lundi 11 février 2013

La réforme Peillon vue de l'intérieur

Non pas que l'idée de revoir les rythmes scolaires soit une idiotie.
Halte-là! Je peux en témoigner. Tout le monde est d'accord là-dessus: six heures d'école, c'est trop long. Pas besoin d'avoir inventé la poudre pour s'en rendre compte.



Hélas, notre bon Peillon a eu envie de copier sur son petit camarade Sarkozy, qui crachait des réformes sans avoir en tête la moindre idée sur la façon de les appliquer.
C'est pourtant pas beau, de copier.


Donc, Peillon a décidé de passer à l'acte et de foncer. Hardi petit!
La journée de classe sera raccourcie. Dès la rentrée 2013.

Et là, tout étonné, il constate que les profs, au lieu de lui tresser des couronnes, ils renâclent.
A entendre ce qui se dit sur les ondes officielles, ces salauds de profs ne font rien qu'à embêter Monsieur le ministre, parce qu'ils ne veulent rien changer à leurs petites habitudes.
Ben voyons...

Alors, puisque les journalistes à la tête dure font semblant de ne rien comprendre, j'explique.
La journée d'un écolier français est faite de temps scolaire, six heures pour le moment, et de temps périscolaire: garderie, cantine, étude. Ce temps peut être long. Jusqu'à quatre heures EN PLUS du temps scolaire.
Oui, vous avez bien lu: certains mômes restent dix heures à l'école.

C'est bien pratique, le temps périscolaire, parce que ça permet à l'école de jouer un rôle dont personne ne parle jamais: celui d'une GARDERIE.
Je ne porte aucun jugement là-dessus, mais c'est une réalité qu'aucun ministre ne veut admettre. A croire qu'elle sent mauvais.

Revenons à nos moutons.

Peillon, qui n'a rien de plus urgent à mettre en place, veut faire la peau à la semaine de quatre jours. Prétexte officiel: les chronobiologistes pensent que c'est mieux qu'il n'y ait pas de rupture de rythme. En réalité, ils sont très partagés là-dessus et cette vérité toute puissante est fort discutée.
Prétexte officieux: gommer ce qui a été mis en place par le prédécesseur (et qui a fait plaisir à tout le monde) pour bien montrer que désormais, c'est lui le chef.
On ne m'ôtera pas de l'idée que la vraie motivation, c'est celle-là.

Alors, il fait d'une pierre deux coups: journées plus courtes et classe le mercredi matin. Bingo!

Pas bingo du tout. Pourquoi?

D'abord, la journée de classe va diminuer d'une demi-heure. Une crotte de lapin.
Ensuite, puisque les parents travaillent et qu'ils ont besoin d'une garderie d'un temps périscolaire de qualité, la journée des pauvres biquets va parfois être rallongée! Eh oui! A cause du temps de midi qui va s'allonger. Les moins bien lotis font se farcir non plus dix heures, mais onze heures d'école! Surtout quand on sait ce que c'est que le "périscolaire de qualité": des gens recrutés à la va comme je te pousse, parce que c'est mal payé, les emplois du temps mal foutus et neuf fois sur dix, c'est désastreux.
Alors les prétextes à la sauce chronobiologique, ils sentent la tartufferie à des kilomètres.
Quant à moi, je pressens que dès le jeudi matin, à ce rythme-là, les élèves vont ressembler à des zombies.

Pour que personne ne m'accuse de parti pris, je m'en vais prendre l'exemple de mon école.
Ça va être un peu technique.  Rendez-vous dans quelques lignes en cas d'allergie aux détails techniques.
Classe de 9h à 16h30 (au lieu de 8h30-16h). Temps passé à l'école: PAREIL!
Temps de cantine: 2h (au lieu de 1h30). Trop long 2h. Les mouflets vont s'entretuer...
Garderie du matin: 7h30-9h (au lieu de 7h30-8h30). Etude: 16h30-18h (au lieu de 16h-17h30). Le "périscolaire de qualité" s'allonge! Quelle chance!
Et le mercredi: 2h de classe pour tout le monde + 1h d'aide personnalisée (concerne quatre à cinq élèves par classe).
Conclusion: Cinq jours d'affilée, 5h30 de classe par jour, sauf mercredi 2h à 3h, au régime minimum, 10h30 au maximum. 2h dehors tous les midis (180 mômes, un préau minuscule).
Maintenant, je pose la question: où iront les enfants dont les parents travaillent le mercredi, après leur deux heures de classe? Motus là-dessus.

