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dimanche 16 juillet 2017

Renouveau nazi en Europe. L'exemple de la Croatie et des pays baltes

L'histoire est un boomerang. Tout le monde croyait l'Europe vaccinée contre le nazisme et le voilà qui revient au galop.

L'affaire des "Frères des Forêts",  surgie le 12 juillet dernier des protestations russes contre une "propagande" de l'Ouest, en dit long sur la question. L'OTAN met en ligne une courte vidéo de huit minutes, où les Frères des Forêts sont présentés comme d'héroïques résistants à l'occupant soviétique. La Russie et le PCF contredisent la chose en présentant les héros en question comme des membres de la Waffen SS en déroute, planqués dans les forêts baltes après l'écroulement de l'Allemagne.
Si l'histoire était aussi binaire, tout serait clair et pur comme du cristal. En réalité, les "héroïques résistants" étaient un ramassis de gars hétéroclites: vrais patriotes, nazis en déroute, juifs rescapés de l'horreur nazie et ne sachant pas trop quelle direction prendre à part celle de la forêt, paysans sans terre et bien d'autres.

Le dernier Frère de la Forêt, August Sabbe (âgé de 69 ans), sera découvert par les agents du KGB en 1978. Pour éviter d’être capturé, il saute dans une rivière et se noie.
La version Waffen SS, c'est celle des sites russes. Un peu simpliste, pas totalement faux et néanmoins révélateur. Car les nationalismes tendance croix gammée gagnent du terrain sans trop se gêner dans notre belle Europe tolérante. A croire que seuls les Allemands auraient le privilège de la culpabilité: les jeunes générations sont invitées à tous propos à se couvrir la tête de cendres pour les crimes commis par leurs arrières-grands-parents. A Freiburg il y a dix ans, au milieu d'un grand carrefour, j'ai vu des panneaux de direction qui indiquaient, entre-autres, les kilométrages pour divers camps de concentration. Prière de ne pas oublier. Vlan! Un coup de culpabilité en pleine face!
S'il ne viendrait à personne l'idée de diminuer la responsabilité allemande dans la guerre de 39-45, il serait juste aussi de ne pas oublier le rôle de quelques autres dont les remontées nationalistes sentent mauvais.

Les pays baltes, justement, sont intéressants et si quelques gars de la Waffen SS hantaient probablement les forêts après la guerre, ce n'est pas le plus grave. En Lettonie, des manifs encadrées par la police le plus officiellement du monde rendent hommage aux vétérans nazis qui, pendant la dernière guerre, ont lutté contre les Soviétiques. La haine du Russe est telle qu'elle semble tout laver, même les pogroms et les atrocités commises à l'époque par les joyeux vétérans présentés aujourd'hui comme des héros.
16 mars 2017. Commémoration de la Légion SS de Lituanie à Riga.

La presse française évacuent prudemment le sujet, sauf le Figaro qui glisse une allusion timide, l'Huma (dont l'article est excellent) et Médiapart. L'antisoviétisme est promu là-bas comme une valeur indiscutable sous peine de sanctions et quiconque ne parle pas le letton est considéré comme un non-citoyen: il n'a pas d'existence légale et ne vote pas. Alors d'accord, on ne rigolait pas du temps de Soviets, mais de là à légitimer les nazis...
On en est grosso modo au même point en Lituanie et en Estonie: glorification d'ex-nazis, interdiction de toute contestation, peines d'emprisonnement jusqu'à cinq ans) contre quiconque remettrait en cause la version officielle de l'état dans sa vision de l'holocauste (génocide nazi= génocide soviétique. Zéro nuance).
La Lettonie et l'Estonie font partie de l'UE et de l'OTAN. Ce sont des pays respectables.
La Lituanie contribue avec succès aux missions de l'OTAN. C'est aussi un pays respectable.

Lituanie: insigne nationaliste en usage pendant les commémorations de 2016. Source: Defending History


Maintenant, parlons un peu de la Croatie.
Le coeur politique du pays pendant la dernière guerre balançait côté nazi et on ne faisait pas dans la dentelle. Il existait là-bas un camp d'extermination tenu par les Croates eux-mêmes: Jasenovac. On y trucidait avant tout du Serbe, mais aussi du Juif, du Tzigane et du résistant. L'arme blanche était préférée aux chambres à gaz, telle le charmant sbrosjek ou "coupe-serbe":


