Depuis deux ans, je suis la marraine d'une ruche. Pas de quoi se gausser, c'est très sérieux.
J'ai simplement adhéré à une association intitulée "Un toit pour les abeilles".
Le principe est simple: moyennant un don modique, l'apiculteur a la certitude de disposer du minimum de fonds pour entretenir ses ruches et, en cas de vaches maigres, de ne pas devoir mettre précipitamment la clé sous la porte.
En échange, l'heureuse marraine (moi) est informée régulièrement de ce qui se passe dans sa ruche et découvre le métier d'apiculteur. En prime, je reçois en fin d'automne un lot de pots de miel avec l'étiquette de mon choix: Miam miam, Hidalgo tête de veau ou ce que vous voulez. C'est sympa.
C'est par le truchement de "Un toit pour les abeilles" que je suis devenue incollable sur les bestioles du même nom, leur vie, leurs moeurs secrètes et leurs misères. Surtout leurs misères, hélas. Et sur le boulot des apiculteurs; ils passent leur temps à balader leurs ruches, à les vérifier, à récolter le miel, oui mais pas trop, à constater les hécatombes et à limiter la casse comme ils peuvent. Un sacerdoce.
C'est ainsi que j'ai été informée ce matin, par un mail, que les abeilles faisaient désormais partie des espèces en voie de disparition.
On peut compter sur la presse pour en parler....silence total là-dessus, alors que l'information est assez vitale tout de même.
J'ai bien conscience d'être en train de plomber l'ambiance en plein week end. Alors, pour remonter le moral à tout le monde, je mets à la disposition une vidéo souvenir:
Et une pelletée de pétitions à qui voudra s'engager pour la cause. Ne vous gênez pas, c'est à volonté, servez-vous.
http://www.sauvonslesabeilles.com/http://www.sauvonslesabeilles.com/
http://neonicotinoides.agirpourlenvironnement.org/http://neonicotinoides.agirpourlenvironnement.org/
http://www.fondation-nicolas-hulot.org/action/stop-au-massacre-des-abeilleshttp://www.fondation-nicolas-hulot.org/action/stop-au-massacre-des-abeilles
https://www.change.org/p/interdisez-les-pesticides-n%C3%A9onicotino%C3%AFdes-pour-sauver-les-abeilleshttps://www.change.org/p/interdisez-les-pesticides-n%C3%A9onicotino%C3%AFdes-pour-sauver-les-abeilles
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samedi 5 novembre 2016
mercredi 28 novembre 2012
Plomberie, canard fatigué et cours d'Assises
Nos existences sont tissées de fils contrastés. En général, le traintrain ronronne et la pendule fait tic tac. Et puis de temps en temps, tout s'emballe, le coucou sort de la pendule en braillant et le train se prend pour un avion.
C'est aléatoire comme un poème surréaliste.
Je ne sais pas s'il faut m'en réjouir, mais chez moi, le coucou est aphone depuis longtemps à force de s'égosiller et le train a perdu ses freins.
Il se passe toutes sortes de choses tout le temps. C'est devenu un mode de vie.
C'est aussi la raison pour laquelle je viens de sombrer dans une sieste de dimension mexicaine.
Voilà un échantillon.
La série a démarré en mode tuyauterie.
Ma chaudière a rendu l'âme il y a peu. Nous avons eu froid.
Mon évier de cuisine s'est bouché et le tuyau d'évacuation s'est cassé alors que le débouchage avait eu lieu avec succès (le siphon était tapissé de cheveux boueux). Me voilà donc en plein jonglage entre seaux et bassines.

Il y a deux jours, en sortant mes poubelles, je vois un canard en train de dormir sur le paillasson de la porte de mon sous-sol.
Un superbe col-vert qui a claqué du bec et s'est bouffi en me voyant approcher. Je n'avais pourtant que de bonnes intentions.
Je lui ai donc préparé une bassine d'eau propre au cas où il aurait eu envie de faire des ablutions et quelques miettes de pain. Là-dessus, je suis partie faire mes courses.
Au retour, il était toujours là, endormi, le bec dans les plumes.
J'ai voulu voir si tout allait bien et il a encore eu peur. Il s'est réfugié derrière mon vélo et j'ai décidé de le laisser tranquille.
La nuit est tombée et le lendemain, il était parti vivre son destin de canard.
Hier, j'ai reçu une lettre du tribunal de grande instance de Bobigny.
Je suis désignée pour faire partie d'un jury de cours d'Assises.
Voilà quelques temps, on m'avait avertie de ce que j'étais tirée au sort pour être éventuellement désignée. Ça y est. Je suis bonne pour aller voir de près ce qui se passe: deux viols et un assassinat en magasin.
A côté de ça, je tente de louer l'entresol de ma maison, pourtant impeccablement refait en joli petit deux-pièces sur jardin: rien. Choux-blanc complet et je ne comprends pas pourquoi. A croire qu'il n'est pas destiné à ça, sous peine de je ne sais encore quelles péripéties. J'en ai pourtant bien besoin pour payer le chauffagiste, le plombier et je ne sais quoi encore: le couvreur peut-être?
Parce que la canard ne m'a pas donné un radis pour l'hôtel et je ne crois pas que ma présence en cours d'Assises me permette de m'offrir des vacances aux Seychelles.
C'est aléatoire comme un poème surréaliste.
Je ne sais pas s'il faut m'en réjouir, mais chez moi, le coucou est aphone depuis longtemps à force de s'égosiller et le train a perdu ses freins.
Il se passe toutes sortes de choses tout le temps. C'est devenu un mode de vie.
