jeudi 30 janvier 2014

La théorie du genre va-t-elle oui ou non être enseignée aux enfants des écoles?

Le sujet enflamme.

Les familles commencent à paniquer: suivant le panache blanc de Farida Belghouljusqu'à 50% des enfants absents dans certaines écoles de Seine et Marne le 27 janvier dernier!

Là-dessus, Vincent Peillon panique aussi et rassure les parents suivistes en les convoquant séance tenante chez les chefs d'établissements, les conseillers pédagogiques et les inspecteurs.

Ce soir, on ne parlait que de ça à la radio, dans les journaux, partout. Une vraie cacophonie!

Bon, alors qu'est-ce qui se passe au juste?

Le monde de l'éducation nationale est régi par des textes édités dans le BO (le bulletin officiel).
Une chose est sûre, le BO concerné n'évoque pas la queue de la théorie du genre. Il se fend de tout un baratin sur l'égalité filles-garçons, les bienfaits de la mixité..blabla. Rien de nouveau sous le soleil: on nous le sert à chaque changement de programme. Je joins le dernier en date pour les sensibilités vétilleuses, en manque de dépiautage --> C'est ici!

Donc, Vincent Peillon a raison:
Farida Belghoul débloque et les parents qui suivent ses errements aussi. D'ailleurs, ça ne m'étonne pas: ce sont des familles peu éduquées, faciles à embobiner et pas trop futfutes. Ce n'est pas moi qui le dit: je l'ai entendu sur France Inter. Pas du tout condescendant. Bref.

Oui, mais attention!
Là où Monsieur Peillon a tort, c'est qu'au lieu de réfléchir aux causes de cette mobilisation, il la boute hors de son champ de vision en incriminant l'extrême droite. C'est bien commode.
Et puis il conclut:
"Je demande aux chefs d'établissement, aux directeurs d'école, aux conseillers pédagogiques, aux inspecteurs de l'Education nationale de convoquer les parents qui ne mettent pas leurs enfants à l'école pour leur expliquer la réalité des choses et leur rappeler que dans notre pays, il y a une obligation scolaire à l'égard des enfants".
Quel besoin avait-il de préciser cela? Sous-entend-il que les parents concernés ne seraient pas au fait des lois françaises?
C'est maladroit.

Monsieur Peillon devrait pourtant prendre le temps de réfléchir, car s'il est vrai que la théorie du genre n'est pas envisagée dans l'enseignement des écoles, elle est abordée en classe de première depuis 2011, en Sciences de la Vie et de la Terre. 

D'autre part, l'actuel gouvernement s'est arc-bouté, malgré une opposition massive, sur le passage en force du mariage homosexuel. Aucun dialogue, aucun débat, rien. Tant pis pour ceux que cette loi heurtait.

Là-dessus, Madame Belkacem s'en est allée faire l'apologie dudit mariage dans un collège du Loiret, en compagnie du GAGL45 (Groupe Action Gay et Lesbien Orléans Loiret), le LGBT local.
Maladroit encore.

Vu de France, il y a déjà de quoi inquiéter les familles soucieuses de ne pas mélanger l'enseignement public et l'intimité des orientations sexuelles.
Bien sûr, le BO est aussi correct qu'un missionnaire mormon, n'empêche qu'autour, ça grenouille.
Heureusement qu'une nouvelle rassurante est tombée voilà quelques jours: une proposition de loi toute chaude prévoit d'interdire l'enseignement à la maison. Que deviendrait-on sans l'école!
Bien évidemment, nous ne reviendrons pas sur la réforme des rythmes scolaires, imposée par le même Vincent Peillon sur la base d'une chronobiologie réinterprétée à la sauce "homme nouveau".

Maintenant, examinons se qui se passe à l'étranger.
Je découvre tout d'abord qu'il existe un document, diffusé depuis 2011 (encore 2011!), intitulé "Standard pour l'éducation sexuelle en Europe". Les différents pays d'Europe sont donc censés y adhérer, parce qu'il est intolérable que le fait culturel national ou ethnique l'emporte sur l'unité européenne.

