dimanche 1 janvier 2017

Une nouvelle année

Je vous souhaite à tous une bonne année 2017 avec, dans l'ordre d'importance:

-1- une bonne santé,
-2- des gens qui vous aiment,
-3- pas de contrariétés violentes,
-4- la paix en petit et en grand,
-5- des sous en suffisance,
-6- un moyen de subsistance intéressant et pas trop épuisant (on peut inverser 5 et 6),
-7- un minimum de satisfactions esthétiques,
-8- un univers politique un peu moins pourri,
-9- une vraie liberté de parole
-10- une inspiration bloguesque inégalée.

Quant à moi, je commence sous le signe du grand nettoyage. Je viens de flanquer par terre un gros saladier de harengs pommes à l'huile, lequel a explosé au contact du sol de ma cuisine. Le verre a dû être étudié par des ingénieurs bien vicelards, parce que le plus gros morceau ne devait pas excéder 2 centimètres. Je ne m'étends pas sur l'état des surfaces, devenues une entremêlée de verre concassé, d'huile, de résidus de pommes de terre, d'oignons et de hareng.

La vaisselle n'avait évidemment pas encore été nettoyée, ce qui ajoute encore à la qualité de la scène.

Je ne sais pas si cet épisode prophétise quelque chose, mais dans cette hypothèse une chose est sûre: 2017 n'aura pas goût de guimauve.

Bonne année! 

jeudi 29 décembre 2016

Pour qui roule Najat?

Depuis le début du quinquennat Hollande, bien des choses ont secoué l'Education nationale. Elle l'était déjà pas mal avant, mais il faut reconnaître que depuis 2012, c'est la foire à la saucisse.

Résumons. 
D'abord, il y a eu Vincent Peillon et son tableau de chasse:
- La réforme des rythmes scolaires, appliquée à l'arrache, sans aucune concertation ni avec les parents, ni avec les communes, ni avec les enseignants. Elle coûte une fortune, aggrave les inégalités et fatigue les mouflets. Pour rappel, le décisionnaire est cet homme inquiétant, partisan de l'émergence d'un homme nouveau, arraché au déterminisme familial puis refaçonné par Mère Education Nationale.
- La théorie du genre, dont on veut à tout prix nous signifier que c'est un fantasme et que jamais, au grand jamais, il n'a été question de l'infliger aux enfants. Pour se faire, des directives et consignes de lecture un petit peu compromettantes hardies on été supprimées en toute hâte des supports accessibles au public. Comme ça tout est réglé, tout le monde reste copain.

Et Najat dans tout ça?
Attendez, j'y viens.

Ensuite, après un passage-éclair de Benoît Hamon, nous avons désormais Najat Valleau-Belkacem, l'étoile montante. La chouchoute aux yeux doux et aux belles paroles.

Son tableau de chasse vaut largement le précédent.

Voyons cela:
- La réforme des collèges dans la plus extrême précipitation menée tambour battant. 
Résultat: les profs remontés comme des pendules, la simplification appuyée de l'enseignement du français, la suppression des classes européennes, la quasi disparition de l'enseignement construit des langues anciennes, la réduction de la deuxième langue vivante (surtout l'allemand, langue à flexion plus difficile) à une peau de chagrin désolante, les ubuesques EPI, l'accent mis sur l'enseignement et la valorisation de l'histoire des civilisation musulmanes (là, je fais très attention à ce que je dis parce que le sujet est explosif), le projet de l'introduction de la langue arabe en CP, le rétablissement de l'autorisation pour les mères voilées d'accompagner les sorties scolaires...et en prime, sur Canal +, elle laisse s'exprimer sans réagir le salafiste Idriss Sihamedi.
Ça commence à sentir le fagot. Vite, vite, regardons ailleurs et parlons d'autre chose!

Et si au contraire, on mettait les pieds dans le plat?

Najat est membre du Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger depuis 2007 par décret (dahir) du roi du Maroc. En abrégé: CCME. 

Qu'est-ce que c'est que ce truc? 
Officiellement une institution justement crée en 2007, "chargée du suivi et de l'évaluation des politiques publiques du Royaume envers ses ressortissants à l'étranger. Il a en outre pour mission d'émettre des avis en vue de veiller à la défense des intérêts des Marocain(e)s de l'étranger à l'intérieur et à l'extérieur du Maroc, et de renforcer leur contribution au développement du pays." (source: Wikipedia). 
Officieusement, un outil de propagande à la gloire du Maroc, ni plus, ni moins. Najat est rétribuée en sa qualité de membre de cette organisation aux contours pour le moins flous. Ses émoluments considérés comme "de complaisance" par le journaliste Ali Amar, sont tenus secrets.
C'est déjà assez gênant qu'un ministre d'Etat français soit payé par un pays étranger pour en assurer la promotion.

Ce n'est pas tout.

Je cite Malika Sorel-Sutter, dont Daniel Clairvaux reprend les propos dans L'OBS. Cette double appartenance troublante est relevée dans "Décomposition française: comment on en est arrivé là?":
Parmi les attributions de ce conseil, citons celles «d’émettre des avis sur les principales orientations des politiques publiques permettant d’assurer aux Marocains résidant à l’étranger le maintien de liens étroits avec leur identité marocaine et notamment celles relatives à l’enseignement, l’éducation religieuse et l’action culturelle

Concernant le statut de ses membres, Malika Sorel-Sutter écrit qu’il est spécifié qu’ils «doivent assumer les fonctions qui leur sont dévolues avec fidélité, impartialité et dévouement pour la défense des intérêts suprêmes de la Nation marocaine».

C'est donc le devoir de Najat, sujette modèle du roi Mohamed VI, d'honorer les obligations que son statut de membre du CCME lui imposent.

Elle est aussi ministre de l'éducation nationale de l'état français.