Bon, ça, vous me direz, c'est de l'histoire ancienne. C'est vrai. Les Croates d'aujourd'hui ne sont pour rien. C'est vrai aussi. Mais comme les Baltes, ils ont subi le joug socialiste en la personne du petit père Tito, qui était certes plus sympa que Staline, mais tout de même. Donc Tito disparu et la guerre d'ex-Yougoslavie par là-dessus, les vieilles rancoeurs mal cuites ont ressurgi et les Croates sont retombés dans de fâcheux excès que notre chère UE ne veut surtout pas voir. La période titiste, puis la guerre leur confère le statut de victimes et tout est permis. Même de redevenir nazis.
Les mémoires d'Ante Pavelic, créateur du camp de concentration précité, promulgateur des lois anti-juives et chef des oustachis de triste mémoire, sont publiées le plus officiellement de monde dans les vitrines des librairies, aux côtés de Mein Kampf et une messe est dite à sa mémoire chaque année. L'opération tempête, vaste nettoyage ethnique de la région de la Krajlina, d'où les 250 000 Serbes furent chassés et tués en nombre, fut commanditée par un homme: Franjo Tudjman, ex président de la république de Croatie et négationniste virulent. Son bras armé admirateur des oustachis, Ante Gotovina, considéré comme un héros par las Croates, après une première condamnation en 2011 pour crimes de guerre, a été finalement acquitté en appel en 2012 par le tribunal de la Haye. Le juge italien Fausto Pocar commente: "Le jugement de la Cour d'appel contredit tout sens de justice".

Commémoration du 20ème anniversaire de l'opération "Tempête"à Zagreb, en août 2015
Et que faut-il penser de l'annulation, le 22 juillet 2016, du jugement condamnant le cardinal Stepinac pour sa collaboration avec les nazis? Jean-Paul II avait même envisagé sa canonisation!! La haine du Russe mène décidément très loin.

Dans la rue, à l'occasion des festivals ou des matches de football, la foule se laisse aller sans honte à scander:"Prêts pour la patrie!" cri de ralliement des oustachis. Lors du Mondial de football 2014, on entendit avec horreur les supporters croates hurler "Tue, tue le Serbe!"

La Croatie s'est imposée face à la Serbie 2 à 0 lors du premier match entre les deux anciens ennemis depuis la guerre d'indépendance croate (1991-95), vendredi sur fonds de chants des supporteurs croates clamant "tue le Serbe" — Dimitar Dilkoff AFP
Ces excès sont encouragés par le pouvoir en place. La présidente Madame Grabar-Kitarovic laisse faire et le ministre de la culture, Monsieur Hasanbegovic considère que l’héritage de l’antifascisme n'est pas à prendre en compte. A l'appui de sa réflexion: celui-ci serait un «concept vide de sens», avancé par les «dictatures bolchéviques». Les politiques d’extermination des Serbes, des Roms et des Juifs mises en place par le régime oustachi sont révisées à la sauce de ce monsieur.
Bien entendu, le sentiment anti-serbe grandit et saute aux yeux de quiconque les ouvre un peu. Même les Italiens commencent à être mal vus.

Mais la Croatie fait partie de l'UE et de l'OTAN. C'est un pays respectable.

Il est de bon ton de s'émouvoir de la politique de fermeture des frontières aux migrants de la Hongrie ou d'autres pays d'Europe de l'est. J'ai entendu des commentaires fort condescendants à ce sujet sur France Inter le soir des attentats au Bataclan: ils étaient jugés "immatures". Mais qui dénonce le retour sans masque d'un nazisme affiché au sein même de l'UE? L'UE ferait bien de relire un peu l'histoire de l'Europe. Avant la venue au pouvoir d'Hitler, personne n'a voulu comprendre ni osé intervenir pour le stopper dans son élan. On sait où ça nous a menés.





mercredi 31 mai 2017

LA CONQUETE RAMPANTE DE L’ISLAM






 Si l’envie me prend de causer de mes plantes de balcons, je n’y réfléchis même pas, j’en cause.
De l’islam, on ne cause pas comme ça. Pourtant, nous sommes dans un pays de libertés. Personne ne m’empêche de m’avachir dans mon canapé et de me lancer. C’est à coup sûr ce que me feront observer les gens de bonne volonté.
Oui, mais non.
Pas si simple.

Mettons qu’un beau matin, je me dise : « Tiens, si je déballais mon sentiment à propos du Ramadan, de la lâcheté des politiques face à l’invasion de l’islam dans les rues, des prières sur le trottoir, de ce que j’en pense au fond… » le choix est vaste. Aussitôt, je ferais machine arrière : « Attention, il va falloir faire gaffe à ce que je dis. On ne rigole pas avec ce sujet-là ». Et puis finalement : « Je laisse tomber, pas envie de m’embêter à orpailler mes mots, j’ai des copies à corriger, mes rosiers à arroser, ma copine à appeler… »
Ça s’appelle de l’auto censure.
Il va de soi que je ne suis pas seule à éprouver cette gêne face à l’islam. En société, à moins d’être entre intimes ouverts, le sujet est devenu pratiquement tabou, sauf s’il s’agit d’en faire la promotion sous un jour apaisé et rassurant.

