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lundi 24 juillet 2017

La reine Mathilde habite à Paris

Parfaitement! Qu'on ne vienne pas me tarabuster avec des fables pour enfants de trois ans: la tapisserie de Bayeux c'est ici et maintenant. Si!
Quant à la reine Mathilde, elle s'appelle en réalité Boutfil et elle habite à Paris.

La preuve:

Ah les beaux drakkars!
Alors? Hein?
Et puis voilà des détails, pour ceux qui douteraient encore de ce que je dis.

Ah les beaux Vikings!
Ouh le mignon petit cheval!

Donc, la tapisserie de Bayeux, c'est une imposture.
Le machin prétendu tel qu'on montre aux ravis, c'est un chiffon moyenâgeux qui n'arrive pas à la cheville de ce que la reine Boutfil la Grande fabrique de ses blanches mains, elle. Pas comme cette péronnelle de Mathilde qui en fait, béait aux corneilles au lieu de bosser, pendant que l'Anglois se faisait étriller par son Normand de mari dans les brumes du Sussex.

Non franchement, l'histoire, c'est une affaire sérieuse. Il faut laisser ça aux gens qui s'y connaissent, sinon, on a vite fait de gober n'importe quoi.


Note sérieuse:
La "tapisserie" de Bayeux a été brodée à l'aiguille et au point de Bayeux, au XIème siècle, sur commande d'Odon, Evêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume de Conquérant. Elle raconte la conquête de l'Angleterre par les Normands en neuf panneaux qui fourmillent de détails très vivants. La reine Mathilde, bien qu'épouse de Guillaume le conquérant, n'aurait rien à voir là-dedans, puisque divers indices, dont la graphie anglaise des inscriptions, orientent les spécialistes vers une origine anglaise de ce chef d'oeuvre.

Note non moins sérieuse:
Boutfil a des doigts d'or et le coeur sur la main. Elle a passé cent heures à me fabriquer cette merveille, rien que pour me faire plaisir.


mercredi 17 mai 2017

Ma vie d'artiste Kyogen

Croyez-moi si vous voulez, hier soir, j'étais au Japon.
Il y a six cent cinquante ans.
Autour de 1350.

Et là, vous vous dites que la pauvre Io, bien que gavée de vacances, en a pris un sérieux coup sur la cougourde.

Point!

Hier soir, une amie japonaise m'a invitée à une soirée d'initiation au Kyogen à la maison de la culture du Japon. J'ai sauté sur l'occasion. Le Nô, j'en avais entendu parler, mais le Kyogen, jamais. Alors j'étais fort curieuse et je n'ai pas été déçue.

L'endroit était à peu près vide à 18h30, lorsque nous sommes arrivées. Nous avons commencé par une expo gratuite et fréquentée par exactement trois personnes sur l'oeuvre architecturale de Junzô Sakakura. J'aurais bien aimé esquiver ça, mais la moindre des politesses était tout de même de ne pas commencer par un caprice. Pas si barbant que ça, Sakakura. Intéressant même. Et très connu, semble-t-il. Un disciple de Le Corbusier.



Après avoir pris une mini pause sur des chaises Sakakura (il s'est aussi préoccupé de ce détail),
 nous sommes passées en un éclair du dernier étage au troisième sous-sol de l'endroit avec le sentiment d'être englouties dans les limbes.

Là, un monsieur fort poli nous a accueillies avec les courbettes d'usage, nous expliquant l'essentiel, vérifiant nos billets (5 euros, pas cher pour une heure trente de kyogen) et nous guidant jusqu'à une porte en exactement dix secondes.
Une dame a pris le relais pour nous remettre un mystérieux document sur lequel figurait des syllabes. "Usagi - An no yama kara, kon no yama ae"...
Nous avons pris place sur des gradins, peuplé d'une vingtaine de personnes a majorité européenne, dont certaines à la dégaine bizarre. Le reste était Japonais, à la dégaine normale.
Au centre: une vaste scène étincelante, où attendait un homme, vêtu à la manière traditionnelle, dont je suis infichue de me rappeler le nom.


Dans un silence quasi religieux, il a entrepris de nous expliquer la symbolique de la scène, du pin qui constituait le décor et l'art du Kyogen. Une dame aux cheveux gris traduisait.