C'est aussi la raison pour laquelle je viens de sombrer dans une sieste de dimension mexicaine.
Voilà un échantillon.
La série a démarré en mode tuyauterie.
Ma chaudière a rendu l'âme il y a peu. Nous avons eu froid.
Mon évier de cuisine s'est bouché et le tuyau d'évacuation s'est cassé alors que le débouchage avait eu lieu avec succès (le siphon était tapissé de cheveux boueux). Me voilà donc en plein jonglage entre seaux et bassines.
Il y a deux jours, en sortant mes poubelles, je vois un canard en train de dormir sur le paillasson de la porte de mon sous-sol.
Un superbe col-vert qui a claqué du bec et s'est bouffi en me voyant approcher. Je n'avais pourtant que de bonnes intentions.
Je lui ai donc préparé une bassine d'eau propre au cas où il aurait eu envie de faire des ablutions et quelques miettes de pain. Là-dessus, je suis partie faire mes courses.
Au retour, il était toujours là, endormi, le bec dans les plumes.
J'ai voulu voir si tout allait bien et il a encore eu peur. Il s'est réfugié derrière mon vélo et j'ai décidé de le laisser tranquille.
La nuit est tombée et le lendemain, il était parti vivre son destin de canard.
Hier, j'ai reçu une lettre du tribunal de grande instance de Bobigny.
Je suis désignée pour faire partie d'un jury de cours d'Assises.
Voilà quelques temps, on m'avait avertie de ce que j'étais tirée au sort pour être éventuellement désignée. Ça y est. Je suis bonne pour aller voir de près ce qui se passe: deux viols et un assassinat en magasin.
A côté de ça, je tente de louer l'entresol de ma maison, pourtant impeccablement refait en joli petit deux-pièces sur jardin: rien. Choux-blanc complet et je ne comprends pas pourquoi. A croire qu'il n'est pas destiné à ça, sous peine de je ne sais encore quelles péripéties. J'en ai pourtant bien besoin pour payer le chauffagiste, le plombier et je ne sais quoi encore: le couvreur peut-être?
Parce que la canard ne m'a pas donné un radis pour l'hôtel et je ne crois pas que ma présence en cours d'Assises me permette de m'offrir des vacances aux Seychelles.
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mardi 13 novembre 2012
Bestiole intrusive
A chaque rentrée mes élèves changent de place. Forcément, l'exercice entraîne un léger brouhaha. Nicolas a eu du mal à dissimuler sa satisfaction, parce qu'il se trouvait à côté de Nur-la-Très-Belle, mais Dgibril-la-pipelette était clairement contrarié de devenir le voisin immédiat de Zinedine-qui-ne-rit-ni-ne-bavarde-jamais.
L'opération ne doit pas s'éterniser, sous peine de dégénérer en agitation dangereuse. Sitôt terminée, il convient de remettre tout le monde au boulot et que ça saute.
C'est ainsi que j'attaquai bravement une révision de leçon sur les fractions. Du coriace qui nécessite de la concentration.
Alors que j'étais en train de partager un schéma de gâteau à la framboise en dix parts égales au tableau, car toute allusion à la nourriture galvanise immédiatement l'attention des troupes, j'entendis jaillir un cri étouffé.
"Maîtresse! Y'a une bête!"
Je me retournai et je vis une bonne douzaines de paires d'yeux braquées au sol, pendant que ceux de derrière se décrochaient le cou pour tâcher de profiter du spectacle.
La bestiole qui venait de me fusiller la leçon de fraction fuyait droit sur mon cartable ouvert, que j'eus juste le temps de barricader. Les cous décrochés du fond commençaient à s'approcher, incapable d'y tenir plus longtemps. Une bestiole en classe, c'est une attraction inespérée! Surtout qu'on se demande comment la maîtresse va réagir: hurlement affolé? Grimpette expresse sur la chaise du bureau? massacre insoutenable de l'intruse?
Il se trouve que j'ai une tendresse pour les bestioles. Même pleines de pattes.
Pas de massacre.
J'ai donc intimé l'ordre aux égarés de s'asseoir, je leur ai promis qu'ils allaient tous voir la créature et j'ai réclamé un pot de verre à Erwan. Tout rengorgé, il s'est exécuté avec des airs de vizir et, armée d'un mouchoir en papier pour faire bouchon, j'ai obligé le bestiau rapide comme une flèche à pénétrer dans sa prison.
Pas pour rien que ça s'appelle une scutigère véloce.
J'ai découvert ensuite que ça piquait...
Comme promis, je l'ai donc baladée sous le nez des mouflets qui se bousculaient pour la contempler. Jolie, n'est-ce pas?
J'en ai profité pour y aller de mon couplet dans le plus pur style "laissez-les vivre" et puis aussi "même pas peur".
Satisfaits, ils ont accepté de revenir aux fractions, mais une petite voix ne pouvait pas s'empêcher de l'entrecouper de loin en loin.
"Maîtresse, elle est morte".
2/10 + 5/10 > ou < 1?
"Maîtresse, elle saute".
2/4 = ?/8 ?
"Maîtresse, elle n'y est plus".
Je l'ai relâchée solennellement à la récréation. Elle n'a pas demandé son reste.
L'opération ne doit pas s'éterniser, sous peine de dégénérer en agitation dangereuse. Sitôt terminée, il convient de remettre tout le monde au boulot et que ça saute.
C'est ainsi que j'attaquai bravement une révision de leçon sur les fractions. Du coriace qui nécessite de la concentration.