 Ainsi lundi une chaleur féroce avait envahi l’école. 29°C moites à huit heures du matin dans ma classe ; on se serait cru dans le golfe du Bengale. A 10 heures, tout le monde était à plat, en sueur, et se lamentait en salle des maîtres. C’est alors qu’une brave collègue, pour dire quelque chose, nous appela à compatir avec les fidèles de Mahomet, qui venaient de commencer le Ramadan. Il y eut un silence. Le mien s’interprétait comme suit : « Je n’en ai rien à secouer, du Ramadan, qu’ils se démerdent avec et transpirent sans nous faire ch…. »
Je ne sais ce que signifiait celui des autres, mais, en soft, « Nous aurions des choses à dire, mais nous préférons nous abstenir » suintait. Je laisse la version corsée à l’appréciation de vos imaginations.

 Une collègue mariée à un mahométan a bienheureusement rompu ce silence pesant en nous faisant savoir qu’effectivement, son mari en bavait. Par devers moi, je me suis dit qu’il ne l’avait pas volé puisque le saint homme avait voulu zigouiller leur chat, qu’il ne faisait jamais la vaisselle ni le ménage et qu’il décidait souverainement des dates et lieux de vacances de la famille.

En réalité, nous passons notre temps à détourner pudiquement le regard et les mots dès qu’il s’agit d’islam.

Voilà quelques années, à Aulnay, une collègue n’avait pas osé faire de remarque à un élève qui portait un tee shirt à la gloire de Mohamed Merah, ni convoquer ses parents. Sans tomber dans cette extrêmité, nous passons notre temps à mesurer notre langage pour ne pas devenir la cible de garde rouges criant au racisme. Allez dire à un sagouin d’élève qu’il écrit comme un cochon, vous risquez d’avoir de sérieux ennuis s’il s’appelle Omar. Allez proposer des bonbons à un anniversaire, à tous les coups, un môme va émettre des doutes sur leur hallalité, des fois qu’ils contiendraient de la gélatine de porc. Je n’en suis plus à mon premier et maintenant, j’envoie valser en lui suggérant de réserver ces questions-là à sa famille et de ne pas en manger. Mais au début, j’étais surprise et très mal à l’aise.

 Comment en est-on arrivés là ? Nous sommes en train de subir ce que l’écrivain algérien Boualem Sansal appelle « l'expansion sans bruit ni fumée de l'islam ». Il ajoute que « c'est le moins connu des phénomènes…puissamment soutenu par les pays musulmans et les grandes organisations islamiques (OCI, LMI). Le but est l'enracinement de l'islam sunnite en Europe." Il va de soi que c’est aussi le plus dangereux puisque, observe-t-il : « Le résultat est remarquable: l'islam progresse dans tous ses segments, plus vite qu'il ne le fait dans les pays arabes, où l'islamisme dominant empêche son déploiement, ou en Afrique noire et en Amérique, où les évangélistes font barrage. »

A l’appui de son analyse, j’ai observé comment certains musulmans et en particulier certaines musulmanes ( c’est à elles que j’ai affaire, en général) ont affûté leur stratégie de séduction pour amadouer l’infidèle. Ces stratégies portent des noms : taqiya, tawriya, kitman, muruna*. Toutes sont des armes de guerre destinées à duper le non-croyant pour lui donner une fausse image de la religion musulmane et l’inciter à baisser la garde. Nos politiques s’y sont si bien englués que quiconque émet des doutes sur les possibles intentions réelles d'un adepte de Mahomet est aussitôt taxé de salopard. Il y a quelques années de cela, à Aulnay, toute l’école a subi une collègue qui pratiquait cet art avec une maestria sidérante. Elle nous offrait de petits gâteaux, nous parlait de ses traditions avec bonhommie, de la multiplicité des origines de sa famille et se présentait comme ouverte et sympathique. Jusqu’au moment où nous avons découvert qu’elle couvrait les mamans voilées de compliments appuyés sur leur beauté, qu’elle complotait avec les mêmes à propos des sandwiches hallal de la kermesse en des termes sans équivoque. Pire, elle avait réussi à dresser l’inspectrice contre nous en lui faisant croire que nous la traitions mal ; laquelle, ouvrant le parapluie, nous avait morigénés comme des gosses et avait menacé la directrice de lui envoyer des associations anti-racistes. La naïve était loin de se douter que cette  collègue  hurlait après ses élèves de 6 ans en arabe et qu’elle les terrorisait. Une fois la zizanie semée dans l’école – nous n’avons plus jamais réussi à entretenir des relations de confiance avec les parents musulmans après ça - et notre hiérarchie définitivement persuadée de notre islamophobie crasse, elle s’en est allée sévir ailleurs. Cet exemple-là est le plus frappant, mais il y en a d’autres. Au point que je me méfie comme de la peste des propos tenus par les musulmans de la caste dominante désormais, tant je doute de la pureté de leurs intentions.