Ensuite, la Suisse toute proche, s'appuyant sur l'esprit d'ouverture à la chose sexuelle chère à l'Europe, a fait diffuser dans les écoles maternelles et primaires des kits et des ouvrages assez hot.
Je ne suis pas bégueule, mais je ne crois tout de même pas que ce soit très adapté au public: de 4 à 10 ans. L'inquiétant  n'est pas tant que ce soit diffusé en Suisse - les Suisses font ce qu'ils veulent -, mais qu'en France, on nie cette réalité. Pourquoi?

Voilà ce qui est dénoncé:

Extrait du livre "Lisa und Jan", à l'attention des 4 à 8 ans.


"Das bin Ich" autre livre recommandé pour la même tranche d'âge.


Charmant petit kit à l'attention des enfants des classes maternelles et primaires. En France, on prétend qu'ils sont destinés aux élèves du secondaire. Qui ment?


Pendant ce temps-là, en Allemagne, il est question de flanquer en taule les parents qui s'entêteraient à enseigner refuser l'enseignement de la théorie du genre. Carrément!
--> Ici en allemand.
--> Ici en français, avec quelques petites bricoles en plus.

Alors, Monsieur Peillon, quand vous dites:'"Il y a un certain nombre d'extrémistes qui ont décidé de mentir, de faire peur aux parents. Ce que nous faisons à l'école, c'est enseigner les valeurs de la République et donc du respect entre les femmes et les hommes".

"Tous les manipulateurs, tous les fauteurs de trouble et de haine qui répandent ces rumeurs, je leur demande d'arrêter".
...nous ne demandons qu'à vous croire.
Mais dans ce cas, ne pensez-vous pas qu'il serait beaucoup plus rassurant d'aborder franchement ces sujets d'inquiétudes?
Ils sont justifiés.

Je ne sais pas encore quel sera l'ABCD de l'égalité, mais le B-A BA de la pédagogie, c'est de commencer par le commencement pour expliquer les choses.


54 commentaires:

  1. Excellent billet !
    Tu fais la part des choses, dis ce qui est dans le BO et ce qui n'y est pas (pas encore).
    Mais la suite montre que la rumeur anticipe de peu l'application.
    Moi non plus je ne suis pas une oie blanche. Mais vraiment, je suis ulcérée par ce que mes petits-fils risquent de se voir enseigner dans deux ou trois ans, quand ils iront à l'école (le plus tard possible). Les images sont hallucinantes.
    Cela ne m'étonne pas que les écoles catholiques aient des listes d'attente longues comme un jour sans pain.
    Il va falloir demander une place dès la grossesse .

    Ah au fait, l'internat dont je te parlais Dimanche :

    http://www.soseducation.org/_sites_annexes/blog/?p=1325

    et

    http://e.soseducation.org/a/?F=y746cswfcwu69yqe2z37jdkgmlzbtkvzrdvf6j88duz6gnczvnnkxg2-4702035

    Le blog de SOS Education:

    http://blog.soseducation.org/

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    1. Merci pour les liens chère Mouette.
      Tu sais, les écoles catho sous contrat sont bien obligées d'appliquer les directives de l'éducation nationale. Ce qui change, c'est uniquement le mode de recrutement des élèves: elles ont le droit de choisir leur public dans une certaine mesure. Privilège que partagent quelques grands lycées parisiens, tels que Louis le Grand et Henri IV, bien que publics. Va comprendre...

      Nous verrons bien ce que l'avenir réserve aux petits élèves, mais si l'école se met à dérailler, je doute que les enseignants suivent. Ils ont déjà du mal à faire l'essentiel, alors je pense (j'espère!) qu'ils en resteront au bon sens.

      En attendant, restons vigilants.