Bien évidemment, on ne touche ni aux programmes gonflés à bloc, ni aux sacro saintes vacances. D'ailleurs, les professionnels de l'hôtellerie n'ont même pas été conviés à participer aux réunions préparatoires à cette réforme "en profondeur".

Vous me direz, qu'est-ce qui oblige les écoles à mettre cette réforme en application? Après tout, on ne va pas leur envoyer la maréchaussée!

L'argent.

Les communes qui acceptent de mettre en place le bazar toucheront une subvention de 80€ par élève + 40€ pour les communes rurales ou si elles sont éligibles à la DSU (dotation de solidarité urbaine).
En 2009-2010, la France comprenait 6 647 091 écoliers . Si on considère, à la hache, que trois millions seront concernés, ça nous fait tout de même une jolie petite ardoise.
Celles qui refusent ne bénéficieront plus d'aucune subvention pour le financement des activités périscolaires. Ça amortira une partie de l'ardoise.
Conséquences: une commune en faillite, telle que Sevran, ne peut pas refuser. Combien vont être ainsi acculées, sous la contrainte?

Voilà un moyen bel et bon de lancer une réforme.
Nul doute que la fin justifie les moyens.
Dans l'intérêt de l'enfant.










52 commentaires:

  1. marre aussi de casquer avec nos impôts pour ces écoles privées où les rejetons de nos dirigeants s'imprègnent de la non mixité sociale.
    La mère de mes enfants à fini sa carrière pro dans ce type d'établissement à Compiègne,malheur c'est les parents dont il faut s'occuper et foutre en garderie. J'y reviendrai il faut que je parte à l'usine.
    Bzzz...

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    1. Par ici, la solution du privé est bien souvent le seul moyen de sauver son môme d'établissements désastreux, où la mixité sociale n'existe pas d'avantage. Je comprends les parents, rarement bien riches, qui n'ont pas toujours la possibilité de déménager.
      En province, et Compiègne est dans cette mouvance-là, d'autres motivations interviennent, je te l'accorde. Mais j'aimerais bien que tu nous en dises un peu plus sur le privé.

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  2. Peillon est juif, et le but des juifs est clair : amoindrir puis anéantir le goy !

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    1. Ah ben voilà, tout s'explique !
      (c'est si fragile, le petit goy !)

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  3. Je vais chipoter sur un "détail technique". Avec 1h30 de "pause méridienne", les enfants qui mangent à la cantine doivent avaler leur repas en dix minutes. Cela dépend bien sûr de l'effectif de l'école et de la taille du réfectoire, mais les 2h pour déjeuner sont une amélioration dans certains établissements.
    Pour l'essentiel, je crois que tu as vu juste, le nouveau ministre veut surtout montrer qu'il existe en imposant sa réforme-à-lui-tout-seul-qui-portera-son-nom.

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    1. Juntos, tu fais bien de chipoter là-dessus. J'aurais dû mieux expliquer.
      Voilà: pour nous, adultes, plus le temps laissé à la détente du midi est long, plus on se repose. C'est logique.
      Pour une cour surpeuplée d'enfants en mouvement et mal surveillés, c'est très différent. Une récréation dure 15-20 mn. Au-delà, il commence à y avoir de la casse. Alors imagine ce que donneraient 60 minutes dehors... sans parler du froid ou de la pluie.

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  4. et bien voila qui clarifie les choses. Merci.

    ceci dit , j ai souvenir qu il y a quelques années, un temps que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre, on travaillait 5 jours complets sur 7 à l'école avec un minimum de 7 à 8 h par jour de cours sans que personne ne trouve à redire. Me trompe-je ?

