vendredi 25 novembre 2011

Gelée de groseilles


Le chaud mois de juin et ses abeilles bourdonnantes sont envolés depuis longtemps. Place aux brumes frisquettes de novembre!
Heureusement que j'ai pensé à enfermer juin dans mon congélateur.
.................
Je sens comme un flottement. Les esprits forts pensent que je déraille?
Les esprits forts ont tort.

En juin, j'ai récolté mes groseilles. Un biiiiip! de boulot! Surtout sous le cagnard. Alors ensuite, évidemment, j'étais trop épuisée pour en faire tout de suite quelque-chose, de mes groseilles. Je suis une personne délicate qui ne supporte pas la chaleur.

Mes précieuses petites groseilles de variété rare et ancienne (Versaillaise rouge et Junifer), ne croyez pas que j'allais les laisser moisir ventrebleu!
Je les ai donc confiée à mon gros congélateur, celui qui héberge aussi mes cassis, mes mûres et mes framboises de l'année et qui ronronne comme un matou.

Aujourd'hui, j'ai ressorti juin et mes groseilles du gros matou.
Les esprits forts m'objecteront encore qu'elles ont une drôle de dégaine. Normal, elles sont gelées!

J'ai décidé de faire enfin mes gelées et de réchauffer la cuisine en même temps. La chaleur, là, vu le crachin insistant dehors, d'accord.

C'est parti!

D'abord, faire éclater les grains. Il faut ajouter un petit verre d'eau et laisser chauffer pas longtemps, le temps d'obtenir une sorte de bouillie.

Après ça, récupérons le jus. Ça se passe en deux temps:
- mettre la bouillie sur une passoire et laisser le jus s'écouler. Boulot de feignant.

- ensuite, on se fatigue un peu plus, puisqu'il faut presser les fruits à travers une étamine, pour bien exprimer tout le jus. Je n'ai pas de photo, parce que mes deux mains étaient occupées à poignasser cette ragougnasse rouge et que je pouvais difficilement manipuler mon appareil photo en plus. Je ne suis pas Shiva.

Voilà le résultat: à côté, c'est le résidu tout sec. Les oiseaux adorent ça. Pensons à eux (surtout qu'on est plus en juin, je vous rappelle).

Le jus, il faut le mesurer et pour 1,5 litre de jus, il faut à la louche environ 1kg de sucre. Je ne mesure pas au gramme près. Ni même à 100 grammes près. Au diable la pharmacie!


Ensuite, c'est très très simple.
Le joli jus rouge sucré, on le fait bouillir doucement EN TOUILLANT TOUT LE TEMPS!
Très important le touillage.
A partir de l'ébullition, il doit cuire 10mn. Pas plus.
Pourquoi pas plus? Hein les esprits forts?
Parce que la pectine des groseilles, le machin gluant qui va la faire prendre, elle n'aime pas chauffer trop. Si on lui file un coup de chaud, elle boude et la gelée ne prend plus. Sale caractère.

Entretemps, on a pris soin de bien nettoyer les pots et les couvercles, qui attendent sagement sur un linge propre.

Il n'y a plus qu'à les remplir avec la gelée bouillante. Faut se méfier, ça brûle méchamment, si on vise mal.
On bouche et on retourne les pots. Comme ça, l'air s'en va et les gelées se conservent très bien et très longtemps.

Si c'est mal cuit, toute la gelée liquide va s'écouler sous les couvercles. Ahahaha! Y'a plus qu'à tout recuire 5mn dans la joie et la bonne humeur! Très drôle!!


Si le fond du chaudron qui a cuit les gelées a cette allure-là une fois vidé, c'est bon. Pas obligé de tout recommencer.



D'ailleurs la preuve que je ne raconte pas de sornettes.

Et sur la tête de ma mère, cette gelée-là, elle est à se damner!