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    2. Bonsoir, j'ai été professeur dans une école secondaire catholique HORS CONTRAT pendant 4 ans, et je suis maintenant enseignante dans le supérieur (toujours hors contrat).
      Je peux vous CERTIFIER que les programmes de l'enseignement sous-contrat (que vous appelez à tort "catholique", parce qu'il le fut jadis) possède exactement les mêmes programmes que le "public".
      Outre le relatif "choix" des élèves, dont vous parliez, il y a le recrutement des professeurs qui n'est pas tout à fait identique.
      Cependant, sachez que les écoles sous-contrat n'ont plus rien de catholique : en "SVT" (=biologie) on y enseigne les contraceptions, l'avortement, l'existence des "diverses pratiques sexuelles" (sic) en classe de 4ème, tout comme dans le public.
      Concrètement, d'un point de vue moral et religieux, il n'y a AUCUNE différence.
      Voilà mon témoignage de professionnelle de l'enseignement depuis 20 ans...utilisez-le comme il vous plaira.

      Frédérique.

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  2. Que Peillon soir un menteur, pas étonnant, il se prends pour Robespierre, j'espère qu'il finiras comme lui, que les familles refusent ce genre de choses pas étonnant non plus, les écoles libres ont de beaux jours devant elles, à moins qu'on envisage de les supprimer aussi, il y en a 1 qui avait essayé en 84, chiche du-con ?

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    1. Boutfil, comme je le disais justement à la Mouette, les écoles privées n'ont pas trop le choix, sauf si elles sont hors contrat.
      Je ne suis pas sûre que Peillon soit un menteur. Il est aveuglé tant il est persuadé d'oeuvrer pour le Bien. C'est ça qui est dangereux.

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    2. Peillon ? il mène la campagne des européennes en PACA... ce sera son Waterloo.

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  3. Avec des idéologues comme Peillon, je me féliciterai presque de ne pas avoir d'enfant.

    Lire la préface du machin: "standard pour l éducation sexuelle en europe" et se dire qu on a vraiment des technocrates qui n ont rien d'autre a foutre que de vouloir standardiser l éducation sexuelle au niveau européen. Viendront-ils un jour, les mêmes, à normaliser la sexualité parce que qui dit "standard" dt "normes". Brfe à modéliser la sexualité des futurs adultes. Et pi quoi encore!

    Dans la même veine, il y a aussi le fameux rapport Estrella, plusieurs fois présentés à Bruxelles, à chaque fois retoqué puis représenté sous une forme et un nom différent qui dans ses propositions , de mémoire, 43 ,44 et 45 parle ouvertement de l'apprentissage des pratiques sexuelles dès le plus jeune âge, avec ou sans l accord des parents et y compris pour les handicapés physiques ou mentaux ! On déconne à plein tube là.

    Théorie du genre qui n existerait pas ? Tiens donc et pourquoi Belkacem la reconnait-elle dans le journal 20 minutes en 2011 ?

    La sexualité appartient à l intimité la plus précieuse des individus, l'Etat n'a pas à s'en mêler. Tout juste peut-on lui concéder la possibilité d apprendre aux enfants, en âge de comprendre, comment fonctionne le corps et la reproduction dans des cours de sciences nat' comme on disait avant . Point barre !

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    1. En effet corto, il semble que les eurocrates s'ennuient ferme pour pondre des machins pareils. Je te fais observer que dans un autre ordre d'idée, il est question d'unifier les systèmes de chasse d'eau et d'interdire les cheminées à foyer ouvert qui polluent.
      Ou alors, il picolent.

      Oui, le rapport Estrella est ahurissant! Je croyais qu'il était enterré, mais je vois que non.

      Je me demande si nous sommes livrés à une bande de fous.
      Même les Soviets n'avaient pas imaginé réglementer la sexualité des gens!

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    2. C'est drôle quand même cette association enfant/cul par les temps qui courent.

      On voudrait créer un cheptel de chair fraîche sur pattes à disposition qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

      Ca pue Sodome et Gomorrhe, ct'affaire ! On sait aussi comment ça a fini.

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  4. Très bon billet, que je relaie sur Twitter. Mais en même temps, si vous me permettez, vous êtes bien trop gentille.

    Tous ces débats sur une éventuelle théorie du genre qui serait/ne serait pas enseignée à l’école sont l’arbre qui cache la forêt.