En résumé, le Kyogen, c'est le pan comique du Nô et le style a été fixé entre 1300 et 1400. Voilà pourquoi la chanson imprimée sur le fameux papier était en japonais dialectal et présentait sous forme de charade l'existence d'un lapin aux spectateurs." Usagi" veut encore dire lapin aujourd'hui.

Alors, le monsieur a entrepris de nous apprendre à chanter la chanson du lapin.
D'une voix claironnante, moitié psalmodie, moitié mélodie, faisant durer chaque syllabe, il vous a modulé ça de telle sorte que tout le monde est resté scié. Le silence a été total. Mais il a fallu se lancer en répétant de nos voix chevrotantes (et en japonais médiéval) la chanson du lapin.
Ann Nôôô Yaamâââââ Karaaaaa (la voix remonte en virgule aigue), Konnnnn Nôôô Yaaamâââââ Aaaaéé (re-virgule aigue). Et ainsi de suite.
La puissance comique de la chose tenait au choix du vocabulaire qui évoquait l'arrivée trottinante du bestiau oreillu et les onomatopées lapinesques: "Fu! Pu! To."

Le fils du monsieur, quinze ans grand maximum et aussi habillé à l'ancienne, avait rejoint son papa sur la scène et nous a collé la honte en chantant d'une belle voix assurée ce que nous-mêmes, nous essayions de bredouiller.

Ensuite, nous avons été invités à nous déchausser, à revêtir des chaussettes, pour monter sur cette vénérable scène du Nô et nous essayer à la danse du lapin.

C'est effrayant de difficulté.

Tout en chantant d'une voix d'outre-tombe la puissance comique de l'évocation d'un lapin qui surgit de la montagne en se trémoussant et agitant les oreilles, il convient de mimer au petit doigt près. C'est codifié à mort. Interdiction absolue d'improviser quoi que ce soit et, à part quelques saccades, tout va très lentement.

Le danseur tient un éventail fermé dans la main droite, qui prolonge son geste. "Ann Nôôô Yaamâââââ Karaaaaa", il faut glisser doucement et en rythme le pied gauche en oblique vers la gauche tout en chantant et lever lentement le bras droit armé de l'éventail pour évoquer la montagne qu'on voit là-bas. La main gauche, elle, reste collée au corps, poing serré mais pas trop. Et puis le pied droit rejoint le pied gauche. On se retrouve pieds joints. Ensuite, ça part à droite et ça continue jusqu'à "U! Sa! Giii! Jya!!" C'est un lapin.

Le jeu-danse du monsieur était évident et léger comme une plume. Nous derrière, de vrais tonneaux, mais ce n'est pas grave, parce que j'ai découvert un art d'une exigence et d'une grâce insondables. Le pouvoir comique de Kyogen, à mes yeux d'Européenne, en dit long sur le Nô qui lui, n'est pas comique et sur l'immensité du chemin qui reste à parcourir pour les comprendre.

                       Je n'ai trouvé que cette vidéo. Le monsieur d'hier était bien meilleur.

samedi 15 avril 2017

Le temps est venu de décorer les oeufs

Et voilà, c'est presque Pâques. La fin du Carême, l'heure de s'empiffrer de bestioles en chocolat, le retour des vacances, le printemps, la résurrection du Christ. Chacun l'interprète à sa convenance.

Le point commun dans tout ça, ce sont les oeufs.
De préférence des oeufs blancs.

Les miens ne sont pas en chocolat, mais vrais de vrais, destinés à être mangés. Voilà pourquoi je les teinte de préférence avec du végétal consommable.

                                                          Des pelures d'oignon:



                                                           Des pelures de chou rouge:



La technique est simple. On fait cuire ensemble une dix-quinze minutes oeufs et pelures d'oignon (ou chou émincé) dans un peu d'eau et une lichette de vinaigre, et on laisse refroidir le tout. Ensuite, on extirpe, on essuie et on oint avec un tampon d'huile.

Ça, c'est la base.
Elle ne demande qu'à être un peu enjolivée.

Une technique simple, en usage dans les Balkans, agrémente l'oeuf teint d'un motif végétal. Traditionnellement, il est imprimé sur fond rouge.