    Bisous

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    1. C'est vrai corto. Les enfants ont eu classe longtemps toute la journée de samedi. Mais ils ne travaillaient pas le jeudi et je ne crois pas que leur journée excédait 6 heures.
      Aujourd'hui, la question du samedi est délicate. Les parents sont en moyenne plus longtemps absents de la maison, à cause du temps consacré aux transports. Et puis beaucoup de gosses n'ont que le week end pour voir leur papa ( j'en profite avant que ça ne soit un gros mot). Le divorce est une réalité qu'il faut bien prendre en compte et qui n'était pas aussi importante il y a ne serait-ce que 20 ans.
      Mais la semaine continue telle qu'elle est proposée là, sans le moindre aménagement sérieux, je crois que c'est une grosse idiotie. Les gosses vont être épuisés.

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    2. Oui, il ne faut plus dire "papa" ou "maman", c'est discriminatoire par rapport aux enfants qui sont obligés d'avoir un géniteur et une génitrice pour être créé mais deux responsables légaux ou légales pour le reste.

      Il convient de séparer la reproduction de la notion de paternité ou de maternité, nom de nom d'un bout de bois bandé !

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    3. lecanasson, désolée. Mea maxima culpa. L'ancien système bourgeois imprègne encore ma pensée. Je crains d'être bonne pour le camp de rééducation.

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  5. La garderie du matin... Elle ouvre à sept heures dans certaines écoles de mon secteur. Les mères travaillent tôt, si elles vont à l'usine ou aux abattoirs. Les enfants qui ont le plus de chance sont déposés en pyjama, à demi endormis, chez une nounou qui les fera déjeûner et les emmènera en classe plus tard. Les petits de deux-trois ans tombent de sommeil à onze heures, ils sont presque trop fatigués pour avoir faim. On les passe au premier service dans le meilleur des cas, et s'il y a un temps de cour après, ceux qui sont debout depuis six heures du matin font pitié à voir. La sieste est ce qui peut leur arriver de mieux ensuite, et parfois les parents râlent quand elle est trop longue. "ils ont trop dormi, on ne peut pas les coucher le soir".
    Ils ont une vie bousculée.

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    1. Merci de ton témoignage Suzanne. En effet, en maternelle, c'est encore plus absurde.
      Une vie bousculée.
      C'est joliment dit.

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    2. J'habite non loin de la garderie du matin et effectivement, il y a des enfants qui font 07:00-19h30.

      Moi, j'habite en banlieue et je prends les transports (aléatoires de la SNCF). Pour arriver à 09:00, nombre de mères de famille lâchent leurs gamins à 07:00 pour se taper un potentiel de deux heures de transport le matin quand tout va bien et éviter de se faire licencier.

      C'est l'enfer qu'on a créé et pour tout le monde !

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    3. D'accord. Je ne voulais pas enfoncer le clou, de peur d'être soupçonnée d'exagération. Les gens sont parfois chagrins, savez-vous.
      Donc, sur la foi de deux témoignages, je rectifie.
      Certains mômes se font non pas des journées de 10 heures, mais de 12 heures et demi.

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    4. lecanasson, ce que tu décris est la réalité de millions de gens qui, de fait, ne voient plus beaucoup leurs enfants. C'est à cause de cette réalité que les horaires d'école ne sont pas prêts de changer. Sans l'école, pour beaucoup, c'est la porte ou la faillite. Qui a les moyens de payer une garde d'enfant chaque jour?
      C'est aussi à cause de cette réalité que tant de parents ont accueilli la libération du samedi matin avec un tel soulagement.
      Alors, soit nos dirigeants ignorent cet état de fait et ils sont coupables d'aveuglement.
      Soit ils n'ignorent rien et s'agitent dans leur bocal pour faire croire qu'ils vont changer quelque chose, et ils sont coupables d'hypocrisie. Ou d'immense nullité.

      Chacun choisira l'option qui lui conviendra le mieux.