Alors que j'étais en train de partager un schéma de gâteau à la framboise en dix parts égales au tableau, car toute allusion à la nourriture galvanise immédiatement l'attention des troupes, j'entendis jaillir un cri étouffé.
"Maîtresse! Y'a une bête!"
Je me retournai et je vis une bonne douzaines de paires d'yeux braquées au sol, pendant que ceux de derrière se décrochaient le cou pour tâcher de profiter du spectacle.
La bestiole qui venait de me fusiller la leçon de fraction fuyait droit sur mon cartable ouvert, que j'eus juste le temps de barricader. Les cous décrochés du fond commençaient à s'approcher, incapable d'y tenir plus longtemps. Une bestiole en classe, c'est une attraction inespérée! Surtout qu'on se demande comment la maîtresse va réagir: hurlement affolé? Grimpette expresse sur la chaise du bureau? massacre insoutenable de l'intruse?
Il se trouve que j'ai une tendresse pour les bestioles. Même pleines de pattes.
Pas de massacre.
J'ai donc intimé l'ordre aux égarés de s'asseoir, je leur ai promis qu'ils allaient tous voir la créature et j'ai réclamé un pot de verre à Erwan. Tout rengorgé, il s'est exécuté avec des airs de vizir et, armée d'un mouchoir en papier pour faire bouchon, j'ai obligé le bestiau rapide comme une flèche à pénétrer dans sa prison.
Pas pour rien que ça s'appelle une scutigère véloce.
J'ai découvert ensuite que ça piquait...
Comme promis, je l'ai donc baladée sous le nez des mouflets qui se bousculaient pour la contempler. Jolie, n'est-ce pas?
J'en ai profité pour y aller de mon couplet dans le plus pur style "laissez-les vivre" et puis aussi "même pas peur".
Satisfaits, ils ont accepté de revenir aux fractions, mais une petite voix ne pouvait pas s'empêcher de l'entrecouper de loin en loin.
"Maîtresse, elle est morte".
2/10 + 5/10 > ou < 1?
"Maîtresse, elle saute".
2/4 = ?/8 ?
"Maîtresse, elle n'y est plus".
Je l'ai relâchée solennellement à la récréation. Elle n'a pas demandé son reste.
mercredi 12 septembre 2012
Au revoir les suceurs de sang
Je vis environnée de vampires.
L'hiver, ils dorment, engourdis qu'ils sont, tapis dans leurs logis obscurs.
Mais aux beaux jours, ils émergent et là, c'est table ouverte.
Mon sang doit être le Clos Vougeot du genre, parce que ça ne rate jamais. J'ai toujours le sentiment que si un vampire patrouille le secteur, il est pour moi.
Quand automne arrive, un soulagement sourd me sussure qu'enfin, le temps est venu de plus partager malgré moi ma précieuse hémoglobine.
Nous y voilà enfin.
Ça a commencé au printemps, comme d'habitude. Une nuit de bon sommeil, la musique des vampires volants me zinzinule aux oreilles. Plus moyen de dormir: il faut savater l'intrus. L'intruse plutôt, car Dracula est une dame: saigner les honnêtes gens lui permet de faire ses enfants. Drôle de moeurs...
Cet exercice est toujours pénible: tuer ou subir cette musiquette insupportable, promesse d'un festin de sang et de jolies plaques qui démangent, au réveil.
Je tue sans pitié.
A coup de semelle.
Tant pis pour ma nuit. Le temps que mes alertes intérieures s'apaisent, que je sois sûre qu'une autre suceuse ne viendra plus me saigner, il est l'heure d'aller travailler.
Toute la belle saison, nous nous pourchassons. Mais au fil du temps, les suçons sont moins rouges, le zinzinulement moins discordant. On s'habitue.
Mais attention au vampire sauvage!
Celui-là n'est pas civilisé. Il ne fréquente pas les maisons. Il n'a pas de l'éducation. Impossible de s'habituer.
Il vit en forêt et sa goujaterie n'a d'égal que sa voracité.
Déjà, il vous fond dessus à tout moment. Même en plein midi.
Ensuite, il a de mauvaises manières. Il farfouine jusque sous les vêtements et pompe sans s'essuyer la trompe. Une fois l'affaire faite, il laisse sur la peau une intense démangeaison et un souvenir aussi boursouflé qu'un muffin. Un rustaud.
J'ai ouïe dire qu'un cousin exotique encore plus mal embouché venait parfois en visite pour ses vacances. Le tonton Cristobal des vampires ailés est parfois repéré du côté des pistes de Roissy, jusqu'à Villeparisis. Celui-là prend l'avion et une fois arrivé, il fait comme les autres. En prime, il laisse un cadeau au nom joli: la malaria. Malheur à qui le rencontre; il a déjà fait quelques victimes dans le secteur immédiat de l'aéroport.
Je ne l'ai jamais rencontré, celui-là. Mais une année, des feuilles pourrissaient dans ma brouette et l'eau qui suintait de ce tas puant attirait des moustiques étranges. Des étrangers, encore. Un soir, ça n'a pas raté: j'ai surpris l'un d'eux occupé à me sucer le mollet, parce que j'ai senti une vraie piqûre.
Elle a tellement gonflé que j'ai dû voir un médecin, lequel a diagnostiqué une piqûre d'araignée. J'ai eu beau lui répéter que j'avais vu de mes yeux vu le vampire habituel me pomper le sang, il n'a rien voulu savoir.
Ce moustique-là restera un mystère.

L'hiver, ils dorment, engourdis qu'ils sont, tapis dans leurs logis obscurs.
Mais aux beaux jours, ils émergent et là, c'est table ouverte.