Pour cela, il faut prélever une petite feuille propre dans la nature. Evitons les bords de routes ou les crottoirs maculé, je vous prie. L'oeuf doit arriver comestible dans la bouche de l'heureux convive.

La feuille est insérée contre l'oeuf et coincée contre sa coquille à l'aide d'une extrémité de collant fin (et propre), bien serrée et refermée à l'aide d'une ficelle. Tout l'art consiste à ne pas chiffonner la feuille pendant la phase de serrage. Ensuite, c'est pareil qu'au début: cuisson dans les pelures d'oignons. Quand c'est refroidi, on enlève collant et feuille: le motif apparaît. Plus le collant était serré, plus l'impression est nette.

Viennent ensuite les techniques d'impression à la cire chaude et là, ça vire sérieux. Le musées expose ces oeufs-là, des spécialistes subventionnés par les services culturels transmettent leur savoir aux enfants des écoles. Ça se vend, même!
Je me suis envoyée je ne sais combien de vidéos en polonais, en russe, en serbe et même en slovaque, pour tenter de percer tous ces mystères.
J'ai finalement retenu deux techniques.

La virgule de cire


En usage entre la Pologne et la Slovaquie, elle est assez simple. Le matériel aussi.

Il faut planter une épingle à bout rond dans la gomme d'un crayon à gomme qui sert de support. Le bout rond est trempé dans la cire chaude d'une petite bougie plate (celles qu'on utilise pour maintenir les plats au chaud) et hop! une virgule sur l'oeuf. Le geste s'attrape facilement et le résultat est sympathique.
Quand l'oeuf est décoré, il reste à le plonger dans une décoction vinaigrée de pelures d'oignons ou de choux et à attendre qu'il se teinte. La décoction peut être chaude, mais pas bouillante. Sinon, la cire fond. C'est bêta.
Pour enlever la cire ensuite, l'oeuf est approché de la flamme d'une bougie pour que la cire fonde et essuyé avec un sopalin.

La plume

En usage en Serbie et en Roumanie, cette technique est plus exigeante, mais ses possibilités sont infinies.

Il faut commencer par se bricoler l'outil:
- une plume d'écolier bien creuse. J'ai surcreusé la mienne en la pinçant fort.
- un manche de bois. J'ai utilisé un morceau de vieux tuteur de jardin. Une baguette chinoise fait l'affaire aussi. N'importe quel bout de bois, en fait.
- du fil de fer fin.
- de la cire d'abeille.
- une bougie.

Avec la cire, on se confectionne une grosse boulette, qu'on se fixe sur l'ongle du pouce gauche si on est droitier (et inversement dans le cas contraire). Pour se faire, il suffit de la passer sur la flamme de la bougie et de se la coller sur le pouce aussi sec. Ça ne brûle pas.

Le matériel pour les deux techniques:



C'est là que le boulot commence: un peu de cire est picorée avec la plume, chauffée très vite et déposée sur l'oeuf (encore tiède, idéalement) aussi rapidement que possible. Il faut faire des allers-retours permanents entre la flamme, la plume et la cire en dosant pour éviter les taches et les pâtés. Au pire, c'est toujours possible de gratouiller pour effacer les catastrophes.

Pour ce qui suit, c'est le même topo: les oeufs ainsi décorés prennent un bain vinaigré de teinture et la cire est ensuite éliminée à la flamme.


Rien n'empêche de mêler les deux techniques. Allez zou! Mélangeons allègrement le Polonais au  Serbe et c'est parti!


Dans l'enthousiasme, j'ai testé une technique venue des USA. C'est une manière intéressante de réutiliser les vieux foulards de soie.

Elle consiste à envelopper serré l'oeuf dans un chiffon de soie à motifs. A re-envelopper le tout dans un chiffon fin blanc pour que tout ne s'entreteinte pas. On met les oeufs duement emmaillotés dans l'eau froide vinaigrée, on fait bouillir une quinzaine de minutes et on laisse refroidir.
Le motif du foulard se sur-imprime sur l'oeuf et ça peut être assez joli.

                                                  On dirait un vieux marbre italien.


