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mardi 25 octobre 2016

Vincent Munier

Je vous présente Vincent Munier.

Il est photographe et il a sillonné le monde, en quête d'animaux à enfermer dans sa petite boîte.

Gris, blanc, noir... Je suis sous le charme.





jeudi 14 février 2013

Envoie-moi au ciel

Je suis tombée en arrêt devant cette photo qui m'a ravie. Je ne sais pas qui l'a prise, ni où.
Elle n'en a que plus de charme.
Trois copines, plus vraiment des gamines, qui font les folles, jupes au vent et qui rigolent.



Dites, vous voulez bien jouer avec moi?

vendredi 6 juillet 2012

J'ai été la maîtresse d'une femme mariée

Depuis lundi, mon élève courant d'air est réapparue.
C'est une très jolie petite fille qui ne sait ni lire, ni écrire. Pourtant elle a dix-onze ans et n'est pas bête du tout.
Mais elle vient très peu à l'école.
Ses parents sont des Tziganes de Serbie, établis depuis plusieurs années dans la ville où je travaille.

Au début de l'année, elle essayait d'apprendre. Les autres jouaient avec elle. Elle semblait contente de venir à l'école.
Et puis ses visites se sont effilochées. Plus question d'apprendre.
Elle a disparu presque quatre mois.
Tout le monde pensait qu'elle ne reviendrait plus.

Elle est réapparue hier, à la surprise générale. Elle m'a semblé lointaine. Elle a refusé de jouer avec les autres et elle est restée tout l'après-midi d'hier seule, assise à une table, tandis que les autres jouaient et l'invitaient à les rejoindre.
Jusqu'à son apparence qui avait changé. Elle avait toujours été très soignée: bien coiffée, très coquette et habillée avec soin. Là, ses cheveux étaient réunis en un chignon très "femme" et ornés d'une volumineuse fleur rose artificielle. Ses bijoux encore plus voyants qu'auparavant.
Dix ans...ou onze, peut-être.

Aujourd'hui, elle a accepté de jouer. C'est alors que j'ai vu sa main droite.
Un bijou pas très ordinaire, pour une petite fille.

Puis, j'ai vu son annulaire droit.
Un anneau d'or, tout simple, qu'elle ne portait pas au début de l'année.


Sa famille est orthodoxe.

Chez les orthodoxes, les anneaux de mariage se portent à la main droite.
Elle ne sait pas que je le sais.
Mais je le sais.

Alors je m'interroge. Forcément.
Mariée à cet âge-là, ça semble d'un autre âge. Est-ce que je fantasme?

J'espère.
Et si par malheur, ce n'était pas le cas, il est évident que personne ne pourra rien faire. Rien ne sera officiel. Personne dans l'entourage ne soufflera mot et les assistantes sociales et autres protecteurs d'enfants, si d'aventure l'idée leur venait de fouiner, pourront toujours aller se rhabiller dans leurs bureaux pleins de jolies affiches.

Photographe: Cécile Decorniquet









samedi 12 mai 2012

Des enfants inquiétants, de mignons éléphants, des villages aux toits rouges....Ah si j'étais riche!

Je suis allée le 28 avril dernier au grand marché d'art contemporain. C'était à la Bastille, au bord du canal de l'Arsenal.
N'allez pas croire que je suis un pilier de ce genre d'endroit. En réalité, j'y vais avec plaisir, mais toujours par hasard.
Là, la mère d'une copine de ma fille exposait et nous avait offert des invitations. Elle s'appelle Xenia, elle est peintre et fabrique des bijoux délicieux.

"Art contemporain", je m'attendais à quelque chose d'un peu snob, voire de carrément décapant dans le mode "too much", genre la FIAC. A Paris, on peut craindre le pire.
C'était surprenant, mais pas si mal. Il y avait de tout: du très cucul, du très snob, du très rigolo, du coloré à bloc qui vous tartinait les mirettes pour cinq bonnes minutes, du très éthéré gris avec une tache rouge minuscule, du très talentueux aussi.
Les mieux, c'était ceux qui ne se prenaient pas trop au sérieux et qui savaient se servir de leurs mains.
Le gars aux airs pénétrés qui fait une tache dans un carré vide m'ennuie puissamment: on ne parle pas le même langage.
Celui qui sait trouver les veines du bois pour sculpter une forme toute douce et toute gracieuse me fait de l'effet. On se comprend.

J'aime les mains habiles et les yeux qui voient au travers des choses.

C'est ainsi que grâce à Xenia, j'ai découvert Daniel Castan. Un amoureux de New York en vision mouillée, déformée, distordue. Tout donne une sensation de vitesse et d'écrasement.

Et puis Christine Cloos  et ses forêts de bouleaux.


L'extraordinaire Geymann, un de ceux qui m'a le plus séduite: un sculpteur sur bronze et sur bois de toutes sortes d'animaux plus vivants que nature, sympathiques et stylisés avec génie.

















Et puis encore Karl Hugo Mars. Joli nom...
Un créateur surprenant. Je suis restée scotchée un bon moment devant ses sculptures sur métal et ses lampes. Pendant ce temps-là, une averse monstrueuse déversait sur nous l'eau du ciel.





J'ai bien aimé les fleurs et les villages de
Véronique Mansart.
Après les métaux torturés, le contraste n'en était que plus frappant.
Rien de mieux qu'un bon entrechoquage de styles pour mieux les apprécier tous (sauf les gnagnans-esbrouffeurs).















Et encore Michèle Noseda, qui fabrique des poissons terribles, rien qu'avec des matériaux de récup: des boutons, des bouts de fil de fer, des ressorts....










Les photos inquiétantes de Cécile Decorniquet, d'une absolue perfection, sans rien d'évident, réussissent à nous plonger dans un malaise intense. Pourtant, ce sont des photos d'enfants. En principe, on s'attendrit. Pas là.....

Je finirai par Michel Souvignet, un magnifique tourneur sur bois. Gentil comme tout. Il cherche des bois très purs ou malades, pour mieux jouer ensuite avec les veines colorées provoquées par l'action des bactéries. Pas de pub sur internet: c'est un artisan. Donc pas de biographie.
Reste la photo des bouchons et une autre que j'ai trouvée quand même. Un chef d'oeuvre.


Le seul abordable aussi, à qui j'ai pu acheter quelque chose: des bouchons en bois.



mercredi 26 octobre 2011

Géorgie

Comme la Russie et quelques autres, ce pays peuple mes rêves depuis que je suis toute petite.
J'ai eu la chance d'en approcher de très près. J'ai une amie géorgienne formidable, une violoniste-chanteuse-danseuse de grand talent. Bonjour au passage, Leliko!
Et sa soeur, Eka Tsindelani, peintre-mécanicienne-coiffeuse fait aussi des photos.

Ce soir, j'ai eu envie de partir en Géorgie et de vous y emmener grâce aux photos d'Eka.

D'abord, musique...






















lundi 24 octobre 2011

Robert et Shana ParkeHarrison

Voilà trente bonnes minutes que je contemple ces photos de Robert et Shana ParkeHarrison sans pouvoir m'en détacher. Suis-je ensorcelée? En tout cas, mon imagination n'arrête pas de travailler. J'ai l'impression de me transformer en Alice aux portes du Pays des Merveilles.