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  6. @ Bourdon Masqué, désolée mais moi j'en ai marre de raquer sur mes impôts pour des écoles qui ne dispensent pas une éducation et un savoir de qualité dans bien des cas, j'ai dû, en plus de payer pour l'école nulle une école privée pour mes 5 gosses et travailler comme une malade pour pouvoir régler la double note, et les dits enfants, aujourd'hui raquent à leur tour pour que mes petits enfants reçoivent une instruction digne de ce nom c'est à dire parlant et écrivant correctement le français dès leur 7 ans
    je sais qu'il y a des instits du public qui font leur boulot mais hélas, pas tous

    Quand aux mercredi supprimés en parti, ça va poser de sérieux problèmes pour les activités externes, comme la musique, la danse, les sport où autres activités tout aussi indispensables à l'équilibre des enfants, mais je ne suis pas une spécialiste
    bisous ma froufrou

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    1. En fait, tout le monde est mécontent de la façon dont les sous sont utilisés pour l'instruction des mômes. C'est ce que j'en retiens. Et de fait, vos arguments, à l'un et à l'autre, sont tout à fait recevables.
      Je confirme que le recrutement pour enseigner dans le public est de plus en plus laxiste. J'ai côtoyé de tout dans ce métier. Des saints et des gens qui faisaient 5 fautes par mot ou/et du théâtre toute la journée. Des amis de jury d'examen m'ont expliqué aussi comment les notes du CAPES ou de l'agrégation sont gonflées artificiellement.. Je connais moins bien le privé.

      Bien sûr Boutfil! Les activités extra scolaires vont prendre du plomb dans l'aile! Seulement on nous répondra que le nouveau système proposera à tous un éventail d'activités tout aussi sympathiques.
      Faux!
      Les animateurs, tout dévoués qu'ils sont parfois (rarement), ne peuvent pas rivaliser avec un prof de violon ou de karaté. Restons sérieux.
      Alors d'accord, oui, c'est vrai, il est injuste que tous n'aient pas accès au violon ou au karaté. C'est ce qu'on va nous répondre.
      Faux!
      Les tarifs des activités proposées par les municipalités sont très très bas pour les familles non imposables...sauf que maintenant, avec la manière dont Peillon fait passer sa réforme, elles vont être obligée d'augmenter leurs prix si elles refusent d'optempérer. Car elles ne toucheront plus les subventions d'état accordées au périscolaire et il faudra bien récupérer l'argent quelque part.

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    2. C'est la nouvelle déviance de la polyvalence. Faut être polyvalent sur tout ! Faire semblant d'être bon partout et en tout.

      Et la non-reconnaissance de la valeur du savoir appris de longue haleine.

      Ca en dit long sur le niveau général.

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    3. C'est ainsi que l'Inspection académique nous a fait savoir, il y a quelques années de cela, que désormais, nous étions jugés aptes à enseigner les langues étrangères sans en parler un mot.
      Le maître mot pour expliquer ce miracle était "polyvalence des compétences".
      J'ai envoyé la copie de cette circulaire délirante au Canard Enchaîné, qui ne l'a jamais publiée.

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    4. "Pas de couilles, pas d'embrouilles !" (RATP : Proverbes)

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  7. 6 heures de présence à l'école pour le résultat déplrable que l'on sait...

    Ce ne sont pas seulement les "rythmes" qu'il conviendrait de remettre en cause mais l'ensemble du système, avec son idéologie fondatrice. Et déséducatrice.

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    1. Tchetnik, l'école ne fonctionnait pas si mal avant 68. Ça s'est gâté ensuite.
      Aujourd'hui, de fait, ça ne marche pas.
      J'ai deux suggestions pour que ça reparte: que l'institution foute la paix aux enseignants (je parle de ceux qui font leur boulot. Qu'elle se débarrasse des autres) et les laisse bosser. Qu'on redéfinisse une bonne fois pour toute le rôle du collège.
      Ça serait déjà bien.

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    2. Oui, faudrait voir à pas insulter nos institutrices d'avant, pas souriantes, pas aimables, pas amicales, en blouse grise, sèches comme des coups de trique, aussi raides que le mètre-étalon du CNAM, souvent injustes, ou humiliantes...mais il faut avouer une chose. Elles savaient quelle était leur mission et l'accomplissaient tel un sacrement. Il y avait une sorte de rage à nous instruire car leur honneur et leur réputation en dépendaient.

      Maintenant, je suis persuadée que les plus honnêtes des professeurs des écoles ne doivent plus trop comprendre la nature des socles et des échaffaudages de l'Enseignement. Il n'y a qu'à consulter un peu les manuels scolaires : soit c'est du sabotage volontaire, soit c'est une ode à la défonce et à la fumisterie totales et dépénalisées!