Mon sang doit être le Clos Vougeot du genre, parce que ça ne rate jamais. J'ai toujours le sentiment que si un vampire patrouille le secteur, il est pour moi.
Quand automne arrive, un soulagement sourd me sussure qu'enfin, le temps est venu de plus partager malgré moi ma précieuse hémoglobine.
Nous y voilà enfin.
Ça a commencé au printemps, comme d'habitude. Une nuit de bon sommeil, la musique des vampires volants me zinzinule aux oreilles. Plus moyen de dormir: il faut savater l'intrus. L'intruse plutôt, car Dracula est une dame: saigner les honnêtes gens lui permet de faire ses enfants. Drôle de moeurs...
Cet exercice est toujours pénible: tuer ou subir cette musiquette insupportable, promesse d'un festin de sang et de jolies plaques qui démangent, au réveil.
Je tue sans pitié.
A coup de semelle.
Tant pis pour ma nuit. Le temps que mes alertes intérieures s'apaisent, que je sois sûre qu'une autre suceuse ne viendra plus me saigner, il est l'heure d'aller travailler.
Toute la belle saison, nous nous pourchassons. Mais au fil du temps, les suçons sont moins rouges, le zinzinulement moins discordant. On s'habitue.
Mais attention au vampire sauvage!
Celui-là n'est pas civilisé. Il ne fréquente pas les maisons. Il n'a pas de l'éducation. Impossible de s'habituer.
Il vit en forêt et sa goujaterie n'a d'égal que sa voracité.
Déjà, il vous fond dessus à tout moment. Même en plein midi.
Ensuite, il a de mauvaises manières. Il farfouine jusque sous les vêtements et pompe sans s'essuyer la trompe. Une fois l'affaire faite, il laisse sur la peau une intense démangeaison et un souvenir aussi boursouflé qu'un muffin. Un rustaud.
J'ai ouïe dire qu'un cousin exotique encore plus mal embouché venait parfois en visite pour ses vacances. Le tonton Cristobal des vampires ailés est parfois repéré du côté des pistes de Roissy, jusqu'à Villeparisis. Celui-là prend l'avion et une fois arrivé, il fait comme les autres. En prime, il laisse un cadeau au nom joli: la malaria. Malheur à qui le rencontre; il a déjà fait quelques victimes dans le secteur immédiat de l'aéroport.
Je ne l'ai jamais rencontré, celui-là. Mais une année, des feuilles pourrissaient dans ma brouette et l'eau qui suintait de ce tas puant attirait des moustiques étranges. Des étrangers, encore. Un soir, ça n'a pas raté: j'ai surpris l'un d'eux occupé à me sucer le mollet, parce que j'ai senti une vraie piqûre.
Elle a tellement gonflé que j'ai dû voir un médecin, lequel a diagnostiqué une piqûre d'araignée. J'ai eu beau lui répéter que j'avais vu de mes yeux vu le vampire habituel me pomper le sang, il n'a rien voulu savoir.
Ce moustique-là restera un mystère.
mercredi 15 août 2012
Amours baveuses
La journée aurait dû être recueillie.
Fête de l'Assomption.
Réflexion sur le mariage homosexuel et l'euthanasie. Fait peu banal, ce sont les évêques de France qui lancent cette réflexion en appelant...à la prière.
Les temps changent.
Je ne sais pas si ça aboutira à quelque chose, mais en attendant, les limaces de mon jardin sont amoureuses.
Je présume qu'il s'agit d'un mâle et d'une femelle, surpris en flagrant délit de ce que dame Nature a préconisé: fait plein de petites limaces qui vont me ravager le jardin cet automne.
Autant dire que je suis pour le mariage homosexuel des limaces.
Et contre l'adoption des bébés orphelins. Qu'ils crèvent.
Fête de l'Assomption.
Réflexion sur le mariage homosexuel et l'euthanasie. Fait peu banal, ce sont les évêques de France qui lancent cette réflexion en appelant...à la prière.
Les temps changent.
Je ne sais pas si ça aboutira à quelque chose, mais en attendant, les limaces de mon jardin sont amoureuses.
Je présume qu'il s'agit d'un mâle et d'une femelle, surpris en flagrant délit de ce que dame Nature a préconisé: fait plein de petites limaces qui vont me ravager le jardin cet automne.
Autant dire que je suis pour le mariage homosexuel des limaces.
Et contre l'adoption des bébés orphelins. Qu'ils crèvent.
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lundi 28 mai 2012
Joies du voisinage...
Ce matin, j'ai été réveillée aux aurores par un couple de pies qui ont décidé de se conter fleurette dans mon cerisier.
Sous notre nez.
A notre barbe.
En plein dans les esgourdes.
Un bruit de marteau piqueur à rendre dingue. Rien à faire, ça a duré deux heures.
A ma grande joie, je découvre que les pies ne sont pas si chiennes.
Il y a pire.
En témoignent ces petits messages bien sentis:
Voilà. Comme quoi, même sans pies, tout ne va pas tout seul.
Et s'il vous vient l'idée de vous en payer une bonne tranche (ou de chercher l'inspiration), voilà le site d'où je sors ces mots doux: http://chersvoisins.tumblr.com/
Sous notre nez.
A notre barbe.
En plein dans les esgourdes.
Un bruit de marteau piqueur à rendre dingue. Rien à faire, ça a duré deux heures.
A ma grande joie, je découvre que les pies ne sont pas si chiennes.
Il y a pire.
En témoignent ces petits messages bien sentis:
Voilà. Comme quoi, même sans pies, tout ne va pas tout seul.