    Ce qu’il y a au fond ce cette « théorie », c’est l’idée que les hommes et les femmes ne sont pas égaux mais interchangeables. Qu’il n’existe aucune différence psychologique permanente, naturelle, entre les hommes et les femmes. Qu’ils ont fondamentalement les mêmes capacités, les mêmes aspirations, les mêmes goûts. Bref qu’ils sont identiques – si l’on excepte quelques menus différences physiques, qui bien sûr sont censées n’avoir aucune incidence sur le psychisme (on n’ose plus écrire : sur l’âme).

    Or qui peut douter un seul instant que les Belkacem, Peillon et consorts ne croient dur comme fer à cela ?
    Qui peut douter que cette interchangeabilité des hommes et des femmes ne soit l’un des dogmes les plus révérés et l’un des plus intouchables de la gauche ?

    Toutes leurs actions le proclament, toutes les lois qu’ils font voter sur le sujet ont pour prémisse l’absence de différences (psychiques) naturelles entre les hommes et les femmes.
    La parité sous toutes ses formes repose sur cette idée. Les lois sur l’égalité salariale hommes/femmes présupposent nécessairement cette prémisse. Les tentatives de forcer les hommes à prendre un congé parental, itou. Et je pourrais continuer à énumérer longtemps toutes ces initiatives, ces lois, ces prises de position de nos gouvernants et de la gauche en général (et aussi d’une bonne partie de la droite, hélas) qui ont pour fondement logique l’interchangeabilité des hommes et des femmes.

    Alors que l’on vienne nous amuser avec la théorie du genre (un coup elle existe, un coup elle existe pas, tu l’as vu, tu la vois plus) ne devrait pas nous distraire de l’essentiel : oui, bien sûr, les enseignants vont être chargés d’enseigner à nos enfants que les hommes et les femmes, c’est tout pareil, que tous les « styles de vie sexuels » se valent (à quelques menues restrictions près), et ainsi de suite. C’est aussi certain que deux plus deux font quatre.
    Que cet enseignement prenne la forme d’une quelconque « théorie du genre » est totalement secondaire.

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    1. Merci de l'avoir relayé Aristide.

      Je ne sais pas si je suis trop gentille ou pas assez convaincue de la volonté délibérée de la gauche à annihiler les différences hommes-femmes, au point d'en faire des êtres interchangeables en tout point.

      Vous y voyez une manoeuvre sournoise.
      J'y vois plutôt la conséquence d'une glissade idéologique. Autrement dit, je ne suis pas convaincue qu'ils se rendent compte du totalitarisme dans lequel ils sont en train de plonger.

      Il s'agit d' un phénomène d'emballement.

      Au commencement étaient les justes revendications des femmes à voter, disposer d'un compte en banque, travailler, à accéder aux mêmes postes et à recevoir le même salaire pour un travail identique ne me choquent pas du tout. C'était justice.
      Ensuite, au lieu de s'en tenir là, les gentils illuminés ont confondu égalité des droits et égalité en tout.

      Ce qui est ennuyeux, c'est que certains d'entre eux sont au pouvoir aujourd'hui et tentent de nous faire avaler ça.

      C'est là que nos analyses divergent: vous pensez que derrière la théorie du genre et autres trouvailles en vogue en ce moment se cache une décision, presque un plan.
      Pour ma part, je n'en suis pas sûre.
      A force de vouloir protéger les droits de opprimés: les femmes, les homosexuels, les Noirs..., ils vont trop loin et sont en train de déraper vers un despotisme égalitariste. Maîtrisent-ils seulement leur plongée en eau trouble?







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    2. Je précise que moi aussi je considère comme juste l’égalité des droits entre les hommes et les femmes (quand même…). Mais nos gouvernants ne veulent pas l’égalité des droits, ils veulent l’égalité des résultats, et ils veulent l’égalité des résultats car ils considèrent les hommes et les femmes comme fondamentalement identiques, donc toute différence de résultat sera interprété comme la conséquence d’une « discrimination ».
      C’est ce qu’il y a derrière toutes les lois sur la parité, « l’égalité réelle », etc.

      Pour le reste je ne vois pas de plan ou de manœuvre sournoise (ou en tout cas pas plus qu’à l’ordinaire en politique), juste une logique qui se déploie. N’est-ce pas Hollande qui prétendait que l’égalité est l’âme de la France ?
      Hé bien voilà, tout est dit. Il suffit d’écouter, et de prendre au sérieux ce qui est dit.