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    3. lecanasson--> Lecanasson, quand même! Les anciens instits n'étaient pas tous aussi revêches!
      Mais c'est vrai que l'essentiel de leur travail consistait à faire avancer les élèves et pas à remplir de la paperasse comme aujourd'hui, en se creusant le crâne pour savoir ce qu'on doit écrire ou non.
      Dernière anecdote en date: une conseillère pédagogique est passée récemment voir une jeune collègue avant son inspection. Il parait qu'il n'est plus obligatoire de remplir les livrets scolaires et qu'un échange oral avec les parents suffit. En revanche, c'est une faute professionnelle grave (menace de retrait de salaire et blâme) de ne pas remplir les acquis du socle commun, surtout les années de CE1 et de CM2.
      Qu'importe si les parents n'y comprennent que couic ou s'ils ne sont tenus au courant que très approximativement de la progression du travail de leur progéniture.

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    4. En vérité, c'est très ingénieux comme procédé.

      Les parents n'iront pas demander des comptes en ce qui concerne le niveau général de leur moufflet par comparaison avec leur propre parcours scolaire et mettre, par la même occasion, leur nez importun dans le boulgiboulga.

      Et l'Education Nationale s'auto-évalue au rythme d'un curseur connu que d'elle-même, qu'elle peut faire glisser sur une échelle transversale réajustable (si,si) afin de pouvoir présenter des statistiques auto-congratulantes à la plèbe ébahie.

      Ca sent les auto-proclamations du Soviet Suprême à plein nez !

      Quant à l'échange oral...quod scriptum est, scriptum est !

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    5. Je suis bien d'accord. C'est machiavélique.
      Et voilà pourquoi j'ai collé là-haut l'image dudit petit père des peuples.

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  8. Superbe billet, on ne peut plus clair. C'est du n'importe quoi ces horaires. J'ai toujours trouvé que c'était crétin de faire autant bûcher les mômes en primaire.
    Quant au collège ou au lycée, n'oublions pas qu'il s'agit d'apprendre les matières, on ne peut rester concentré efficacement lorsqu'on a eu 4 heures de cours le matin et 3 ou 4 heures le soir. Sans compter les devoirs. Chronobiologistes.... Encore un truc à la noix.

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    1. Merci Vlad.
      Tu as raison. Les enfants travaillent trop. Et tout ça pour quoi?
      Les chronobiologistes ont bon dos. On se contrefout du bien-être des gosses. Sinon, voilà longtemps qu'on aurait chamboulé ce système.
      Mais les bonnes intentions supposées ne font pas le poids face à l'industrie hôtelière, au coût d'une prise en charge correcte des enfants l'après-midi et aux routines. La France est le seul pays d'Europe à s'arrêter de fonctionner en août. Les enseignants, qui s'estime, à juste raison, de plus en plus malmenés, s'accrochent comme des désespérés aux quelques petits privilèges qui leur restent. Leurs vacances, ils y tiennent. Je peux comprendre ça, tant le boulot est épuisant.
      Alors on tourne en rond.

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  9. Ce billet est d'une stupidité insigne.

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    1. Alinea75, vous en pensez ce que vous voulez.

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    2. La pensée, en l'occurence ici, est succincte.

      Nous ne saurons pas le fin mot de ce commentaire.

      Dommage, ça partait bien...

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  10. Vous posez la question du problème de la récupération des enfants le mercredi après 2h de classe mais les parents feront comme ils le font déjà pour le mercredi matin : nounou ou étudiante qui viendront chercher les enfants!
    J'espère que les enfants ne passeront pas 2h dehors et que des activités seront proposées sinon comme vous le dites justement gare à la casse!

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    1. Bonjour lili et bienvenue dans cette discussion.
      Les enfants qui disposent d'une nounou ou d'un grand-parent sont relativement chanceux. Ils passent déjà leur mercredi dans le confort d'un emploi du temps à la carte, font de la musique, ou du sport, et/ou se reposent.
      J'ai entendu les parents de ces enfants-là râler, d'ailleurs, parce qu'ils auraient préféré qu'on laisse dormir leur gosse.
      Les choses vont être plus compliquées pour les autres: ceux que les parents déposent le matin au centre aéré en partant travailler. Le centre aéré, c'est moins cher qu'une nounou et beaucoup y ont recours.
      Le centre va-t-il envoyer des gens dans les écoles pour récupérer les enfants? Gratuitement?
      Car toutes les écoles ne sont pas aussi centres aérés.
      C'est à ce genre de détail que Peillon n'a pas du tout réfléchi.
      Et c'est ça qui est dommage.