Et s'il vous vient l'idée de vous en payer une bonne tranche (ou de chercher l'inspiration), voilà le site d'où je sors ces mots doux: http://chersvoisins.tumblr.com/
samedi 26 mai 2012
Venez donc goûter mes bestioles répugnantes: à table!
Lors d'un récent billet, j'annonçais mon intention de me livrer à une dégustation taboue: des insectes.
Les réactions ont été immédiates:
- C'est dégueulasse.
- Toi? Non!!!!! Pas possible! (sous-entendu, tu as pourtant l'air civilisée)
- Je ne t'embrasse plus.
Et j'en passe....
Partant du principe que des survivants, et même des gourmets, semblaient les apprécier, je me suis dit que c'était idiot de ne pas essayer sous prétexte que dans nos contrées, les bestioles pattues et carapaceuses n'ont pas le vent en poupe.
Je voulais aussi briser un interdit.
Je n'aime pas les interdits inutiles. Déjà qu'il faut en respecter plein qui colmatent notre société si bien huilée...
Les bestioles, je les ai donc prudemment commandée lyophilisées et pour l'essentiel, déjà assaisonnées.
Pas de risque qu'elles me gigotent dans le bec. Démarrage soft.
J'ai donc solennellement ouvert mes sachets: sauterelles, punaises d'eau, vers à soie, vers du palmier.
J'ai été un peu déçue. Les bébêtes étaient comme momifiées et plus ou moins en morceaux. Pas grand chose de redoutable.
Les sauterelles et les punaises d'eau, il suffisait de les réchauffer au four, de les saler et c'était prêt. elles n'ont donc pas changé d'aspect et vu que ça ressemblait plus à des miettes qu'autre chose. Sur du riz, c'était facile à déguster. Pas mauvais du reste, mais je pense que des vrais sauterelles fraîches, dûment ébouillantées et frite seraient meilleures. Ce sera la prochaine étape, maintenant qu'on a survécu au croquage de chitine. Le site des entomophages féroces, c'est là--> bzzzzzz!
Les vers, je les ai mélangés et fais frichtouiller doucement avec des échalotes. Ils ont gonflé en cuisant et ils ont commencé à ressembler à des vrais. J'ai suçoté ma cuillère timidement: c'était bon. Même meilleur que les autres! Un coup de sel et de poivre et c'est tout.
Plongeon dans l'assiette! Une bouchée! Victoire!
Mes premiers vers gastronomiques!
Franchement, ça c'est vraiment bon. Fin, parfumé, pas difficile à manger du tout, légèrement croquant... délicieux.
Ça a l'air immonde comme ça, mais je vous assure que c'est un préjugé injuste.
Sur ces entrefaites, des idées me sont venues. J'ai appris que les larves de cétoines dorées qui logent en abondance dans mon tas de compost sont tout à fait comestibles. C'est du frais, ça. Du crémeux. Ça se tortille. Du gratuit aussi (parce que les bestioles lyophilisées coûtent bonbon. Le baptême de l'insecte n'est pas pour les fauchés).
Les réactions ont été immédiates:
- C'est dégueulasse.
- Toi? Non!!!!! Pas possible! (sous-entendu, tu as pourtant l'air civilisée)
- Je ne t'embrasse plus.
Et j'en passe....
Partant du principe que des survivants, et même des gourmets, semblaient les apprécier, je me suis dit que c'était idiot de ne pas essayer sous prétexte que dans nos contrées, les bestioles pattues et carapaceuses n'ont pas le vent en poupe.
Je voulais aussi briser un interdit.
Je n'aime pas les interdits inutiles. Déjà qu'il faut en respecter plein qui colmatent notre société si bien huilée...
Les bestioles, je les ai donc prudemment commandée lyophilisées et pour l'essentiel, déjà assaisonnées.
Pas de risque qu'elles me gigotent dans le bec. Démarrage soft.
J'ai donc solennellement ouvert mes sachets: sauterelles, punaises d'eau, vers à soie, vers du palmier.
J'ai été un peu déçue. Les bébêtes étaient comme momifiées et plus ou moins en morceaux. Pas grand chose de redoutable.
Les sauterelles et les punaises d'eau, il suffisait de les réchauffer au four, de les saler et c'était prêt. elles n'ont donc pas changé d'aspect et vu que ça ressemblait plus à des miettes qu'autre chose. Sur du riz, c'était facile à déguster. Pas mauvais du reste, mais je pense que des vrais sauterelles fraîches, dûment ébouillantées et frite seraient meilleures. Ce sera la prochaine étape, maintenant qu'on a survécu au croquage de chitine. Le site des entomophages féroces, c'est là--> bzzzzzz!
Les vers, je les ai mélangés et fais frichtouiller doucement avec des échalotes. Ils ont gonflé en cuisant et ils ont commencé à ressembler à des vrais. J'ai suçoté ma cuillère timidement: c'était bon. Même meilleur que les autres! Un coup de sel et de poivre et c'est tout.
Plongeon dans l'assiette! Une bouchée! Victoire!
Mes premiers vers gastronomiques!
Franchement, ça c'est vraiment bon. Fin, parfumé, pas difficile à manger du tout, légèrement croquant... délicieux.
Il suffit d'une jolie table en prime et ça passe tout seul.
Sur ces entrefaites, des idées me sont venues. J'ai appris que les larves de cétoines dorées qui logent en abondance dans mon tas de compost sont tout à fait comestibles. C'est du frais, ça. Du crémeux. Ça se tortille. Du gratuit aussi (parce que les bestioles lyophilisées coûtent bonbon. Le baptême de l'insecte n'est pas pour les fauchés).