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  5. Quand on lit certains intervenants sur certains sites, on obtient une image ridicule de l’Éducation(sic) Nationale(resic) et de son fonctionnement. Notez que, au vu des résultats lamentables de cette administration, on s’en doutait un peu. Les profs peuvent faire ce qu’ils veulent, les rectorats n’auraient aucune influence sur leurs méthodes de travail, les programmes ne dépendraient que d’un BO très vague sans aucune influence ministérielle, les manuels n’auraient qu’un lien très indicatif voire subjectif avec les programmes et les profs auraient la liberté de ne pas les utiliser. Bref, une administration où personne n’écoute personne et chacun il fait ce qu’il veut.

    Les programmes ne peuvent PAS ne dépendre que du BO. D’abord parce que le BO n’est constitué que de grandes lignes. Il a besoin, pour être concrètement appliqué, de contenu (que le BO ne donne pas, mais les manuels scolaires, oui) et de directives, lesquelles proviennent des rectorats et sont en général transmises aux enseignants par circulaires. Directives qui, il va sans dire, vont toutes dans le sens des idéologies progressistes, ce depuis Jules Ferry. Ces directives qui, par ailleurs s’appliquent aussi aux médias qui, par elles, sont « fortement encouragés » à traiter positivement certains thèmes (homosexualité, judaisme, islam, immigration…) et systématqieuement négative certains autres (Christianisme, famille, nation, héritage historique…) ne sont pas officielles pour rien. Elles proviennent d’autorités ministérielles légales et ne peuvent être considérées comme secondaires ou accessoires. Officiel est synonyme d’ »obligatoire ». On peut difficilement décrire les directives émanant d’un gouvernement comme « facultatives » ou alors c serait donner une piètre idée du pouvoir du gouvernement en question (et quelque part nous donner raison…)

    Les manuels scolaires sont publiés par des éditeurs privés, mais rédigés par des enseignants des rectorats pour des enseignants des rectorats. Par conséquent, si les éditeurs veulent voir leurs livres franchir les portes des salles de classe (ce que, à priori ils recherchent, histoire de ne pas se retrouver avec des piles d’invendus…), ils ne peuvent faire autrement que de les conformer aux exigences et orientations des rectorats. Le fait que les rédacteurs soient en plus des profs de l’Éducation (sic) Nationale (resic) suffit aussi pour se convaincre de l’interdépendance entre cette dernière et les éditeurs.

    Dépendance aggravée par le fait que lesdits éditeurs privés ne publient aucun manuel sans s’être au préalable concerté avec une multitude de « conseillers » ministeriels, d’autorités morales et autres « consultants » dûment et officiellement cautionnés par les ministères.

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    1. Tchetnik, votre description correspond plutôt à l'enseignement du secondaire, je crois.
      Parce que dans le primaire, les programmes sont redoutablement précis. En plus, ils sont assortis de consignes qui ressemblent à des commandements. Tout prof des écoles digne de ce nom doit connaître PAR COEUR les sept points du socle commun des connaissances et des compétences, les différents palliers et pondre une progression à l'année qui prenne tout ça en compte. Et ce n'est pas tout, mais je ne vais pas entrer dans les détails, c'est trop fastidieux.
      Un peu plus de liberté ne me déplairait pas, savez-vous. Car j'ai de plus en plus l'impression d'être fliquée en permanence.

      A propos des manuels, c'est vrai que les collèges et les lycées les distribuent aux élèves en début d'année: les conseils généraux et régionaux sont donc obligés de choisir. Et c'est là que le bât peut blesser. Quels sont les critères de choix? Comment s'arrangent-ils avec les éditeurs? Comment être sûr qu'il n'a a pas d'accointances?

      Dans le primaire, c'est différent. Les vieux manuels resservent jusqu'à ce que mort s'ensuive et les maîtres passent eux-même leurs commandes. Il est d'ailleurs tout à fait possible de se passer de manuel.