      Les deux heures du mercredi matin seront des heures de classe. Donc les activités seront clairement scolaires.
      Ce qui m'inquiète plus, ce sont les 2 heures de temps de cantine. Là, il faut être franc: ce sont les jeux du cirque.

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    2. Avec le pouce baissé ! Faut que ça saigne !

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  11. Article intéressant et pédagogique, écrit par une enseignante qui semble apprécier son métier et vouloir offrir un service de qualité.

    Mais êtes cous représentative ? Dans le privé, les entreprises licencient ou n'embauchent plus, les salaires baissent, les CDDs ne sont plus renouvelés, seules les cadences augmentent. Avec bien moins de vacances que les profs.

    Dans ces conditions, votre profession est vue comme nantie, et ce d'autant plus qu'elle utilise son poids politique réel pour défendre ses brebis galeuses, et des lubies sociétales ou pédagogistes. Rien d'étonnant à ce que vous soyez impopulaires

    L'EducNat coutre très cher, pour un service rendu souvent médiocre qui incite beaucoup de parents à payer une deuxième fois pour scolariser leurs enfants dans le privé.

    Virer les parasites de l'EducNat qui n'ont pas enseigné au cours des 6 derniers mois serait un grand pas en avant, embaucher les enseignants en contrat de droit privé aussi.

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    1. Bonjour Anonyme et merci de votre contribution.
      En effet, la profession s'est déjugée pendant des années en défendant des causes discutables, à coup de grèves à gogo. Vous avez parfaitement raison.
      C'est pourquoi, maintenant qu'elle crie au loup pour quelque chose, les réactions sont encore méfiantes. Si la situation n'était pas à ce point dramatique, je dirais que c'est bien fait. Mais là, il y péril en la demeure. Et pas seulement à cause de cette histoire de mercredi matin.
      Ça, c'est un détail, finalement.
      Mais un détail qui témoigne de l'absence totale de connaissance de terrain de nos dirigeants.
      Franchement, l'argent qui va être dépensé pour mettre en oeuvre cette réforme ne serait-il pas mieux investi dans la création de postes de remplaçants? Car il n'y a PLUS de remplaçants. Un prof malade et c'est toute une classe qui coule.
      Moi-même, de jury d'assises quinze jours, j'ai été remplacée par une collègue venue de maternelle. L'inspection de circonscription a jugé que mon CM2 était plus précieux et a donc déshabillé Paul pour habiller Jacques.
      On nous oblige à prendre en charge des gosses atteints de divers handicaps, dont des troubles de la personnalité assez cotons, or les dispositifs d'aide à la scolarisation de ces enfants ont été quasi supprimés sous Sarkozy. J'ai un gosse autiste dans ma classe. 28 élèves. Qu'est-ce que je fais?
      Alors le mercredi matin...

      Pour en revenir à ce que vous suggérez: virer les conseillers pédagogiques, les délégués syndicaux, les profs attachés là ou là, les congés de longue maladie qui ne touchent que leur demi-traitement...ce serait mettre tout le monde dans le même sac. Supprimer certaines fonctions, oui. Aménager plus de passerelles entre l'éducation nationale et d'autres corps de métier, oui. Virer les gens qui ne sont manifestement pas à leur place et qui sont en faute, OUI!
      Mais alors, il faut recruter des gens compétents. Comment? Les vocations se délitent. On comprend pourquoi.

      Quant aux contrats de droit privé, je ne suis pas d'accord. C'en serait fini de l'égalité républicaine devant l'enseignement. Vous me direz, elle branle déjà dans le manche, l'égalité républicaine. C'est vrai.
      Seulement là, ça serait vraiment l'ouverture au système à l'anglaise. Public schools pour les riches et enseignement d'excellence. Grammar schools pour les autres: classes dépotoires.
      Je n'approuve pas ce système, trop inégalitaire.
      Pour autant, il faut arrêter de payer les gens, indéboulonnables, à l'ancienneté.