 Nous devons accepter de troquer une juste colère contre l’exposition de bougies ridicules quand une bombe explose.
Nous subissons ad nauseam les interviews et déclarations sinueuses des Tariq Ramadan et autres imposteurs en costume.
Nous subventionnons des associations telles que l’UOIF, ou le CFCM, maîtresses du double discours et tentacule expert dans la propagation de cette confusion d’idées.
Nous acceptons la tenue de la RAMF (Rencontre Annuelle des Musulmans de France) du Bourget, où plusieurs prédicateurs haineux sont venus répandre la bonne parole sans être inquiétés.
Quiconque émet une réserve ou une critique est conspué et prend le risque d’être traîné en justice, tels Cécile Pina ou Georges Bensoussan .

Ils sont forts, ces musulmans.

Nos lois protègent leurs excès.
Nos journalistes préservent leur chatouilleuse sensibilité (Arte vient de supprimer une émission qui dénonçait l’antisémitisme des musulmans).
Nos ministres ne pipent mot lorsqu’un barbu moyenâgeux, Idriss Sihamedi dégoise en leur présence (ici, Najat Valleau-Belkacem).

Nous-mêmes en sommes à contrôler, jusqu’en famille, notre pensée et nos propos à leur sujet.

Ils sont très forts. Si forts que nous en sommes arrivés à nous croire coupables d’oser ne pas penser dans le même sens qu’eux.


*Tous ces termes sont doctement expliqués avec toutes sortes de citations. Je vous invite à aller les consulter. Ici, je résume.

 
Taqiya:  Autorisation religieuse donné à tout musulman de mentir et de tenir un discours inverse de ce qu'il pense pour ne pas attirer l'attention ou la colère des non-musulmans auprès desquels il vit.

Tawriya: Distorsion de la formulation tant que la lettre demeure. En gros, un musulman peut jouer sur les mots pour faire passer une vérité qui n'est pas celle qu'on pourrait croire.

Kitman: Dissimulation mensongère d'une part de la vérité.

Muruna: Possibilité de ne pas obéir à tous les commandements pour mieux dissimuler ses intentions.

Nous sommes bien loin de l'idéal de vérité et de transparence professé par les Chrétiens et les autres, tout autant imprégnés de culture judéo-chrétienne.

jeudi 29 décembre 2016

Pour qui roule Najat?

Depuis le début du quinquennat Hollande, bien des choses ont secoué l'Education nationale. Elle l'était déjà pas mal avant, mais il faut reconnaître que depuis 2012, c'est la foire à la saucisse.

Résumons. 
D'abord, il y a eu Vincent Peillon et son tableau de chasse:
- La réforme des rythmes scolaires, appliquée à l'arrache, sans aucune concertation ni avec les parents, ni avec les communes, ni avec les enseignants. Elle coûte une fortune, aggrave les inégalités et fatigue les mouflets. Pour rappel, le décisionnaire est cet homme inquiétant, partisan de l'émergence d'un homme nouveau, arraché au déterminisme familial puis refaçonné par Mère Education Nationale.
- La théorie du genre, dont on veut à tout prix nous signifier que c'est un fantasme et que jamais, au grand jamais, il n'a été question de l'infliger aux enfants. Pour se faire, des directives et consignes de lecture un petit peu compromettantes hardies on été supprimées en toute hâte des supports accessibles au public. Comme ça tout est réglé, tout le monde reste copain.

Et Najat dans tout ça?
Attendez, j'y viens.

Ensuite, après un passage-éclair de Benoît Hamon, nous avons désormais Najat Valleau-Belkacem, l'étoile montante. La chouchoute aux yeux doux et aux belles paroles.

Son tableau de chasse vaut largement le précédent.

Voyons cela:
- La réforme des collèges dans la plus extrême précipitation menée tambour battant. 
Résultat: les profs remontés comme des pendules, la simplification appuyée de l'enseignement du français, la suppression des classes européennes, la quasi disparition de l'enseignement construit des langues anciennes, la réduction de la deuxième langue vivante (surtout l'allemand, langue à flexion plus difficile) à une peau de chagrin désolante, les ubuesques EPI, l'accent mis sur l'enseignement et la valorisation de l'histoire des civilisation musulmanes (là, je fais très attention à ce que je dis parce que le sujet est explosif), le projet de l'introduction de la langue arabe en CP, le rétablissement de l'autorisation pour les mères voilées d'accompagner les sorties scolaires...et en prime, sur Canal +, elle laisse s'exprimer sans réagir le salafiste Idriss Sihamedi.
Ça commence à sentir le fagot. Vite, vite, regardons ailleurs et parlons d'autre chose!