      Cela dit, j'ai peu constater au travers de l'enseignement qu'ont reçu les filles dans le secondaire, que tous les professeurs n'étaient pas esclaves de leurs manuels.
      Tout espoir n'est pas perdu!

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    2. En effet, mon expérience concerne le secondaire.

      Certains profs font de la résistance, mais ils restent marginaux et risquent de se faire chopper par les inspections académiques.

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  6. Excellent billet. Je me permets de le partager sur Facebook et de vous ajouter à ma liste de blogs.

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    1. Merci Jacques et bienvenue!
      Je vous en prie, avec plaisir.

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  7. Les garçons et les filles, c'est pareil voilà pourquoi:

    Un petit garçon de 5 ans regarde sa petite sœur de 4 ans dans la baignoire, il se regarde encore ensuite sa sœur et dit ceci ensuite: "Pfut, les filles ça cassent tout"; voilà pas besoin de livres et théorie du genre.

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    1. Quand ils sont petits, les garçons aiment jouer avec les soldats et les filles avec les poupées, quand ils sont plus grands, les garçons aiment jouer avec les poupées et les filles avec les soldats.

      Un petit garçon n'aime pas avoir de petite sœur. Ca crie, ça pleure...Un grand garçon aime avoir une petite sœur. Ca ramène plein de copines à la maison...

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    2. Ahahahah! granpas, c'est parfait!

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  8. Vincent "Peillon" a demandé que les parents réfractaires soient "convoqués" par les directeurs d'établissements pour leur rappeler l'"obligation de scolarisation"...

    La grosse blague.

    Quand on sait que les parents d'élèves régulièrement absents ou notoirement violents ne sont JAMAIS convoqués...

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    1. Ils peuvent l'être. Seulement ils ne viennent pas.

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  9. Coucou ma petite Lo, d' abord un gros bisou , j' étais bien contente de te retrouver aussi charmante que sur le papier!
    Toujours aussi pleine de bon sens, heureusement, il y a des personnes comme toi pour transmettre ce bon sens au petits et je compte sur eux pour faire comme mon fils quand on lui dit que les filles et les garçons c' est pareil à savoir de s' écrier " n' importe quoi!"

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    1. Coucou orfeenix! Tu vas mieux?
      Moi aussi j'étais contente de te retrouver, mais nous étions à un kilomètre et ensuite, tellement transies que toute conversation devenait problématique, entre deux claquements de dents.
      Tu sais, je crois que les enfants aussi sont plein de bon sens, comme ton fiston, et puis encore pas mal d'adultes.
      Bisous

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  10. d'après l'avant-dernier cliché je m'aperçois que Pinocchio a grandi, si j'en juge les différentes adaptations évolutives, depuis sa plus tendre enfance à son adolescence (poils à la turgescence).
    Bzzz...

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    1. Certes Bourdon, on ne peut rien te cacher (poil aux nénés).
      Bizzzous

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  11. Excellent billet. Le gouvernement nous enfume et s'inspire bien, l'air de rien, des gender studies pour faire la promotion de l'égalité hommes/femmes. Il y a quelque chose de totalitaire dans cette volonté de s'immiscer dans la vie des gens pour déconstruire les représentations liées au sexe, c'est réellement inquiétant.

    Sinon, j'ai entendu, moi aussi, ce mépris que l'on affichait ce matin sur France Inter à l'endroit des musulmans qui se laissent manipuler... Apparemment, le Camp du Bien aurait donc le droit d'être islamophobe quand cela l'arrange...

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    1. Merci Noix Vomique.
      En effet, nous voguons doucement mais sûrement vers un totalitarisme étrange. Si doucement que beaucoup ne s'en rendent pas compte. A moins qu'ils ne le puissent pas?

      Je suis contente de ne pas être la seule à avoir entendu ce ton radiophonique plein de suffisance.
      Le Camp du Bien, en l'occurrence, est constitué de bobos bourrelés de bons sentiments, mais qui refuseraient net de venir habiter à côté de chez moi, dans le 9-3. On se demande bien pourquoi!