      Peut-être que les enseignants sont considérés comme nantis. Peut-être.
      Le fait est qu'ils suivent le mouvement général et qu'ils ne le sont plus guère.
      Les vacances servent pour moitié à travailler et l'autre, à dormir.
      Quiconque n'a pas eu une classe de 28-30 gosses, parfois durs, ne se rend pas compte de la fatigue intense que cela représente.

      Un jour, je détaillerai ce qu'est l'emploi du temps d'un enseignant de primaire. Vous me donnez une idée!

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  12. Oui et chez nous en région parisienne c'est pire. Le centre est ouvert jusqu'à 19h et il y a encore des enfants(beaucoup à cette heure là). Et pareil pendant les vacances. Certains enfants se font entre 7h30 et 19h. Et même plus le droit parfois d’être malade. De la fièvre et bourré à l'Advil ou Doliprane!
    Un vrai gouvernement de vrai socialistes auraient d'abord essayé de revoir le temps de travail des parents pour améliorer le sort des enfants.
    Comment bien travailler(surtout quand on a déjà des difficultés) quand on a des semaines de 50 à 50h à l'école ou en collectivité. Car chez nous le centre est situé dans les écoles. Et quand on rentre chez soi le soir après 19h avec des parents sans doute stressés. Cette réforme ne servira que les "patrons" qui se retrouveront avec du personnel encore plus disponibles. A quand la transformation de l'école en internat!

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    1. Du coup, je m'aperçois que le Kibboutz, c'est pas si mal après tout...tant qu'à pas pouvoir s'occuper de ses mômes pour cause de boulot...

      ou le kolkhoze...c'est selon l'orientation politique du moment !

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    2. Bonjour Isabelle!
      En effet, les enfants viennent malades à l'école, de plus en plus. Ils font pitié. Mais les parents n'ont pas le choix.
      Ce gouvernement n'est socialiste que de nom. Je crois que tout le monde commence à s'en rendre compte. Et il essaye de faire passer les réformes les plus dérisoires pour faire oublier le reste. Le lourd.

      L'internat... déjà auparavant, j'avais noté quelques réflexions qui m'avaient gênée.
      Du temps du samedi matin, certains défenseurs prétendaient ainsi soustraire plus longtemps les enfants de milieux défavorisés aux mauvaises influences. Sous-entendu: l'école la grande pourvoyeuse d'éducation. Les familles passent après.
      Aujourd'hui, j'entends sur France Inter un monsieur dont j'ai oublié le nom et la fonction (j'aurais dû noter) défendre les idées de Peillon sur la base du "Nous les occuperons tout le mercredi". C'est aussi celui-là qui n'arrêtait pas d'envoyer du "périscolaire de qualité", comme pour s'en persuader.

      Alors, comme vous, j'ai pensé à l'internat, au kholkoze, au kibboutz...et même, même, je me suis laissé effleurer par les Lebensborn.
      Je sais, je n'aurais pas dû.

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    3. Lebensborn à condition de passer par la PMA, bien sûr.

      C'est GATTACA qui nous pend au nez.

      Les laboratoires étrangers qui font de la PMA un business légal (parce que légalisé)font déjà un tri sélectif de l'ADN sur les gamètes et les embryons à implanter (les malfoutus d'avance ne sont pas les bienvenus au royaume de la pipette parce qu'ils coûtent cher à la Société). Quiconque vient se faire inséminer, tant qu'à faire, veut un bon produit avec toutes les chances de son côté pour sa vie, ce qui n'est pas sûr par les voies naturelles. On paie, on veut de la qualité ! Et croyez-moi, il y a du fric à faire si on s'y prend bien. Au fait, A-t-on déjà vu un couple de blancs se faire inséminer un embryon de Noir ? Qu'est-ce qu'on fait des embryons non utilisés ?

      Je fiche mon billet que, dans un futur pas si lointain, il sera plus assuré à un être issu de la PMA de se voir appliquer les privilèges de la Gold MasterCard sociale dus à son pédigré qu'aux gueux issus d'une rencontre au hasard dont on méconnaît l'ADN. Avec l'Education orientée qui en découlera.