Et voilà ma couvée de Pâques!
Joyeuses Pâques à tous!



mardi 22 novembre 2016

Habillée pour l'hiver

Il n'aura échappé à personne que je nourris une sympathie coupable pour tout ce qui est slave. Par les temps qui courent, c'est un coup à passer pour un suppôt de satan Poutine ou pire.
Qu'à cela ne tienne, laissons les croquantes et les croquants jaser.

Récemment, en traînant chez les Russkofs (internet est un jouet enchanteur pour ça), j'avais relevé quelques fantaisies bien de chez eux en matière de mode animale: ces gens-là ne reculent devant rien quand il s'agit de créativité. Tout, absolument TOUT est permis. Du coup, c'est fort divertissant, parce qu'en un clin d'oeil, le pire succède au meilleur.
J'ai découvert chez eux des objets absolument ignobles, mais aussi de vraies merveilles.

Vous me direz, mais qu'est-ce qu'une dame occupée comme moi allait fabriquer à fureter chez des gens qui écrivent en cyrillique?

Je cherchais des accessoires chauds et pas trop chers.
Finaude, je supputais que les Russes devaient s'y connaître.

Ils s'y connaissent.

Je suis désormais l'heureuse et fière propriétaire de chaussettes de folie en poils d'une certaine chèvre qui, si j'ai bien compris, est très proche cousine des chèvres du cachemire.
C'est ultra doux et CHAUD! Mes petons sont à la fête. C'est Tatiana qui les tricote (les chaussettes, pas mes petons).


Pendant que j'y étais, je me suis payée aussi les moufles et l'écharpe. Vu la qualité de la laine, ça m'a coûté des clopinettes et j'ai reçu ma commande en moins d'une semaine. Fini d'avoir les doigts gelés en arrivant au boulot, après ma descente de Montparnasse à vélo!


Mais ça, c'est du grossier. Du matériel certes efficace, mais tout de même pour tâcherons mal dégrossis.
J'ai gardé le meilleur pour la fin.

Le châle d'Orenbourg

L'alliance du chaud et du raffiné. La laine provient du duvet de la gorge des chèvres Pukha (les cousines des Cachemiries). Une chèvre ne produit pas plus de 300 grammes de ce duvet par an. Pour le récupérer, il faut leur peigner le cou amoureusement.
On n'est pas loin des délicatesses des cueilleuses de thé. 
Le tout tissé sur un fil de trame en soie et travaillé à l'ancienne. Ça donne un résultat d'une finesse arachnéenne, c'est super costaud et incroyablement doux et chaud.

Il existe encore là-bas, dans le fin fond de l'Oural, des petites dames qui savent travailler cette laine-là et moi, j'en ai trouvé une toute mignonne qui m'a envoyé ce châle de fée. Il pèse une plume. Tatiana en tisse, mais celui-là, je l'ai commandé à Galina.


Gloire soit rendue à internet, à Tatiana, Galina et aux autres perles tisseuses et tricoteuses...
et aux chèvres!

 





mardi 15 novembre 2016

MES ESTAMPES JAPONAISES Taki Katei, Seiko Okuhara, Takahashi Hiroaki, Kono Bairei, Kamisaka Sekka

Je vous vois venir.
Oui, oui. On évoque l'estampe japonaise et aussi sec, l'oeil s'allume.

Canaillou!


Et bien sachez qu'ici, c'est une maison sérieuse.

Oubliez l'agitation polluée,
les taxis mal embouchés,
la sauce de la cantine,
le remugles du métro.

Respirez....
 

"Feuilles d'érable," Taki Katei 1894



Seiko Okuhara (1837-1913)  autour de 1890


"Pluie à Igusa", Takahashi Hiroaki (Shotei) (1871-1945) - Avant le tremblement de terre de 1923

"Criquet", Kōno Bairei (1844-1895) 


"Prêtre Nichiren en exil", Kamisaka Sekka 1909-10.
Il est considéré comme le dernier membre de la célèbre Ecole Rinpa d'art (crée au XVIIème siècle). Encore aujourd'hui, son art est unique: à la tradition Rinpa, il a ajouté des techniques occidentales telles qu'un certain usage de la perspective.

mardi 25 octobre 2016

Vincent Munier

Je vous présente Vincent Munier.