Vais-je me laisser tenter?
Les adultes sont jolis, j'hésite.....
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jeudi 17 mai 2012
Une fourmi pour le goûter?
Ma fille aînée a fait une trouvaille: un site qui vend des insectes à déguster.
Insectes comestibles
http://www.insectescomestibles.fr/
Sont proposés à la dégustation des punaises d'eau géantes,
des vers à soie,
diverses sortes de vermisseaux goûteux et protéïnés....
Je suis intriguée par ces bestioles. Quel goût peuvent bien avoir les scarabées rhinocéros ou les fourmis?
A propos de fourmis justement...
Ma fille a acheté des bonbons aux fourmis et une sucette habitée.

Insectes comestibles
http://www.insectescomestibles.fr/
Sont proposés à la dégustation des punaises d'eau géantes,
des vers à soie,
des grillons,
Je suis intriguée par ces bestioles. Quel goût peuvent bien avoir les scarabées rhinocéros ou les fourmis?
A propos de fourmis justement...
Ma fille a acheté des bonbons aux fourmis et une sucette habitée.

Mais je n'ai pas eu le temps d'y goûter. Elle a embarqué le tout pour faire un cadeau d'anniversaire à un copain curieux.
Je crois bien que je vais d'abord me laisser tenter par les sauterelles natures. Démarrage en douceur.
Ensuite, si l'envie d'exploration se précise, je penserai aux vers de palmier, bien charnus et qui ont, paraît-il, un goût de bacon.
Et pour finir, pourquoi pas essayer le café civet?
Voilà le topo: La civette, un petit animal d'Asie, mange les grains de café.
Elle les digère et les grains sont évacués par leur troufignon. Processus habituel.
C'est alors que l'homme intervient dans la splendeur de sa bizarrerie. Des gars courent la forêt d'altitude pour traquer les grains digérés dans les excréments de l'animal (dont les glandes odorantes situées sous la queue sont utilisées en parfumerie, rappelons-le. Le détail compte).
Alors, le café est lavé, séché, torréfié...et le consommateur se pâme.
11,90€ les 10 grammes.
Le prix de la quête du Saint Graal du précieux caca de civette croqueuse de café.
Voilà qui pique ma curiosité.
Alléchant.
Un petit café?
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mercredi 30 novembre 2011
Quelque chose de pourri
Quel beau pays que le Danemark!
Vert, écolo, rayonnant de santé,
plein de beaux blonds affables...

♡♡♡
Le Site Officiel de Danemark développé par l'État Danois nous en remet une couche....
Vert, écolo, rayonnant de santé,
| ♥♡♥♡♥♡ |
plein de beaux blonds affables...
♡♡♡
Le Site Officiel de Danemark développé par l'État Danois nous en remet une couche....
Les plages impeccables et les forêts profondes sont rarement à
plus d’une demi-heure de route. Et vos enfants pourront se promener librement
et sans risques, pendant que vous découvrirez les innombrables offres
culturelles et artistiques proposées.
Que du bonheur!
L'aimable VISITDENDANEMARK.COM nous en rajoute encore une lichette. On frise l'extase.
Avec la pêche, vous tenez le parfait antidote au
stress. Vous êtes seul ou presque dans la nature, tendu vers la satisfaction de
la prise et vous comprenez vite qu’un pêcheur ne peut mieux tomber qu’au
Danemark.
Sauf que la pêche, au Danemark, c'est aussi ça:
Le massacre des globicéphales, ESPÈCE PROTÉGÉE par la Convention de Berne.
Ça se passe chaque année dans les riantes îles Feroe (la photo plus haut à côté du beau blond). Les habitants, au nom d'une tradition à peu près aussi authentique que celle de la corrida en France, s'en foutent royalement, de Convention de Berne. Et le Danemark avec.
Qu'est-ce qu'il dit encore, VISITENDTDANEMARK.COM?
Où que vous soyez, la belle et pleine nature
n’est jamais loin au Danemark. Les dunes herbeuses, la mer limpide sont à
portée de regard presque partout.
La mer limpide et la belle et pleine nature..mouai.
Pas aux Feroe.
Ou alors je suis daltonienne.
Et pendant que le joli Danemark nous assène sa propagande, les globicéphales crèvent en nombre, égorgés pour le bon plaisir d'une poignée de brutes.
C'est pourquoi je remercie Copine Débile ne m'avoir fait connaître cette barbarie et comme elle, je fais circuler cette pétition ☛ ICI.
Hamlet n'avait pas tort.
"
Ces débauches abrutissantes nous font de l'Orient à l'Occident bafouer et insulter par les autres nations, qui nous traitent d'ivrognes et souillent notre nom du sobriquet de pourceaux." Acte I, scène 4.
A quoi Marcelus répondait, après qu'Hamlet avait choisi de suivre le spectre:
"
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark.."
Shakespeare
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samedi 1 octobre 2011
Hymne aux mal-aimés
Allez comprendre pourquoi, les gens n'aiment pas les araignées.
J'en connais même qui les écrabouillent sans autre raison que: "IIiiiiiiiiiiih!!! Un araignée!!!!!!"
Avouez que l'argument est court.
Moi, j'aime bien ces bêtes-là.
D'abord, je les trouve gracieuses et aériennes comme des fées.