Et si au contraire, on mettait les pieds dans le plat?

Najat est membre du Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger depuis 2007 par décret (dahir) du roi du Maroc. En abrégé: CCME. 

Qu'est-ce que c'est que ce truc? 
Officiellement une institution justement crée en 2007, "chargée du suivi et de l'évaluation des politiques publiques du Royaume envers ses ressortissants à l'étranger. Il a en outre pour mission d'émettre des avis en vue de veiller à la défense des intérêts des Marocain(e)s de l'étranger à l'intérieur et à l'extérieur du Maroc, et de renforcer leur contribution au développement du pays." (source: Wikipedia). 
Officieusement, un outil de propagande à la gloire du Maroc, ni plus, ni moins. Najat est rétribuée en sa qualité de membre de cette organisation aux contours pour le moins flous. Ses émoluments considérés comme "de complaisance" par le journaliste Ali Amar, sont tenus secrets.
C'est déjà assez gênant qu'un ministre d'Etat français soit payé par un pays étranger pour en assurer la promotion.

Ce n'est pas tout.

Je cite Malika Sorel-Sutter, dont Daniel Clairvaux reprend les propos dans L'OBS. Cette double appartenance troublante est relevée dans "Décomposition française: comment on en est arrivé là?":
Parmi les attributions de ce conseil, citons celles «d’émettre des avis sur les principales orientations des politiques publiques permettant d’assurer aux Marocains résidant à l’étranger le maintien de liens étroits avec leur identité marocaine et notamment celles relatives à l’enseignement, l’éducation religieuse et l’action culturelle.»

Concernant le statut de ses membres, Malika Sorel-Sutter écrit qu’il est spécifié qu’ils «doivent assumer les fonctions qui leur sont dévolues avec fidélité, impartialité et dévouement pour la défense des intérêts suprêmes de la Nation marocaine».

C'est donc le devoir de Najat, sujette modèle du roi Mohamed VI, d'honorer les obligations que son statut de membre du CCME lui imposent.

Elle est aussi ministre de l'éducation nationale de l'état français. 
 



jeudi 30 janvier 2014

La théorie du genre va-t-elle oui ou non être enseignée aux enfants des écoles?

Le sujet enflamme.

Les familles commencent à paniquer: suivant le panache blanc de Farida Belghoul, jusqu'à 50% des enfants absents dans certaines écoles de Seine et Marne le 27 janvier dernier!

Là-dessus, Vincent Peillon panique aussi et rassure les parents suivistes en les convoquant séance tenante chez les chefs d'établissements, les conseillers pédagogiques et les inspecteurs.

Ce soir, on ne parlait que de ça à la radio, dans les journaux, partout. Une vraie cacophonie!

Bon, alors qu'est-ce qui se passe au juste?

Le monde de l'éducation nationale est régi par des textes édités dans le BO (le bulletin officiel).
Une chose est sûre, le BO concerné n'évoque pas la queue de la théorie du genre. Il se fend de tout un baratin sur l'égalité filles-garçons, les bienfaits de la mixité..blabla. Rien de nouveau sous le soleil: on nous le sert à chaque changement de programme. Je joins le dernier en date pour les sensibilités vétilleuses, en manque de dépiautage --> C'est ici!

Donc, Vincent Peillon a raison:
Farida Belghoul débloque et les parents qui suivent ses errements aussi. D'ailleurs, ça ne m'étonne pas: ce sont des familles peu éduquées, faciles à embobiner et pas trop futfutes. Ce n'est pas moi qui le dit: je l'ai entendu sur France Inter. Pas du tout condescendant. Bref.

Oui, mais attention!
Là où Monsieur Peillon a tort, c'est qu'au lieu de réfléchir aux causes de cette mobilisation, il la boute hors de son champ de vision en incriminant l'extrême droite. C'est bien commode.
Et puis il conclut:
"Je demande aux chefs d'établissement, aux directeurs d'école, aux conseillers pédagogiques, aux inspecteurs de l'Education nationale de convoquer les parents qui ne mettent pas leurs enfants à l'école pour leur expliquer la réalité des choses et leur rappeler que dans notre pays, il y a une obligation scolaire à l'égard des enfants".
Quel besoin avait-il de préciser cela? Sous-entend-il que les parents concernés ne seraient pas au fait des lois françaises?
C'est maladroit.

Monsieur Peillon devrait pourtant prendre le temps de réfléchir, car s'il est vrai que la théorie du genre n'est pas envisagée dans l'enseignement des écoles, elle est abordée en classe de première depuis 2011, en Sciences de la Vie et de la Terre. 

D'autre part, l'actuel gouvernement s'est arc-bouté, malgré une opposition massive, sur le passage en force du mariage homosexuel. Aucun dialogue, aucun débat, rien. Tant pis pour ceux que cette loi heurtait.