Il est photographe et il a sillonné le monde, en quête d'animaux à enfermer dans sa petite boîte.

Gris, blanc, noir... Je suis sous le charme.





vendredi 24 janvier 2014

Et voilà comment le roi Minos a été vaincu.

Ouvrez les yeux. 
Vous allez être surpris.

Les plus récentes de ces images, toutes des peintures murales, datent de 1450 avant Jésus-Christ. Trois mille quatre cent soixante quatre ans au minimum!

Pendant ce temps-là, nous passions doucement de l'âge de pierre à l'âge du cuivre. Non pas que le bon Français du Chalcolithique ait été un primate hirsute, que nenni. Mais tout de même, je trouve ces peintures tellement lumineuses, si abouties, chantant un hymne à la nature si vibrant qu'on croit les entendre résonner. Nous pendant ce temps-là, nous tâchions de survivre de bric et de broc dans un univers de guerres quasi permanentes. Ça donne le vertige.

Les gens qui les ont créé ont pourtant presque tous été aspirés par la mer. Cette civilisation extraordinaire, venue, semble-t-il, des confins de la Perse, a été emportée en quelques secondes par un des tsunamis les plus gigantesques de notre histoire.
Trois vagues, dont une de plus de trente mètres, ont tout noyé. Pas de pitié.
C'était une civilisation maritime, défendue par une flotte puissante. Les gens ne se méfiaient pas de la mer qui les nourrissait.

Quand le volcan qui a accouché de l'île de Santorin a explosé, des éclats de pierre ponce ont été projetés jusqu'à la mer Noire. C'est dire la violence....bien pire que l'éruption du Krakatoa, pourtant considérée comme le top du déchaînement volcanique.

C'est ainsi que les Minoens ont disparu. Ils ont laissé sur l'île de Crète des ruines, une écriture que l'élite des spécialistes commencent tout juste à déchiffrer, des vases incroyables, des sculptures d'un réalisme saisissant et ces dessins merveilleux.




samedi 13 avril 2013

Lin Shun Shiung

Encore une découverte!
Grâce à Eka.
Eka est peintre et géorgienne. Nous communiquons  par l'entremise d'images: photos et peintures surtout. Ça tombe bien, parce que je ne parle pas géorgien et Eka ne parle pas français.

Les fées ont bien doté Eka: tout ce qu'elle dégotte est beau.
Lin Shun Shiung est une aquarelliste taïwanaise contemporaine. Enfin "une"... au fond, je n'en sais rien. C'est peut-être un homme.

Pas moyen de trouver le moindre élément de biographie, ni sur internet, ni ailleurs.
Cette artiste (j'ai l'impression que c'est une dame) restera un mystère.

















samedi 20 octobre 2012

Malgorzata Paszko, maîtresse des ombres et des lumières



Bientôt la nuit
L'après-midi d'Anna
Entre chien et loup
Le droit chemin
Le petit chemin
Merci Facebook! 

Les bilieux prétendent que c'est un repère d'adolescents illettrés qui s'y échangent des propos creux à longueur de journées. C'est vrai. Les soupçonneux disent que c'est un antre de satires pervers, prêts à toutes les ruses pour parvenir à leurs fins. C'est possible.
J'avoue, j'y vais parfois traîner mes guêtres virtuelles, parce que j'y découvre souvent des artistes qui me plaisent. J'y vais aussi causer et régresser avec des copains qui ne sont ni des obsédés sexuels (enfin, je ne crois pas), ni des adolescents boutonneux au verbe incertain.
J'ai bien le droit, non?

      C'est ainsi que j'ai eu le coup de foudre pour             Malgorzata Paszko,
 une artiste polonaise qui vit en Normandie. *

Ses jeux d'ombres et de lumières me sont allés droit aux yeux,       au coeur... c'est pareil.
Ses oeuvres me transposent illico dans une campagne calme et chatoyante. Tout juste si je n'entends pas le chant des oiseaux.  Et allez-vous en savoir pourquoi, j'ai ça en tête en même temps:

                                         Passez les vingt-cinq premières secondes: ils s'accordent.


Elle expose en ce moment-même à la galerie Koralewski, 92 rue Quincampoix, Paris.

* Merci Alexandre pour cette découverte!