14 commentaires:

  1. PETITE ANNONCE : échangerai pot de gelée de groseilles contre pot de confiture de lait faite maison aussi......

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  2. PETITE ANNONCE BIS: échangerais pot de confiture de lait maison contre pot de gelée de groseilles maison....Boutfil! Je crois qu'on va remettre ça!

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  3. Te souviens-tu de tous ces pots de gelée et de confiture que ton auguste mère avait confectionnés et entreposés à refroidir dans la cave à la campagne et qui avaient ruinés en une nuit par une bande de racailles de lérots, laquelle avait goûté à chaque pot sans en oublier un.

    Commentaire de ton père très admiratif : "Ces bêtes-là ont de la ressource !"

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  4. Oui Anonyme (tu te choisis un pseudo quand, au fait?), je me rappelle si bien que je couvre TOUJOURS mes confitures avec un couvercle dur. Jamais un papier fragile comme ma mère faisait.
    Les racailles sont partout.

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  5. Mais ça c'était de la racaille trop mignonne, Wesh !

    Le pseudo, j'essaie, j'essaie...

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  6. Z'ont du goût les lérots !!!
    Et cette gelée là m'a l'air fameuse ... bravo !
    C'est de la haute technique.

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  7. Je ne reçois plus tes updates, je ne comprends pas, je pensais que t'étais en vacances !

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  8. C'est le côté Vénus en Taureau de Lo. Elle sait les choses à concocter et qui font du bien là où ça passe...

    Moi, je suis nulle, ma vénus est en bélier, je suis tellement nulle que sur la photo des pots encore vides, j'ai cru qu'elle avait disposé des tranches de saucissons pour colorer l'image.

    Je suis victime de la méthode globale de la lecture. Elle s'étend à ma vision générale de myope.

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  9. @Oh non Solveig! C'est tout simple! Bien plus que de s'occuper d'un blog, en fait. Les lérots sont des canailles! Z'ont l'air innocents comme ça avec leurs grands zyeux noirs masqués. Mais...
    @Copine Débile, Vlad m'a aidée à reconfigurer mes flux qui passaient pas, c'est sûrement ça le fin mot de l'histoire. Il faut te réinscrire. Tu les reçois à nouveau? J'aurais dû te prévenir...Et tes vacances à toi? Où es-tu maintenant?
    @Ben voilà! Lecanasson, c'est quand même plus sympa qu'Anonyme! Je ne savais pas que j'étais Vénus en Taureau. J'en apprends tous les jours. Quant à la méthode globale, je m'abstiendrai de faire le moindre commentaire, ça vaut mieux. Entre nous, je ne savais pas que Mâme Grélot était adepte de cette méthode de malheur.

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  10. Si si , Mâme Grelot nous a fait de la méthode globale. Comme j'étais déjà pas mal miro à cette époque, je n'ai pas dû tout imprimer mais j'ai des séquelles. Je lis des mots pour des autres, même dans les langues étrangères, et ça donne des cadavres exquis.

    Du coup, j'ai vu des rondelles de saucisson à la place de couvercle de pots. Mais en dehors de cela, j'ai dégusté la déclinaison de couleurs rouge émeraude/blanc/gris/argent. Un vrai conte sanglant de Grimm.

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  11. Lecanasson, y'a plus qu'une seule solution: les idéogrammes. Bonne chance!
    Cela dit sans ironie, parce que c'est une invention assez géniale, les idéogrammes.
    Je n'ose pas imaginer à quoi vont te faire penser mes futures gelées de cassis... Voyons ça!

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  12. J'avais raté cette gourmandise en photo...
    ben une gelée de groseille, quel rêve, en un pays où la barquette de 250g coûte 3,50 à 4 euros...
    Et où tu ne trouves pas un groseiller à moins de 60 km, dans la montagne.

    PS Moi, c'est Venus en Scorpion, alors j'ai toujours eu des affinités avec les Venus en Taureau, le signe opposé.

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