Là-dessus, Madame Belkacem s'en est allée faire l'apologie dudit mariage dans un collège du Loiret, en compagnie du GAGL45 (Groupe Action Gay et Lesbien Orléans Loiret), le LGBT local.
Maladroit encore.

Vu de France, il y a déjà de quoi inquiéter les familles soucieuses de ne pas mélanger l'enseignement public et l'intimité des orientations sexuelles.
Bien sûr, le BO est aussi correct qu'un missionnaire mormon, n'empêche qu'autour, ça grenouille.
Heureusement qu'une nouvelle rassurante est tombée voilà quelques jours: une proposition de loi toute chaude prévoit d'interdire l'enseignement à la maison. Que deviendrait-on sans l'école!
Bien évidemment, nous ne reviendrons pas sur la réforme des rythmes scolaires, imposée par le même Vincent Peillon sur la base d'une chronobiologie réinterprétée à la sauce "homme nouveau".

Maintenant, examinons se qui se passe à l'étranger.
Je découvre tout d'abord qu'il existe un document, diffusé depuis 2011 (encore 2011!), intitulé "Standard pour l'éducation sexuelle en Europe". Les différents pays d'Europe sont donc censés y adhérer, parce qu'il est intolérable que le fait culturel national ou ethnique l'emporte sur l'unité européenne.

Ensuite, la Suisse toute proche, s'appuyant sur l'esprit d'ouverture à la chose sexuelle chère à l'Europe, a fait diffuser dans les écoles maternelles et primaires des kits et des ouvrages assez hot.
Je ne suis pas bégueule, mais je ne crois tout de même pas que ce soit très adapté au public: de 4 à 10 ans. L'inquiétant  n'est pas tant que ce soit diffusé en Suisse - les Suisses font ce qu'ils veulent -, mais qu'en France, on nie cette réalité. Pourquoi?

Voilà ce qui est dénoncé:

Extrait du livre "Lisa und Jan", à l'attention des 4 à 8 ans.


"Das bin Ich" autre livre recommandé pour la même tranche d'âge.


Charmant petit kit à l'attention des enfants des classes maternelles et primaires. En France, on prétend qu'ils sont destinés aux élèves du secondaire. Qui ment?


Pendant ce temps-là, en Allemagne, il est question de flanquer en taule les parents qui s'entêteraient à enseigner refuser l'enseignement de la théorie du genre. Carrément!
--> Ici en allemand.
--> Ici en français, avec quelques petites bricoles en plus.

Alors, Monsieur Peillon, quand vous dites:'"Il y a un certain nombre d'extrémistes qui ont décidé de mentir, de faire peur aux parents. Ce que nous faisons à l'école, c'est enseigner les valeurs de la République et donc du respect entre les femmes et les hommes".

"Tous les manipulateurs, tous les fauteurs de trouble et de haine qui répandent ces rumeurs, je leur demande d'arrêter".
...nous ne demandons qu'à vous croire.
Mais dans ce cas, ne pensez-vous pas qu'il serait beaucoup plus rassurant d'aborder franchement ces sujets d'inquiétudes?
Ils sont justifiés.

Je ne sais pas encore quel sera l'ABCD de l'égalité, mais le B-A BA de la pédagogie, c'est de commencer par le commencement pour expliquer les choses.


lundi 13 janvier 2014

La mémoire ambiguë de la Shoah

La guerre a pris fin voilà bientôt soixante-dix ans et la Shoah avec. On pourrait croire qu'avec le temps, les hommes auraient plutôt envie de laisser cette page atroce de notre histoire se tourner doucement. Les Juifs surtout.
C'est exactement l'inverse qui se produit.

Si un imprudent ose émettre publiquement une critique à l'encontre de l'état d'Israël, ou d'un Juif, ou de la communauté. S'il ose en rire, ou s'il lâche un mot imprudent laissant entendre que peut-être, il nourrirait des pensées coupables, on lui décoche illico un coup de Shoah dans les dents.
Car il est bien considéré qu'il est instamment soupçonné d'appartenir à l'ordre noir des antisémites et sans plus attendre, l'affreux est obligé de faire profil bas, paralysé qu'il est par la terrible évocation. Ses propos, même parfaitement anodins sont immédiatement considérés avec la sévérité d'un tribunal et c'est tout juste si on ne le traite pas de nazi.