      Et puisque cela sera un gage de réussite et d'extirpation de la décrépitude sociale, plus d'un couple y recourra par amour pour sa progéniture et par pression sociale.

      Vous trouvez que j'exagère ? Pensez à la campagne de peur orchestrée par le Ministère de la Santé sur les pandémies mortelles de la rougeole, hépatite B, le cancer du col et le H1N1 et qui ont amené la France tremblante à se vacciner comme un seul homme...contre quoi, au fond ? La rougeole ? Combien d'enfants sont morts de la rougeole en France ? Et combien d'enfants écrasés ? Cherchez les chiffres, il n'y en a pas.

      C'est l'Homme Nouveau qui germe dans les éprouvettes. Son programme éducationnel ne sera jamais qu'un copier/coller des Jeunesses...Ca a marché et ça marchera encore. C'est breveté.

      Choisir son camp (de concentration) sera l'occupation de ces prochaines années. Comme pour l'orientation scolaire. Avec un peu de chance, on fera des ventes flash...

      Jusqu'à la Chute Finale !

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    4. La vache! On navigue entre Frankenstein et Folamour!
      Ça donne envie de s'en aller vivre avec les loups.

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    5. Hélas, l'eugénisme n'est une guignolade issue que du cerveau déjanté des nazis.

      Les Suédois bien-pensants ont pratiqué la stérilisation forcée jusque dans les années 1972 des filles issues des classes pauvres et des...transsexuels !!!

      Oui, vous avez bien lu : 1972

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    6. Du coup, je suis allée fouiner sur le net. Ce que j'y ai trouvé dépasse l'entendement. Je viens de lire dans "Agoravox" qu'un projet de loi envisageant d'inciter les mineurs suspects de ne pas être mentalement sains à se faire stériliser, était à l'étude en Australie. Le pouvoir des psychiatres l'emportant sur celui des parents.
      Et ça, c'est en ce moment.
      Peut-être n'est-ce qu'une fausse alerte. Je n'ai pas recoupé l'info. Il faut faire gaffe à ne pas plonger dans la panique sans être bien renseigné, et j'avoue, en dehors de cet article, je n'ai pas enquêté.
      Mais je vais le faire.

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    7. J'ai oublié de joindre le lien.
      Le voilà:
      http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/sterilisation-des-enfants-l-112203

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    8. Et le sacro-saint Ordre des Médecins vient de considérer la possibilité d'administrer la "Sédation terminale" pour les patients incurables. Il faut juste que la personne en fasse la demande, donc soit consciente, donc pas encore dans le coma.

      Une première !

      Allez hop, les vieux, les scrofuleux, les inutiles, les sans-rendements, les déficients, RAUS ! UND SCHNELL !

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    9. J'ai oublié les bancals ! Pardon ! Eux aussi, RAUS LES GUEUX !

      Mais pour être sérieux, c'est une idée de loi qui commence à ramper dans les pays anglo-saxons...

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    10. Ça va avec l'obsession de propreté, la viande bouillie à la menthe ou les serviettes pour chaque doigt de la main.
      Les bouffeurs d'ail et de fromages qui puent, et les gens qui oublient un peu leurs poubelles sont le salut de l'humanité.

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    11. Al West étoile scintillante16 février 2013 à 09:50

      Hello, lo ! Je tombe sur ton commentaire qui me fait hurler de rire. Je suis un bon client, alors -)

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  13. On peut cependant s'occuper de ses poubelles et se laver tous les jours sans passer son temps à se désinfecter les mains avec des alcools à 90 ° qui brûlent les yeux et le nez, comme si on travaillait dans un service d'oncologie. Ca devient pathologique, cette peur du microbe et de l'acarien ou bien orchestrée aussi.

    Sauf quand' y faut tripoter le grisbi, là les gens ne se désinfectent les paluches et pourtant, les pièces de monnaie ont été vecteurs de la peste en autre.

    D'ailleurs, cette année, avec tous les vaccins contre tout, et autre décapage et abrasion des mains, les gens n'ont jamais été aussi malades à crever...

    Un bon fromage qui cavale ou un yaourt passé de date n'ont jamais enterré l'humanité. En revanche, le cochon aux antibiotiques et aux hormones de croissance, c'est pas sûr...

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