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  12. Obligation de scolarisation (donc dans une école) n'existe pas en France. Encore une déviance verbale, c'est comme le Canada Dry,on croit que c'est du Whisky, mais cela n'en est pas. C'est l'obligation de scolarité.

    Ensuite, Inspecteurs d'Académie ou Directeurs d'Ecole, ils n'ont aucun droit de convoquer un citoyen de ce pays. A part un officier de police, de gendarmerie ou de justice, les autres peuvent aller se rhabiller.

    Quant au fameux credo de l'égalité fille/garçon, outre le fait que l'EdNat ferait mieux de s'occuper de ses affaires au vu des derniers résultats du rapport PISA, je tiens à préciser dans un esprit tout à fait historique, que c'était déjà l'un des slogans qu'on enseignait jadis dans la Jeunesse Hitlérienne et chez les Jeunes Pionniers.

    N'y voyez là aucun mauvais esprit de ma part, mais je me gausse !

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    1. "c'était déjà l'un des slogans qu'on enseignait jadis dans la Jeunesse Hitlérienne et chez les Jeunes Pionniers."
      Exactement !
      Toutes ces tentatives de retirer l'enfant de l'autorité morale parentale relève des heures les plus sombres etc... Les nazis, les staliniens, les maoïstes et les sbires de Pol Pot ont tenté ça. C'est la marque du totalitarisme.
      Et nous en sommes là ?
      Pas encore tout à fait, mais nous en prenons le chemin.

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  13. Du mauvais esprit de ta part lecanasson? Allons donc!
    Il n'empêche que tu as raison de relever ces points de détails, qui n'en sont pas.
    C'est l'enseignement qui est obligatoire. Pas l'école.
    Ensuite, c'est bien la raison pour laquelle on ne voit jamais certains parents, qui se contrefoutent de se savoir ardemment attendus par le directeur ou le principal. Convocation,... J'ajouterais que les directeurs et autres ont autre chose à faire que de recevoir les parents un par un dans leur bureau pour leur faire la morale. Monsieur Peillon n'a pas l'air de bien réaliser à quel point ils croulent sous le boulot.

    Merci pour le rappel historique.
    L'histoire nous apprend décidément bien des choses.

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  14. La théorie du "gender" est rampante depuis deux ans dans les cercles dirigeants, il faut être aveugle et sourd pour le contester.
    Peillon s'énerve car il est rattrapé par le Mécontentement général, après le fiasco de la semaine allongée à compte d'autrui, autrui étant le maire du village.
    Voilà maintenant qu'une communiste passée à l'ennemi mobilise contre lui par SMS et parvient à dégonder la porte de l'école, le premier pilier de la République, le moule ou la "filière pâtissière" qui fabrique des petits républicains à la chaîne avec des valeurs standardisées, approuvées par notre "petite-union-soviétique-qui-a-réussi" comme disait de nous Vaçlav Havel.
    Il a de quoi douter de soi. Et ça énerve.

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    1. Bonjour et bienvenue Kardaillac. Et mes excuses pour cette réponse tardive.
      De fait, il est énervé mais pas plus convaincant que ça.
      Seuls les parents ont le pouvoir de faire bouger les choses, mais ce n'est pas chose simple: les enseignants sont soumis au devoir de réserve, quand leur hiérarchie ne les menace pas purement et simplement de sanctions s'ils ont le malheur de parler. Les parents extérieurs au monde enseignant ne peuvent pas savoir ce qui se passe à l'intérieur de la maison éducation nationale. Alors on tourne en rond.
      Manque de chance pour l'autorité, Farida Belghoul est enseignante, mais elle n'exerce plus. Donc elle connaît le milieu mais elle n'est soumise à aucun devoir de réserve et elle est imperméable aux menaces.
      Il est indispensable que les anciens enseignants, retraités et autres, alertent le monde civil de la façon dont évolue l'éducation nationale.
      Et tant pis si ça énerve.

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  15. A l'école, mettez y vos enfants, plus tard ils vous mettrons à l'hospice... C'est une boutade glauque, alors j'ai plus positif :

    « L'école s'habille de morale pour cacher ses dessous de mensonge. Nous mettrons l'école à nu. »
    Le Débrancheur
    http://www.youtube.com/watch?v=hYxXNdR26uU

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    1. L'euthanasie pour Tous va remédier à tout cela !