Ensuite, question architecture, ce sont des maîtresses. Les toiles d'araignée me plongent dans une admiration béate, tant je trouve stupéfiant leur art de piéger. Excusez du peu, mais un fil d'araignée est quand même étudié: élasticité et résistance records. On rêve déjà d'applications à des domaines aussi pointus qu'un dard de guêpe:
dans le domaine médical (tendons et ligaments mais aussi les points de sutures), le sport (parachutes) ou la sécurité et le militaire (des gilets pare-balles)...
A tel point que les gros durs de la recherche commencent à prendre au sérieux notre bestiole.
Seulement voilà, pas question de balancer. Le professeur Duschmoll peut toujours sécher.
Madame la petite fée juge sûrement que les hommes-écrabouilleurs ne sont pas dignes de recevoir un pareil cadeau. On la comprend.
Enfin moi, le secret du fil de soie du futur ne m'intéresse pas trop.
Ce qui me plaît le plus, c'est la beauté des toiles...
La grâce des occupantes....
Leur âme de guerrières. Vous comprendrez quand vous aurez assisté à un combat guêpe-araignée. J'ai eu ce privilège. Ça a duré des heures. La ruse et la patience contre la force. La guêpe vrombissait comme un avion de guerre, la toile était aux trois-quart détruite, on ne donnait pas cher de la chitine de l'araignée. Elle a attendu son heure, en réparant sa toile au fur et à mesure que l'autre furieuse la lui démolissait. Et le moment venu, elle s'est mise à encercler la guêpe. Ses fils se sont rapprochés, rapprochés..une stratégie de champion d'échecs. Jusqu'au moment où la guêpe s'est trouvée engluée dedans. C'était fini pour elle.
Il faut voir aussi comment les messieurs araignées sont respectueux et gentils. Ces dames savent se faire respecter. Donc, quand monsieur araignée rencontre une belle, il lui prépare un petit cadeau (une mouche, par exemple) et le lui présente prudemment. Le bougre compte sur la dégustation pour faire sa petite affaire à Madame. En général, ça finit mal pour lui.
La plupart du temps, Madame l'ajoute à son menu.
Pas de mariage coûteux, pas de divorce douloureux.
Bouffez Monsieur et on n'en parle plus.
Voilà comment on les dresse.
Là, on sent le gars (la petite araignée) qui tient à sa peau est terrassé de terreur. Faut qu'il ait envie, le pauvre.
Faut pas croire que c'est un monstre non plus. Un jour que je balayais chez moi...sisi, ça m'arrive...., je fourrage sous un meuble avec mon gros balai indiscret et voilà t'y pas que j'aperçois un fourmillement de minuscules bébêtes affolées émergeant de là-dessous.
Je me penche pour observer ça de plus près. C'est alors qu'un grosse araignée a littéralement attaqué mon balai. Constatant que celui-ci, bon zigue, ne ripostait pas, elle a entrepris de rassembler le fourmillement. J'ai compris que les bébêtes, c'était ses bébés!
Prise d'une inspiration, j'ai décidé de rigoler un peu avec l'araignée et j'ai légèrement avancé le balai dans sa direction. Il a pas rigolé longtemps, le pauvre. Parce que l'araignée n'avait aucun humour et elle a entrepris de DÉFENDRE sa progéniture! Elle s'est interposée entre la chair de sa chair et le balai, et elle se jetait sur lui dès qu'il faisait mine d'approcher. Quant aux bébés, ils étaient priés de rester groupés comme les môminets d'un centre aéré. Maman procédait à un regroupement en règle sitôt que le balai cessait ses plaisanteries stupides.
Prise de respect pour cet exemple admirable de témérité maternelle, j'ai remballé mon balai et je les ai laissées vivre leur vie.
Ah oui, encore un détail..
Les araignées ne m'ont jamais piquée.
Jamais.
J'en connais même qui les écrabouillent sans autre raison que: "IIiiiiiiiiiiih!!! Un araignée!!!!!!"
Avouez que l'argument est court.
Moi, j'aime bien ces bêtes-là.
D'abord, je les trouve gracieuses et aériennes comme des fées.
Ensuite, question architecture, ce sont des maîtresses. Les toiles d'araignée me plongent dans une admiration béate, tant je trouve stupéfiant leur art de piéger. Excusez du peu, mais un fil d'araignée est quand même étudié: élasticité et résistance records. On rêve déjà d'applications à des domaines aussi pointus qu'un dard de guêpe:
dans le domaine médical (tendons et ligaments mais aussi les points de sutures), le sport (parachutes) ou la sécurité et le militaire (des gilets pare-balles)...
A tel point que les gros durs de la recherche commencent à prendre au sérieux notre bestiole.
Seulement voilà, pas question de balancer. Le professeur Duschmoll peut toujours sécher.
Madame la petite fée juge sûrement que les hommes-écrabouilleurs ne sont pas dignes de recevoir un pareil cadeau. On la comprend.
Enfin moi, le secret du fil de soie du futur ne m'intéresse pas trop.
Ce qui me plaît le plus, c'est la beauté des toiles...
| Mon jardin entoilé |
La grâce des occupantes....
| Je viens de lui massacrer sa toile en passant au travers...elle reste aimable et entreprend aussi sec de la reconstruire. |
Il faut voir aussi comment les messieurs araignées sont respectueux et gentils. Ces dames savent se faire respecter. Donc, quand monsieur araignée rencontre une belle, il lui prépare un petit cadeau (une mouche, par exemple) et le lui présente prudemment. Le bougre compte sur la dégustation pour faire sa petite affaire à Madame. En général, ça finit mal pour lui.
La plupart du temps, Madame l'ajoute à son menu.
Pas de mariage coûteux, pas de divorce douloureux.
Bouffez Monsieur et on n'en parle plus.
Voilà comment on les dresse.