La Shoah est devenue le prétexte à tous les excès. Au lieu d'en faire un souvenir, un hommage aux morts, un moment solennel, on s'en patafiole à tout va.
Les Juifs qui jouent à ça pour clouer le bec de qui n'est pas d'accord avec eux sont méprisables: ils dévoient la mémoire des assassinés. Et que dire de ceux qui entrent dans leur jeu et les encouragent à se voiler de ce drapeau sanglant  pour s'envelopper d'un rempart d'impunité?
Un avocat très médiatique, par exemple, peut tout se permettre: jeter un verre d'eau au visage, invectiver, aboyer des opinions plus que tendancieuses d'un ton sans appel. Pourquoi? Parce que ses parents ont été persécutés, puis ont été d'héroïques chasseurs de nazis. Mais lui, il n'est rien. Il n'a rien subi, rien créé. Tout juste peut-il se glorifier d'avoir fait son service militaire dans l'armée israëlienne. Seulement il se permet tout au nom de la Shoah et on le laisse faire.
Si Roger Cukierman s'était appelé Roger Durand ou même peut-être Mohamed Ben Larbi, je doute que cette sombre affaire de quenelle aurait pris de telles proportions. Seulement là, il s'agissait d'une référence à la Shoah directe:" salut nazi inversé". A se demander si une psychose étrange n'est pas en train de s'emparer de certains Juifs, persécutés depuis des siècles, dans un monde où on les laisse tranquille: auraient-ils besoin de se victimiser pour se sentir pleinement investis de leur identité? Alors, la Shoah devient une machine morbide à s'installer dans le rôle et du coup, à se sentir Juif, puisqu'environné d'antisémites passés et présents, réels ou fantasmés.

Le loi Gayssot n'arrange pas les choses: depuis 1990 tout acte raciste, antisémite ou xénophobe tombe sous le coup de la 90-615. Les juges sanctionnaient bien évidemment ces dérives auparavant, mais à partir du moment où cette loi a été promulguée, l'hystérie a gagné d'un cran. Et la Shoah, brandie pour un oui ou pour un non, est devenue l'instrument de quelques esprits malsains qui, en son nom, donne à un ministre le droit de museler a priori, divise, attise et bafoue les libertés élémentaires.

Les victimes des chambres à gaz doivent se retourner dans leur tombeau...


vendredi 10 janvier 2014

Bien sûr qu'elle m'intéresse, la vie privée du président!

Les médias et les politiques se détournent pudiquement, protestant tous de leur respect pour la vie privée de François Hollande.
Le magazine Closer vient en effet de livrer sur un plateau ce qui semblait relever du secret de polichinelle depuis déjà un moment: Hollande  file le parfait amour avec Julie Gayet, actrice de son état.



C'est vrai qu'en général, je m'intéresse assez peu aux batifolages des présidents, même si parfois, comme tout le monde, je dresse l'oreille. Respect de la vie privée...mouai. Bon. Admettons qu'on n'insiste pas, mais s'ils sont assez bêtas pour se faire repérer, qu'ils ne s'étonnent pas qu'on ricane un peu. Ce sont des personnages publics: il est pardonnable que la plèbe s'intéresse à leurs affaires, fussent-elles privées.
D'ailleurs la plèbe est bonne fille. En France, elle n'exige pas de mise à mort politique comme aux Amériques.


Dans le cas de monsieur Hollande, c'est différent. Il n'est pas marié ni pacsé et il a une maîtresse officielle: la douce Valérie. Passe encore.


Mais Madame Trierweiler est logée, nourrie, blanchie, servie (entre autres par Monsieur Biancone, ami intime du couple) à nos frais à l'Elysée sans aucun droit ni titre. Cette situation a amené Xavier Kemlin à l'attaquer en justice pour détournement de fonds publics. *
La justice  (la vraie, pas le conseil d'état) a classé l'affaire. Kemlin a fait appel.
Régulariser la situation et reconnaître l'état de concubinage notoire obligerait la belle Valérie et notre cher François à payer l'ISF, ce que ni l'un ni l'autre ne souhaite.

Tout ce magma pas franc fait que je m'intéresse vivement à la vie privée de François Hollande. Passons sur le détail de ses galipettes, mais pas sur sa façon de considérer ses engagements familiaux, sa manière de disposer de l'argent public ou de louvoyer avec le fisc**.

Maintenant qu'une deuxième maîtresse apparaît, je m'interroge: Que devient le statut de première dame de Madame Trierweiler? Comment l'Elysée va-t-elle désormais justifier son occupation des lieux et les frais que cela entraîne? Va-t-on créer le statut de deuxième dame, permettant ainsi  à une éventuelle conquête de bénéficier des mêmes privilèges que Madame Trierweiler? Car je ne crois pas que l'obligation de monogamie s'applique aux couples non mariés qui ne vivent pas en concubinage notoire.

On me dira que j'ai mauvais esprit.
Dans la mesure où je paye des impôts, j'estime avoir le droit de considérer la manière dont on les dépense. En prime, je m'arroge celui de dire ce que je pense, tant que je peux encore le faire sans qu'un plumitif me discute encore cette liberté.

