Le Site Officiel de Danemark développé par l'État Danois nous en remet une couche....
Les plages impeccables et les forêts profondes sont rarement à
plus d’une demi-heure de route. Et vos enfants pourront se promener librement
et sans risques, pendant que vous découvrirez les innombrables offres
culturelles et artistiques proposées.
Que du bonheur!
L'aimable VISITDENDANEMARK.COM nous en rajoute encore une lichette. On frise l'extase.
Avec la pêche, vous tenez le parfait antidote au
stress. Vous êtes seul ou presque dans la nature, tendu vers la satisfaction de
la prise et vous comprenez vite qu’un pêcheur ne peut mieux tomber qu’au
Danemark.
Ça se passe chaque année dans les riantes îles Feroe (la photo plus haut à côté du beau blond). Les habitants, au nom d'une tradition à peu près aussi authentique que celle de la corrida en France, s'en foutent royalement, de Convention de Berne. Et le Danemark avec.
Qu'est-ce qu'il dit encore, VISITENDTDANEMARK.COM?
Où que vous soyez, la belle et pleine nature
n’est jamais loin au Danemark. Les dunes herbeuses, la mer limpide sont à
portée de regard presque partout.
La mer limpide et la belle et pleine nature..mouai.
Pas aux Feroe.
Ou alors je suis daltonienne.
Et pendant que le joli Danemark nous assène sa propagande, les globicéphalescrèvent en nombre, égorgés pour le bon plaisir d'une poignée de brutes.
C'est pourquoi je remercie Copine Débile ne m'avoir fait connaître cette barbarie et comme elle, je fais circuler cette pétition ☛ ICI.
Hamlet n'avait pas tort.
"
Ces débauches abrutissantes nous font de l'Orient à l'Occident bafouer et insulter par les autres nations, qui nous traitent d'ivrognes et souillent notre nom du sobriquet de pourceaux." Acte I, scène 4.
A quoi Marcelus répondait, après qu'Hamlet avait choisi de suivre le spectre:
"
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark.."
Ça sonne comme dans Tintin et le sceptre d'Ottokar.
Et pourtant ça existe.
Non seulement ça existe, mais ça va mal, là-bas. Nos médias ont bien mieux à faire que de saoûler le bourgeois avec ce bled paumé: les primaires socialistes, les gagnants du loto qui viennent pas chercher leur pognon, tout ça tout ça...
Il se trouve que le bled paumé en question, le Kosovo, est un cas d'école. Un bout de terre qui s'est autoproclamé indépendant en profitant des chamailleries des puissances de l'OTAN. On aurait pu croire que l'OTAN, bon papa qui défend la paix dans le monde, aurait fait son boulot et ramené tout le monde dans le rang. Point du tout. L'OTAN a dit lâchement amen. L'huile a pris feu.
Et depuis, c'est la bagarre, à un pet de lapin de chez nous.
Machine arrière toute!
Le Kosovo, c'est un bout de province de l'ex Yougoslavie et plus exactement, de la Serbie.
Ah voilà ! Je vous entends déjà vous esclaffer que les Balkans sont peuplés de sauvages incapables de vivre tranquilles sans se foutre sur la figure, des moustachus ombrageux et armés jusqu'aux oreilles tout juste capables de picoler en tirant dans le tas.
Tsssss...
Bon, d'abord, c'est là, en rouge.
C'est beau.
Monastère de Gracanica, daté du 13ème siècle, construit par le roi Milutin de Serbie.
Photo de l'hiver 2009, province du Kosovo et Metohija, Serbie
On y danse bien mieux que sur le pont d'Avignon.
Pareil pour la musique.
Alors, où est le problème?
C'est que les deux principales "nations", qui peuplent l'endroit, Serbes et Albanais, pour toutes sortes de raisons, ne s'apprécient pas trop.
Des dames albanaises d'autrefois
Des dames serbes d'autrefois
Serbes et Albanais d'aujourd'hui. La différence de style est flagrante.
