l'oeil hagard de son lecteur, en l'occurrence sa lectrice, toutes les calamités dont l'excès de boisson est responsable.

L'alcoolique est un criminel en puissance. Jugez plutôt:

"La déchéance économique, pauvreté, taudis, résultant de l'alcoolisme chronique, sont criminogènes dans la mesure où, incapable de gagner sa vie par des moyens honorables, l'alcoolique sera tenté de s'emparer du bien d'autrui par ruse ou violence. Il y sera d'autant plus exposé que sa déchéance l'aura mené à se réfugier dans un sous-prolétariat, milieu particulièrement capable de l'influencer dans ce sens."
Amateurs de bière, faites gaffe à pas finir Lumpenprolétarisés!

Donc l'alcoolo est un délinquant.
Ensuite, c'est un chauffard. Bon. Là d'accord, c'est vrai. Perrin ne dit pas non plus dire que des conneries.
Attendez que je lise la suite...ah oui!
"La descendance des alcooliques comporte une proportion considérable de sujets tarés". Outch! Ça ça fait mal. On touche aux enfants. L'avenir de la France. En plus, le professeur Heuyer "à qui nous devons les plus pénétrantes études sur ce sujet, a relevé l'alcoolisme des parents dans la moitié des cas de délinquance juvénile."
S'ils sont à la fois tarés et délinquants, c'est sûr, ça va mal. Il y a cumul.

Je vous fait grâce du détail. C'est un peu long.

Heureusement, alleluyah! Le cher Perrin propose des solutions.
Je vous ai trié les meilleures.

D'abord, il préconise des injections intra-veineuses d'alcool à doses dégressive. Un sevrage à la sauvage.
Voilà la recette: "on a employé une solution d'alcool à 36% dans le sérum glucosé, à laquelle Lecoq (encore un confrère expert) a proposé d'ajouter de l'extrait hépatique". Bien joué Lecoq!

Ensuite, la trouvaille des trouvailles, c'est celle du docteur Voegtlin. On sent que Perrin est un peu jaloux de ne pas avoir découvert cette idée de génie le premier.
Pour commencer, il est précisé que Voegtlin s'est inspiré de Pavlov. C'est tout de suite rassurant.
Il s'agit d'une cure de conditionnement et de dégoût.

En gros, on enferme le "malade" dans une pièce isolée, on lui donne un émétique aux composants variables selon l'inspiration péremptoire de tel ou tel "confrère" pour le faire vomir et on laisse de l'alcool à sa diposition. Il est précisé que la pièce est noire. Seule la zone de bouteilles est "violemment" éclairée.
Ambiance un peu gothique, voyez. On s'attend à voir surgir Marilyn Manson d'un fond de cave.
Le patient n'a le droit de ne consommer rien d'autre que de l'alcool, qu'il va évidemment vomir à longueur de journée.
S'ensuivent diverses "techniques" d'application de la méthode.
Celle de Desruelles-Fellion est particulièrement sympathique.

"Pendant ce temps, le malade ne reçoit aucune nourriture, aucune boisson non-alcoolisée; il ne fait pas sa toilette, ne se rase pas, ne change ni de linge, ni de drap. Le vin vomi est laissé sur place, la fenêtre, garnie de verre dépoli, n'est pas ouverte. Le malade ne reçoit aucune visite, hormis celle du médecin; on lui inerdit toute activité (...). Bien entendu il ne sort sous aucun prétexte, un seau hygiénique étant mis à sa disposition pour ses besoins naturels".

Pour couronner le tout, il est précisé que le malheureux qui subit ce supplice n'a pas le droit de dormir.
La "cure" dure de 48h à 7 jours.
Nos super docteurs affirment qu'il n'y a aucune contre indication.

Néanmoins, dans un recoin discret, j'ai pu lire que sur 3125 "malades", on déplorait 7 décès. Seulement...

Je vous vois ricaner.
Sûrs que ce bouquin de fou date de 1850.

Pas du tout.
1961.



vendredi 4 novembre 2011

Tout le monde il pue

 Allez comprendre pourquoi, ma pensée baguenaude vers les barbus babus.
Vous savez, ces personnages à la Mangeclou du feuilleton Signé Furax.









 le Grand Babu, Léon Klakmuf, le frère babu Maklouf. Tous plus loufoques et fanatiques religieux les uns que les autres,


 ils adorent le Goudgouz, ou boudin sacré.


 Partis (déjà) à la conquête du monde en chantant à pleine gorge barbue l'hymne  des babus, que j'ai l'honneur de vous présenter ici:


Paroles

Chaviro Rotantacha Chamipataro Rogriapatacha

Des figues, des bananes, des noix.
Des noix, des bananes, des figues.
Des figues, des bananes, des noix.
Des noix, des bananes, des figues.
Tout le monde y pue,
Il sent la charogne.
Y a que le Grand Babu
Qui sent l'eau de Cologne
Tout le monde y pue,
Il fait mal au coeur.
Y a que le Grand Babu
Qu'a la bonne odeur.
Chaviro chami
Rotantacha Tantacha
Chamipataro
Rogriapatacha.
Chaviro chami
Rotantacha Tantacha
Chamipataro
Rogriapatacha.



Ça date de quand  déjà, Signé Furax?
1951
...







Francis Blanche et Pierre Dac, les papas des babus.