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  16. Outre le mensonge, Peillon nous prend vraiment pour des cons.

    Il voudrait nous faire croire que le matériel le plus adéquat pour aborder l'enseignement de la sexualité auprès de lycées âgés de 16 à 18 ans sont...DES PELUCHES ???

    Ca va être homérique le lancer d'utérus à travers la classe !!! Je regrette de n'être plus en second cycle !

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    1. Je crains qu'en effet, il ne nous prenne pour des ravis.
      Les peluches pour les 15-18 ans sont sans doute indiquées pour assurer la sécurité des élèves...

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  17. Cette ingérence dans la famille de la part de l'état devient vraiment inquiétante!
    Et ces dames du gouvernement qui sont pour l’interchangeabilité des hommes et des femmes je ne peux que leur recommander de faire un petit stage de maçonnerie et de porter des agglos pendant ne serait-ce qu'une journée!
    Mais bon, je ne me fais pas d'illusion. On se dépêcherait de proclamer qu'il faut réduire de moitié le poids des agglos quitte à ce qu'on mette le triple du temps pour monter une pauvre cloison!!!
    Pfff! Ça devient d'un ridicule!

    ***
    Bonne soirée, Lo.

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    1. Bonjour Mildred,
      Ces dames sont en plein délire idéologique. Bien à l'abri dans leur monde protégé et leurs appartements douillets, elles ont complètement perdu tout bon sens. Ce besoin étrange de fourrer tout le monde dans le même sac me laisse penser qu'elles s'ennuient très fort ou bien qu'elles ont sombré, avec quelques-uns de leurs collègues masculins, dans une utopie proche des récents régimes totalitaires d'Europe de l'Est. Une vieille dame de mes connaissances, émigrée de Yougoslavie dans les années 60, trouve des analogies entre la manie actuelle d'interchangeabilité et l'idéologie qu'elle a fui.

      Bonne journée Mildred!

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  18. Réponses
    1. Merci Olivier et bienvenue chez moi.
      A bientôt.

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  19. Salut... cette affaire pue la manipulation... et pendant ce temps... les gens fouillent dans les poubelles de ma rue dès qu'elles sont sorties vers 18h30, et bouffent les ordures comestibles tout de suite, là sur le trottoir.

    Et toi, ça va ? bises.

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  20. C'est très juste cet article ! Je suis auxiliaire de vie scolaire et je me vois mal en train d'expliquer les images de certains albums sans être dans le colimateur des parents ! Bien sûr, ils auraient raison ! Ce sont des bébés en maternelle et leurs préoccupations ne sont pas les nôtres ! Laissons-les grandir tranquilles ! Bonne journée !

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  21. C'est grâce à cette théorie ignoble qu'aujourd'hui je ne vote plus. Ca a permis de révéler qui étaient ces ignobles personnages.
    J'attendrai désormais que les partis se prononcent clairement, unanimement contre cette merde pour aller voter. Tant que ni l'ump ni le ps ne sera clair là-dessus, au-revoir président!

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  22. Les cahiers au feu, et la maîtresse... au clavier ?
    I miss you.
    Bises.

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  23. Tiens, je vois qu'il n'y a pas que moi qui laisse trainer le blog !

    Bizes ma Belle

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  24. Mes enfants 16 et 19 ans ont vu sur le web le fameux film, qui ne sera finalement pas projeté dans les "écoles"... Verdict " C'est malsain".

    Sinon, plein de bisous.

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    1. Tes enfants sont plein de bon sens. Il faut dire qu'ils ont une maman qui leur a appris à réfléchir. Ce n'est hélas pas le cas de tous.
      Re bisous

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Vos commentaires sont les étoiles scintillantes de ma galaxie. Si toutefois des météorites menaçaient de fracasser ce modeste espace de parole, je me réserve le droit de les renvoyer dans les étendues glacées de la blogosphère. Moi, Io, ne saurait être tenue pour responsable de leur composition ni de leur destin