Ça pouvait encore aller du temps du petit père Tito. On se regardait en coin, mais on n'osait pas trop mouffeter. Mais la guerre réveille les vieilles rancunes, les Nations Unies gèrent l'affaire comme des manches et font exactement ce qu'il faut pour attiser la haine. Par là-dessus, une louchée d'opinion publique occidentale gonflée à bloc par la propagande anti Serbe (les méchants) et pro albanaise (les gentils) et ça donne un méli mélo inextricable et sanglant.
Tellement ingérable, le bazar, que pendant que les pays "décideurs" sont occupés à se prendre le bec, les Albanais s'asseyent sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui ratifie officiellement l'appartenance du Kosovo à la Serbie. Ils proclament l'indépendance du Kosovo et le tour est joué, en parfaite illégalité.
Petit rappel historique (désolée, mais ça s'impose)
Récapitulons sans nous énerver, je vais tenter de vous la faire simple:
La résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 10 juin 1999, prévoyait l'instauration d'une administration provisoire des Nations Unies au Kosovo, dans le cadre formel de la souveraineté de la Fédération yougoslave. Les droits et obligations de la Yougoslavie ont été automatiquement transférés à l'Union de Serbie et Monténégro en 2003. En 2006, après la séparation du Monténégro, ces droits sont revenus à la Serbie sur le plan du droit international de l'ancien état commun. Donc, le Kosovo fait officiellement partie intégrante de la Serbie. Ça va? Vous suivez?
En 1999, au Kosovo, c'est l'anarchie. Le territoire est dévasté et le administrateurs des Nations Unies sont dépassés. L'"ordre" est de fait maintenu par les structures civiles mises en place par l'UCK(l'armée de libération albanaise), elles-même en conflit avec d'autres structures..A cela s'ajoutent des violences dirigées contre les Serbes et les Roms, qui se déroulent sous les yeux des soldats de l'OTAN. Les troupes de la KFOR ne font rien. Trop la trouille de se bagarrer contre l'ancienne guerilla et le communauté albanaise (perçus comme victime). Donc, on laisse faire. Pour tout arranger, Kouchner ne trouve rien de mieux d'abroger le droit en vigueur en 1999, sous prétexte de prétendues disposition "discriminatoires". Du coup: plus de droit. Après, il a fallu bricoler un joyeux mélange de dispositions bancales qui n'ont servi à rien. Ce sont divers organismes issus de l'administration internationale qui "gouvernent" le Kosovo, si tant est qu'il soit gouvernable dans ces conditions. Les internationaux se coupent de plus en plus de la population et leur présence tourne à une colonisation déguisée.
Résultat de cette gestion foireuse au possible, le climat de violence. Depuis 1999, 250000 Serbes, Roms et Goraniont fui. Finalemant, Kofi Anan nomme en 2006 Martti Ahtisaari pour négocier avec les représentants de Pristina et de Belgrade. Echec total. Les Albanais ne veulent entendre parler que d'indépendance. Les Serbes y sont farouchement opposés et le droit leur donne raison. Seulement les Nations Unies tremblent dans leurs bottes devant le risque d'une explosion albanaise.
Martti Ahtisaari pond alors un plan miracle: une indépendance du Kosovo, "contrôlée" par la communauté internationale, avec une "large" autonomie reconnue aux communes serbes.. un "machin" irréalisable.
La Russie menace d'opposer son veto au plan , les USA, la France et la Grande-Bretagne le soutiennent, et pendant que tout ce beau monde discute, les Albanais autoproclament leur indépendance le 17 février 2008. ET PERSONNE NE MOUFTE. La France qui ne veut pas déplaire à l'oncle Sam, s'empresse de reconnaître cet état digne de Tintin, en effet.
C'est bon? Vous êtes toujours là? C'est bien. Hardi petits!
Et depuis, les Serbes sont méthodiquement tarabustés, violentés et finalement chassés de ce territoire où leurs ancêtres vivent depuis le Moyen Age. C'est un conflit éthnique parfaitement évident, qui se déroule sous nos yeux et PERSONNE NE FAIT RIEN.
Il est grand temps que les puissances internationales fassent enfin leur job pour que cessent ces violences intolérables.
Et qu'on arrête aussi de prendre les Serbes pour têtes de Turc. Au Kosovo, où ils sont chez eux, ils vivent un enfer.