Les manières sont les manières, dans les affaires de coeur comme dans les autres, et celles de monsieur Hollande sont décidément torves.

*
 Code Pénal 


Article 432-15 : "Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l’un de ses subordonnés, de détruire, détourner ou soustraire un acte ou un titre, ou des fonds publics ou privés, […] est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende... La tentative de délit, prévu à l’alinéa qui précède, est punie des mêmes peines." 
Article 432-16 : "Lorsque la destruction, le détournement ou la soustraction par un tiers des biens visés à l'article 432-15 résulte de la négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, d'un comptable public ou d'un dépositaire public, celle-ci est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende."


**
Comme chaque président au début de son mandat, François Hollande a remis au Conseil constitutionnel une déclaration de son patrimoine publiée vendredi 11 mai 2012 au Journal officiel.
Il déclare 1170 000€ de patrimoine se répartissant ainsi : assurance-vie 3 550 €, 3 Comptes courants 8259,58 €, divers meubles 15 000 €, une villa de 130m² sur 1500m² à Mougins déclarée pour 800 000 €, des parts de 2 appartements à Cannes l'un de 54m² et l'autre de 80m² déclarées respectivement pour 230 000 € et 140 000 €...

mercredi 26 juin 2013

Foot contre sang: bienvenue au Brésil!

Pendant qu'en France le citoyen se demande comment il va payer son chauffage l'hiver prochain, les médias l'entretiennent abondamment du prochain Mondial de foot. Car le foot n'est-ce pas, c'est sympa.


Comble de bonheur, la fête aura lieu au Brésil.
Le Brésil aussi, c'est sympa: samba, nanas bien roulées à gogo, plages, soleil...le rêve! Ça va grenouiller sévère, dans les tréfonds des rédactions, pour avoir le privilège de couvrir l'événement.



C'est juste un peu dommage que les Brésiliens gâchent tous ces beaux projets en manifestant en masse dans les rues. On se demande bien pourquoi. Bande de rabat-joies aigris.



Et pourtant, il y a encore plus pisse-froid. Le Centre national de défense des droits de l'Homme et le Conseil national des procureurs généraux de justice se sont officiellement inquiétés de la manière dont certaines villes traitent les personnes sans domicile.
Soucieuses d'offrir une image proprette à l'occasion des prochains JMJ et bien sûr, du Mondial, les agglomérations de Rio et Sao Paulo* ont entrepris de dégommer purement et simplement les sans-abris.
Des milices plus ou moins officielles, protégées par les municipalités, tuent les indigents la nuit dans l'indifférence générale.


Les corps sont brûlés, les bonnes villes s'indignent très officiellement, en attribuant ces assassinats à des bagarres entre pauvres, à des commerçants vétilleux, ou à des expéditions punitives organisées par des groupuscules d'extrêmes droite.
Les associations de défense des droits de l'homme ont enquêté.
Elles en concluent qu'il s'agit d'un nettoyage social organisé par les villes elles-mêmes.
Le cabinet de la présidence de la république a été alerté. On a promis de prendre des mesures. Rien n'est venu.
De fait, «La sécurité, une priorité pour les JMJ-Rio 2013».
C'est le slogan affiché partout à Rio.


Un million huit cent mille personnes vivent actuellement dans les rues au Brésil.
Cent quatre-vingt-quinze assassinats de sans-abris ont été recensés ces quinze derniers mois. Ce n'est pas la première série de liquidations de ce type.
Combien vont encore devoir payer de leur vie, pour que la fête soit plus belle?



* D'autres sont en train de prendre le relais.

vendredi 21 juin 2013

Condamnation de Nicolas Busse: un magistrat dénonce.

Je découvre sur le site du Point ce message, écrit par un magistrat.
Il reste anonyme, car tenu par son devoir de réserve. Les méfiants pourront donc m'objecter qu'une lettre anonyme n'a aucune valeur.
C'est vrai d'un point de vue juridique.
Mais est-ce vraiment à cela qu'il faut s'arrêter? Car l'idée n'est certes pas d'envoyer Madame Nathalie Dutartre, juge, en prison.
Il s'agit de dénoncer la tournure inquiétante de ce procès, qui ressemble beaucoup à de l'acharnement.

A ceux qui estiment que Nicolas Busse n'a eu que ce qu'il méritait ou encore ceux qui lui souhaite de se faire sodomiser dans les douches de Fleury, j'en recommande la lecture.

Stéphane Guillou, "journaliste" et "humoriste"
Peut-être ouvriront-ils enfin les yeux sur les dérives qu'ils sont en train de cautionner par bêtise, aveuglement, haine, intoxication à la propagande ou suivisme politique.

Il n'est plus question de droite ou de gauche désormais, mais de Droits de l'Homme.

Ne nous fourvoyons pas.