Là, on sent le gars (la petite araignée) qui tient à sa peau est terrassé de terreur. Faut qu'il ait envie, le pauvre.
Faut pas croire que c'est un monstre non plus. Un jour que je balayais chez moi...sisi, ça m'arrive...., je fourrage sous un meuble avec mon gros balai indiscret et voilà t'y pas que j'aperçois un fourmillement de minuscules bébêtes affolées émergeant de là-dessous.
Je me penche pour observer ça de plus près. C'est alors qu'un grosse araignée a littéralement attaqué mon balai. Constatant que celui-ci, bon zigue, ne ripostait pas, elle a entrepris de rassembler le fourmillement. J'ai compris que les bébêtes, c'était ses bébés!
Prise d'une inspiration, j'ai décidé de rigoler un peu avec l'araignée et j'ai légèrement avancé le balai dans sa direction. Il a pas rigolé longtemps, le pauvre. Parce que l'araignée n'avait aucun humour et elle a entrepris de DÉFENDRE sa progéniture! Elle s'est interposée entre la chair de sa chair et le balai, et elle se jetait sur lui dès qu'il faisait mine d'approcher. Quant aux bébés, ils étaient priés de rester groupés comme les môminets d'un centre aéré. Maman procédait à un regroupement en règle sitôt que le balai cessait ses plaisanteries stupides.
Prise de respect pour cet exemple admirable de témérité maternelle, j'ai remballé mon balai et je les ai laissées vivre leur vie.
Ah oui, encore un détail..
Les araignées ne m'ont jamais piquée.
Jamais.
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mardi 30 août 2011
Mes bébêtes
Encore hier soir, il m'en est arrivé une bonne.
J'étais installée à mon ordinateur en train de suer, comme d'habitude, en rêvassant de passer du niveau"nulle à chier" à "nulle à faire pitié". Mes ambitions sont modestes, comme vous voyez. Je caressais donc l'espoir de passer bientôt dans la catégorie "gentiment nulle". Et voilà-t-y pas que je vois une bébête pattue se balader tranquillou sur mon clavier. Elle l'a traversé précautionneusement pour s'en aller vivre sa vie quelque part dans les tréfonds de mon bureau.
J'étais installée à mon ordinateur en train de suer, comme d'habitude, en rêvassant de passer du niveau"nulle à chier" à "nulle à faire pitié". Mes ambitions sont modestes, comme vous voyez. Je caressais donc l'espoir de passer bientôt dans la catégorie "gentiment nulle". Et voilà-t-y pas que je vois une bébête pattue se balader tranquillou sur mon clavier. Elle l'a traversé précautionneusement pour s'en aller vivre sa vie quelque part dans les tréfonds de mon bureau.
Bon, donc, ceux-là, passe encore. On les connait. On maîtrise. Seulement c'est pas tout. J'ai soigné et hébergé je ne sais combien de hérissons. Celui-là, il était malade. C'était à l'automne dernier. La pauvre bête a fini par mourir. Pauvre petite.... Celui-là a survécu 2 ans. Récupéré tout petit à l'automne, il a vécu l'hiver chez nous (la salle à manger s'est petit à petit ensauvagée et agrémentée d'un fumet hérissonesque tenace). Ensuite, il est resté dans le jardin. Il passait ses nuits à faire la course en traçant des cercles. Un obsessionnel. J'ai aussi eu mes petits têtards, qui sont devenus des minigrenouilles. Disparues l'une après l'autre. Je crains qu'elles ne se soient fait boulotter par mes monstres rouges. Eux-mêmes ont fait l'objet de l'attention soutenue d'un héron venu les observer depuis mon cerisier. Un fish watcher, sans doute. Déjà une petite grenouillette Le monstre rouge que je soupçonne du l'infâme forfaitude. Et puis c'est toujours pas fini. Il y avait aussi les mésange qui nichaient au-dessus de nos fenêtres au printemps et qui reviennent tous les ans. Les chats peuvent toujours baver et se trémousser les babines à les reluquer: Elles sont trop haut. Aha! Elle a le bec plein de chenilles pour ses bébés qui pioupioutent à l'intérieur. Mais le mieux, c'était encore dans la maison de mon papa, en Bourgogne. Là, ça frisait le sublime. On dormait avec les chauve-souris. Les hirondelles nichaient dans la grange. Une couleuvre se chauffait dans son atelier (où à cause du toit en plexi, il régnait une chaleur djiboutienne). Y'avait un vague trou d'eau près de sa chambre, farci de tritons et de crapauds.... C'était l'arche de Noé et j'adorais ça. Bien entendu, le jardin immense abritait tous les oiseaux de la création. Malheureusement, il a fallu vendre la baraque. Je ne sais pas ce que tout ce petit monde est devenu. Elle couve.... La c'est la cave. L'ectoplasme volant, c'est une chauve-souris. On n'allait pas jusqu'à dormir là, mais dans une sorte de piaule pas finie: elles nous voletaient autour la nuit. C'était agréable parce qu'elles engloutissaient tous les moustiques dans un silence absolu. L'atelier à la couleuvre. Elle dort, mais on la dérange, alors elle jette un oeil méfiant. Faut pas croire que le bébêtes m'aiment uniquement chez moi. En Grèce l'an dernier, dans un charmant village de montagne, on nous loge avec tous les égards dûs aux dignes étrangers et qu'est-ce que je vois se balader entre mon sac et mes chaussettes le soir venu? ÇA!!!!!!!!!!!!!!!--------> ![]() Les bébêtes et moi, c'est une grande histoire d'amour. |
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